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Le pain des femmes
Silvester Hans ; Tonnac Jean-Philippe de
HOZHONI
39,00 €
Épuisé
EAN :9782372410137
En 1995, le photographe Hans Silvester fait halte sur l'île grecque de Karpathos. Entre Rhodes et Crète, "l'île des vents" d'Homère est un foyer de traditions et d'authenticité que la mer et la bourrasque préservent encore du désenchantement du monde. Il va y séjourner durant huit mois et, séduit par la singularité qu'il n'y existe aucun boulanger, il découvre l'étonnante tradition de la fabrication du pain dévolue aux seules femmes. Au fil des saisons, dans le village d'Olympos déserté par ses hommes, du semis du blé jusqu'à la bénédiction des pains, à bras nus ou aidées par les animaux, les femmes-seules détentrices des terres et des maisons - cultivent, sèment, récoltent ou tamisent les précieuses graines que la meunière va transformer en farine. Tandis que les chats "veillent aux grains", elles cuisent les pains dans de grands fours qui abritent dans une même chaleur agneaux, tomates, fleurs de courges et feuilles de vigne. Choyées et décorées au gré des fêtes religieuses, marquées du sceau de chaque famille, les miches de pain sont portées tout au long des chemins escarpés pour être bénies dans l'une ou l'autre des deux cent quatre-vingts chapelles qui parsèment l'île. En 2015, quelque vingt ans plus tard, Hans Silvester est retourné sur cette île singulière. II y a retrouvé et photographié les mêmes hommes et femmes qui continuent, contre vents et marées touristiques, à perpétuer la tradition. Empreint de poésie et de nostalgie, ce voyage dans la Méditerranée éternelle, éclairé par le très beau texte de Jean-Philippe de Tonnac, auteur du Dictionnaire universel du pain, vient témoigner avec bonheur de la puissance de la vie soulevée par cet aliment essentiel qui entremêle sacré et beauté dans la plus intime des sobriétés.
Résumé : Depuis 2002, Hans Silvester a noué des liens très forts avec différentes tribus de la vallée de l'Omo en Ethiopie, dont les Suri, grands éleveurs de la région. Dans ce clan, s'occuper des vaches est une activité strictement masculine. Ces troupeaux sont la fierté de ce peuple et participent à sa survie. Alors, dès leur plus jeune âge, les garçons accompagnent les pères menant les troupeaux parfois loin des villages et deviennent ainsi de véritables bergers. Ces enfants forment des bandes très soudées, vivant en parfaite symbiose avec les bêtes, se nourrissant même quasi exclusivement de leur lait et de leur sang. Le contact permanent entre la peau nue des enfants et les vaches favorise une relation intime profonde et surprenante. Dans notre monde moderne où l'élevage s'est industrialisé, ce témoignage d'un mode de vie ancestral est précieux.
Résumé : Avec une patience infinie et une discrétion digne d'un félin, Hans Silvester a apprivoisé, observé et saisi la vie des chats à toutes heures du jour et de la nuit, au rythme des quatre saisons. Avec pour toile de fond, le soleil et les petits ports de pêche de Méditerranée, les moeurs de nos chers compagnons sont déroulées avec amusement et tendresse : siestes, repas, vagabondages, mais également parades amoureuses et jeux. Les chats rencontrés et suivis s'offrent, en toute confiance, dans leur totale intimité au regard bienveillant du photographe. Dans un festival de couleurs et de matières, plongez - ou replongez - avec délice dans ce monde sauvage mais si tendre.
Résumé : La photographie de Hans Silvester est à sa manière un vibrant plaidoyer pour la planète. Membre de l'agence Rapho depuis 1965, il parcourt l'Afrique depuis les années 2000, à la rencontre d'ethnies méconnues. C'est dans un territoire quasi inaccessible du Sud éthiopien qu'il a partagé les jours du peuple bench dont il nous révèle la fascinante créativité à travers son habitat. Hans Silvester témoigne ainsi d'une civilisation agropastorale qui perdure au XXIe siècle.
Après avoir voyagé à travers le monde, Hans Silvester tourne son objectif de photographe vers une Afrique originelle, berceau de l'humanité. De sa rencontre avec les tribus de l'Omo, zone quasiment inviolée où des hommes et des femmes d'aujourd'hui perpétuent des modes de vie ancestraux, il ramène une galerie de portraits qui sont un plaisir de l'oeil autant qu'une rencontre avec l'inconnu. Batailles, retours de chasse, jeux d'enfants, parades, toutes ces scènes du quotidien sont autant d'instants qui saisissent les hommes dans leurs nombreux rituels. Les lèvres étirées par des grands plateaux d'argile, les lobes allongés, les corps peints, marqués, scarifiés, sont l'expression d'une société traditionnelle et vulnérable qui côtoie aussi la violence des armes.
Oldmeadow Harry ; Fitzgerald Michael ; Trimble Cha
Connus par des millions de lecteurs, les récits exceptionnels de Black Elk (1863-1950) occupent une place à part dans l'histoire de la tradition sioux et de l'ethnologie au XXe siècle. Dès 1930 puis en 1948, ce sage visionnaire, qui a connu les guerres indiennes et s'est converti au catholicisme sans renier sa tradition, s'est successivement confié à deux interlocuteurs privilégiés, John Neihardt et Joseph Epes Brown, qui ont su restituer son message au monde. En révélant à l'un sa "Grande Vision" et à l'autre les rites secrets de la tradition lakota, il a permis d'en préserver l'héritage. Ce remarquable ouvrage en forme de mise au point, détaillé et très synthétique, revient sur la teneur de ces entretiens, sur la manière dont ils ont été restitués et interprétés tout comme sur les controverses qui s'en sont suivies. Un récit passionnant nourri de nombreux inédits de Joseph Epes Brown et de Frithjof Schuon, troisième personnalité qui a contribué à la diffusion du message du visionnaire lakota, en Europe notamment.
Par leur délicatesse, les photos d'Alexandre Sattler montrent que la bienveillance et la douceur véhiculent tout naturellement le respect, la sérénité, l'accueil et la paix.Alexandre Sattler parcourt le monde un micro dans une main et un appareil photo dans l'autre.Sa gentillesse naturelle et son sourire lui ouvrent toutes les portes et tousles c?urs. Après le succès de ses Éclats de Joie (Hozhoni, 2016), il nous offre cette Ode à la bienveillance et à la douceur en nous faisant découvrir ses plus beaux portraits ou paysages cueillis en Asie ou en Afrique au fil de ces trois dernières années. Ses images rayonnantes sont accompagnées de citations, de méditations et de commentaires qui viennent éclairer ses échanges autour du monde.
Terrestre ou maritime, le sel obsède l'humanité depuis des millénaires. Objet d'une quête acharnée et d'un commerce intense, il a suscité des guerres sans fin. Longtemps symbole de richesse et sujet à une spéculation outrancière, il pouvait dormir dans des caves antillaises, descendre à dos de yacks des hauteurs du Tibet, parcourir le désert saharien en plaques harnachées sur des dromadaires, se transformer en impôt pour financer les guerres pour les Chinois, les Romains ou les Français avec la gabelle, devenir monnaie d'échange pour les soldats, les ouvriers et les esclaves, privilège royal ou sinistre séjour pour les bagnards. Au XXe siècle, Gandhi n'hésitera pas à violer le monopole de l'occupant anglais sur le sel et sa courageuse .marche du sel, conduira l'Inde à l'indépendance... A l'aune de ce très disputé minéral, condiment et indispensable conservateur pour les pêcheurs au long cours, une incroyable histoire du monde se dessine...
La fin de la vie humaine est de construire une architecture dans l'âme" propose Simone Weil. Elle y a consacré toutes ses recherches, tendue à l'extrême vers la Vérité. Par esprit de vérité, elle a emprunté tous les chemins des sciences humaines et des sciences exactes qui pouvaient l'y mener. Ses recherches, en apparence contradictoires, rassemblées dans des textes vigoureux, ou jetés en fragments et en pensées "sans ordre" dans une accumulation de cahiers, sont mues par une volonté commune : trouver, pour la vivre et l'incarner, cette vérité qu'elle cherche, et qu'elle défend. C'est que, pour Simone Weil, il y avait urgence à construire une échelle des valeurs éternelles, qui corresponde aux "besoins de l'âme", et qu'elle voulait présenter comme un idéal régulateur vis-à-vis de tout ordre social, toujours régi par la trompeuse force sociale. De là, le choix de ces fragments collectés par Christiane Rancé dans l'intégralité de son oeuvre et de sa correspondance, et regroupés sous des chapitres apparemment disparates : il a répondu à la volonté de refléter l'éclectisme apparent du travail de Simone Weil, qui voyait dans les contradictions et leur résolution, le moyen le plus sûr d'accéder au Royaume de la Vérité sans "vouloir changer son propre poids dans la balance du monde - la balance d'or de Zeus". Cet ouvrage entend ainsi donner un aperçu du large domaine de sa pensée, elle qui ne s'interdisait aucun sujet d'étude, tout en suivant la trajectoire de vie qu'elle a choisie dès son adolescence. Autant dire tout ce qui fait le mouvement même de son existence, de sa puissante réflexion et de sa spiritualité.