Les femmes n'ont jamais autant été actives, n'ont jamais autant été diplômées, n'ont jamais autant été cadres. Et pourtant, on assiste à un renouveau des luttes de femmes salariées, d'ici et d'ailleurs. Les mutations de l'emploi et du travail sont nombreuses et elles concernent (évidemment) tout particulièrement les femmes. Les activités de service se transforment à toute vitesse. Les emplois ultra-féminisés du travail du care auprès des personnes âgées, des jeunes enfants, des malades comme des personnes bien portant·es, sont soumis à des contraintes de plus en plus fortes sur leurs financements et les conditions de travail qui en découlent. La première partie est consacrée au constat de la croissance des inégalités professionnelles parmi les femmes elles-mêmes, la seconde partie ouvre la question du genre au travail à de nouveaux enjeux féministes et à de nouveaux risques pour l'égalité. Pour construire une société de l'égalité entre femmes et hommes au travail, pour pallier ces inégalités croissantes entre les femmes, les recherches féministes, les associations et les syndicats se doivent d'explorer toutes ces réalités complexes, ces croisements en mouvement qui font du genre au travail un objet à la fois d'actualité et en mutation permanente. Cet ouvrage participe pleinement de cette ambition... Son originalité est aussi de donner la parole à des actrices de terrain, de différentes générations et orientations idéologiques, qu'il s'agisse de femmes syndicalistes dans leur pluralité (CFE-CGC, CGT, CFDT, FSU, Solidaires), et de féministes dans des associations reliées plus ou moins directement aux questions de travail ? : Collectif national pour les droits des femmes, Osez le féminisme ? ! #SOSégalitépro, NousToutes, Femmes Egalité, En avant tout·es ? ! Une quarantaine d'auteures sont réunies dans cet ouvrage.
Résumé : Les débuts explosifs d'une trilogie fantastique haletante par l'auteur du best-seller des réseaux sociaux Et ils meurent tous les deux à la fin. Deux frères. Un élu. Qui aura la vie éternelle ? Emil et Brighton vivent à New York. Les jumeaux ont longtemps rêvé d'un destin extraordinaire. Il faut dire que trouver sa place dans un monde où ceux qu'on appelle les Célestes naissent avec des pouvoirs surnaturels est loin d'être évident... Surtout quand ces êtres s'illustrent régulièrement dans des combats grandioses en pleine ville contre les dangereux Spectres. A défaut d'être un puissant héros lui-même, Brighton tente de gagner la célébrité avec sa chaîne YouTube tandis que le doux Emil ne demande qu'à rester dans l'ombre où il oeuvre pour la protection de ses phénix bien-aimés. Mais un jour, les pouvoirs d'Emil se manifestent dans des circonstances qui le placent au coeur du conflit entre Spectres et Célestes. Tandis qu'il se retrouve propulsé à une place que Brighton a toujours rêvé d'occuper, la loyauté entre les deux frères est mise à rude épreuve, et personne n'en sortira indemne. Il n'y aura qu'un seul fils de l'Infini.
Résumé : La préquelle du best-seller phénomène Et ils meurent tous les deux à la fin, en édition collector. Aux origines de Death-Cast, la journée inoubliable de deux inconnus décidés à vivre leur vie à fond malgré l'ombre de la mort. "? Ne cherchez pas à comprendre comment nous savons que vous allez mourir, concentrez-vous plutôt sur votre manière de mener à bien votre existence. ? " New York, la veille de la mise en fonction de Death-Cast... Orion Pagan vit dans la crainte de mourir, il s'est inscrit à Death-Cast pour cesser d'avoir peur. Valentino Prince vient juste de s'installer à New York prêt à mordre la vie à pleines dents. Lorsque Orion et Valentino se croisent à Times Square, c'est le coup de foudre. Mais les premiers appels de Death-Cast commencent à tomber, bouleversant leur vie : l'un a reçu l'appel, l'autre pas.
Silvera Adam ; Mascureau Constance de ; Thomas Ang
Résumé : Etre heureux ne devrait pas être aussi difficile Par l'auteur du best-seller Et ils meurent tous les deux à la fin De mauvais souvenirs vous poursuivent ? Appelez l'Institut Leteo au 1-800-J-OUBLIE pour en savoir plus sur notre procédure révolutionnaire de soulagement de la mémoire ! Lorsque Aaron Soto découvre la technique d'ablation de la mémoire développée par l'Institut Leteo, il n'en croit pas ses yeux (les miracles arrivent rarement au fin fond du Bronx)... Entre le suicide de son père, sa propre tentative, l'infinie tristesse de sa mère et leur vie dans un petit appartement misérable, le jeune homme est tenté par la procédure. Bientôt, plusieurs gouttes d'eau successives font déborder le vase et finissent de le convaincre : s'il veut enfin être heureux, il doit se faire reformater à l'Institut Leteo... Mais le bonheur peut-il vraiment naître de l'oubli ? " Inoubliable ! " Becky Albertalli, autrice de Love, Simon Elu parmi les " cent meilleurs livres YA de tous les temps " par Time Magazine
Malgré les lois, discours, et chartes, le salaire des femmes reste inférieur d?un quart à celui des hommes. Portant un nouveau regard sur cet écart, Rachel Silvera montre qu?il est possible de gagner sur ce front. Elle rappelle l?histoire du « salaire d?appoint ». Au XIXe siècle, on considérait qu?il n?était pas vital pour les femmes de travailler; elles pouvaient compter sur « Monsieur Gagne-pain ». Un modèle qui pèse encore? au XXIe siècle. Néanmoins, ces dernières années, des femmes ? pas toujours syndiquées ou féministes ?, ont prouvé qu?elles étaient victimes de discrimination salariale et ont gagné leurs procès, obtenant parfois des rappels de carrière conséquents. Rachel Silvera leur donne largement la parole, offrant des témoignages aussi divers qu?édifiants. Elle propose enfin deux nouveaux leviers d?action. Parce qu?elles ont eu des enfants, sont passées à temps partiel, ou parce qu?elles sont femmes, Maria, Flora et d?autres n?ont eu aucune augmentation de salaire, ou très peu, au cours de leur carrière. Les juges ont reconnu qu?il s?agissait de discrimination. La loi proclame: « À travail de valeur égale, salaire égal ». Un principe essentiel, car les femmes sont concentrées dans certains secteurs et emplois reposant sur des qualités présumées innées. Les textes permettent désormais de comparer les postes à partir de critères tels que les connaissances requises, l?expérience, les responsabilités, etc. Le travail d?une assistante de direction ne vaut-il pas alors celui d?un technicien? Encore faut-il que l?État, les partenaires sociaux et les salariées se mobilisent. Ce livre, à jour de la jurisprudence la plus récente, leur donne de nouveaux moyens d?en finir avec des inégalités d?un autre âge.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.