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Le Voyageur chérubinique
Silesius Angelus ; Renouard Maël
RIVAGES
10,65 €
Épuisé
EAN :9782743612740
Angelus Silesius, qui s'appelle en réalité Johannes Scheffler, appartient à la grande lignée de la mystique allemande. Il arrive plus de trois siècles après maître Eckhart ; il naît en 1624, l'année même où meurt Jakob Böhme - l'un des penseurs qui a eu sur lui la plus grande empreinte. Mais Silesius se distingue d'eux par le fait qu'il exprime dans une poésie de toute beauté la doctrine et l'art de vivre présents en toute mystique. Il est contemporain de la guerre de Trente ans et des poètes baroques allemands, Gryphius, Hofmann von Hofmannswaldau, Casper von Lohenstein, disciples de Martin Opitz, l'auteur d'une sorte de défense et illustration de la langue allemande. La poésie d'une nation en morceaux s'élève et gagne son idiome devant un sol brûlé : elle dit un monde où la vie et la mort se croisent en un jour, où il n'est rien de constant qui ne chancèle.Silesius également écrit une poésie d'ombres et de lumières ; il excelle dans les paradoxes. La forme choisie, une suite de distiques innombrables, s'y prête admirablement. Tout se renverse en deux vers : pour bien servir Dieu il faut aller au-delà de Dieu même ; il faut rejeter ceux qui nous séparent encore de Dieu, les anges, mais pour atteindre une " surangélité " dont Silesius dit qu'elle est l'essence de l'homme. L'objet du mystique est même un au-delà de la divinité, que l'homme n'atteint qu'en refusant de rester un homme. Ce chemin est une succession de passages " au-delà " - Nietzsche et Rilke, poète d'anges aussi, sont peut-être à son terme lointain. Rien ici qui ait l'accent d'une doctrine de soumission ou de contrition. On n'a guère pu y apprécier une orthodoxie ; au contraire les mots de spinozisme et de panthéisme ont été prononcés à son encontre.Aussi bien, ce sont souvent des philosophes qui ont su comprendre Angelus Silesius. Leibniz reconnaît la beauté de son oeuvre (bien qu'elle lui semble incliner à l'athéisme). Hegel et Schopenhauer saluent sa profondeur de vue. Wittgenstein le lisait. Mais au XXe siècle, la renommée d'Angelus Silesius a tenu surtout dans une fleur, cette fameuse rose qui est " sans pourquoi ", étudiée par Heidegger.Et toutefois, une telle gloire a pu masquer ce qu'il y a de simple et de simplement beau dans le livre même, elle a pu dispenser de revenir s'y plonger par-delà ces prismes. Il nous a semblé qu'une oeuvre aussi importante par l'histoire de son influence et par son génie intrinsèque, ne pouvait rester difficilement accessible au public. Cette nouvelle traduction, la première en édition de poche, vise un ton dénué de préciosité, sans ornement et cependant beau autant qu'il est possible. Reconstituer une prosodie française, selon nous, serait allé à l'encontre de ce dessein : le vers libre, qui rappelle le verset biblique (et, en français, celui de Claudel), a eu notre préférence. Une voix simple nous a paru la meilleure, la mieux accordée à la force de cette rare alliance de pensée et de poésie.
Paru en 1657, Le Pèlerin chérubinique est un ensemble de poèmes, véritable guide vers la contemplation d'un Dieu caché au-delà du langage. Ouvre maîtresse d'un jeune homme âgé de trente-trois à sa parution, c'est le reflet d'une quête intense, entre réflexion métaphysique, spéculation mystique et incandescence poétique. En cherchant à dérouter le lecteur par des retournements incessants pour mieux le faire accéder à sa propre intériorité, il rejoint d'autres traditions mystiques, notamment orientales. Angelus Silesius touche ainsi aux limites du langage, au néant, voire à l'absence de Dieu. Car si l'on ne peut parler de Dieu, il faut emprunter un chemin paradoxal et contradictoire : "Arrête, où cours-tu donc, le ciel est en toi : et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours. "
Résumé : Le Pèlerin chérubinique, métaphore exprimant la quête incessante du contemplatif, est l'?uvre maîtresse d'Angelus Silesius (1624-1677). Médecin de profession, protestant converti au catholicisme et devenu prêtre franciscain, Silesius fut très tôt passionné de poésie mystique, et influencé par les ?uvres de Tauler, le grand disciple de Maître Eckhart, et de Jacob Böhme. Dans ce recueil reconnu comme l'un des textes majeurs de la littérature spirituelle européenne, il renouvelle le regard chrétien sur le monde en valorisant l'intériorité, l'expérience de Dieu au-delà de toute formulation. Ses méditations, parfois paradoxales dans leur expression, rappellent aujourd'hui ce que l'on sait des grandes intuitions orientales, tout en s'inscrivant dans un courant qui de tout temps a inspiré la mystique chrétienne.
La rose est sans pourquoi est composé d'extraits du Pèlerin chérubinique d'Angelus Silesius, chef-d'?uvre de la littérature allemande du XVIIe siècle. Médecin de profession, protestant converti au catholicisme, puis ordonné prêtre, Silesius fut très tôt passionné de poésie mystique. Dans ses maximes dont la portée est universelle, s'exprime toute l'âme amoureuse du Silésien, et son ardeur à franchir les limites de l'inconnaissable. Créées autour des écritures gothiques de l'époque, les calligraphies de Vincent Geneslay traduisent à merveille le cheminement spirituel de Silesius. Mêlant l'esprit traditionnel de la lettre à des compositions contemporaines, il souligne la profondeur d'un art requérant souffle, virtuosité et lumière.
Itinéraire spirituel et social hors du commun que celui de Silesius Angelus (1624-1677) ! Médecin réorienté vers la poésie, protestant converti au catholicisme et devenu franciscain, la mystique l'habite ainsi qu'en témoignent ses vers :Le lâcher prise rend l'homme capable de Dieu. Mais lâcher Dieu même Est un lâcher prise que peu d'hommes saisissent.Point culminant d'une recherche silencieuse de trois ans, ces "épigrammes et maximes spirituelles pour enseigner la contemplation de Dieu", dont nous avons ici des extraits, sont considérées comme un des chefs-d'oeuvre de la littérature allemande.Silesius s'inscrit dans la lignée de la mystique rhénane, qui remonte à Maître Eckhart, et de la "théologie négative", selon laquelle Dieu est au-delà de tout, et donc au-delà de toute parole. Pourtant, la disponibilité intérieure nous le rend perceptible. C'est de cet éblouissement que jaillissent des mots sublimes, propres à rendre tangible l'ineffable, comme : "La rose est sans pourquoi." --Colette-Rebecca Estin
L'Amérique se remet difficilement des soubresauts de la Première Guerre mondiale. De retour d'Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois souvent occupés par des Noirs en leur absence. L'économie est ébranlée, le pays s'est endetté et l'inflation fait des ravages. La vie devient de plus en plus difficile pour les classes pauvres, en particulier dans les villes. C'est sur ce terreau que fleurissent les luttes syndicales, que prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, et aussi les premiers mouvements de défense de la cause noire. En 1918, Luther Laurence, jeune ouvrier noir de l'Ohio, est amené par un étonnant concours de circonstances à disputer une partie de base-ball face à Babe Ruth, étoile montante de ce sport. Une expérience amère qu'il n'oubliera jamais. Au même moment, l'agent Danny Coughlin, issu d'une famille irlandaise et fils aîné d'un légendaire capitaine de la police de Boston, pratique la boxe avec talent. Il est également chargé d'une mission spéciale par son parrain, le retors lieutenant McKenna, qui l'infiltre dans les milieux syndicaux et anarchistes pour repérer les "fauteurs de troubles" puis les expulser du territoire américain. A priori Luther et Danny n'ont rien en commun. Le destin va pourtant les réunir à Boston en 1919, l'année de tous les dangers. Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans une ville marquée par une série de traumatismes, une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux poudres...Après la série Kenzie-Gennaro, Mystic River et Shutter Island, Dennis Lehane s'attaque au défi de raconter la naissance de l'Amérique moderne sous la forme d'une flamboyante épopée. Noir et social, lyrique et intimiste, Un pays à l'aube démontre que Lehane est l'une des voix majeures du roman américain contemporain.
Patrick Kenzie est toujours détective privé à Boston, mais il s'est séparé de sa fidèle coéquipière, Angela Gennaro. Lorsque Karen, une jeune femme victime de harcèlement, a recours a ses services, il règle rapidement le problème et pense ne plus en entendre parler. Jusqu'au jour où il apprend que Karen s'est jetée du vingt-sixième étage d'une tour. Il semble qu'une invraisemblable succession de malheurs ait poussé à bout la jeune femme... Mais Patrick ne croit pas à une telle série de coïncidences et, confronté à un tueur qui ne tombe sous le coup d'aucune loi, il va avoir besoin de l'aide d'Angela. Avec ce cinquième épisode de la saga Kenzie-Gennaro, Dennis Lehane confirme son statut d'auteur de best-sellers.
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
La collection Une pensée par jour accueille, avec Edith Stein, une figure spirituelle et philosophique injustement méconnue. Née en 1891 dans une famille juive, fortement marquée par l'image maternelle, elle s'éloigne cependant, un temps, de toute croyance religieuse et entreprend de chercher la vérité par ses propres moyens. Elle s'inscrit à l'université pour suivre les cours qui l'intéressent et devient la première femme docteur en philosophie avec sa thèse sur l'empathie. Elle devient élève puis assistante d'Edmund Husserl, dont les travaux en phénoménologie rendent la jeune femme attentive au phénomène religieux. En 1921, la lecture de l'autobiographie de Thérèse d'Avila la décide à demander le baptême dans l'Eglise catholique. Dès lors, elle se consacre pendant une dizaine d'années à la recherche et l'enseignement avec le souci de mettre en valeur une vision chrétienne de la personne humaine. Interdite d'enseigner en raison de son origine juive, elle entre au Carmel de Cologne en 1933 et y prend le nom de Thérèse Bénédicte de la Croix. En décembre 1938, elle doit quitter l'Allemagne et rejoindre le Carmel d'Echt, aux Pays-Bas, où elle est arrêtée par la Gestapo et déportée à Auschwitz où elle meurt le 9 août 1942. Ces dernières années sont difficiles du fait de la montée du nazisme et de l'opposition de sa mère à ses engagements chrétiens. Cela la conduit à approfondir le sens de la présence de Dieu face au déchaînement du mal. Edith Stein fut reconnue bienheureuse en 1987 et canonisée le 11 octobre 1998 par le pape Jean-Paul II et proclamée co-patronne de l'Europe. Son oeuvre philosophique et spirituelle, rassemblée en quelque 25 volumes, est maintenant largement traduite et étudiée dans le monde entier.
Comment est né le culte de "Marie qui défait les n?uds", Si cher au pape François ? Comment on prie Marie et pourquoi ? Voici un livret accessible et clair qui présente tout ce qu'il faut savoir pour vivre avec foi cette neuvaine très populaire et efficace.
Résumé : "Cette prière me rassure, je ne me sens plus déraciné et je ne suis plus un orphelin". Dans ce petit livre précieux, le pape François explique simplement, et avec un merveilleux sens de la communication, verset par verset, la prière que Jésus nous a apprise. Il répond aux questions posées par le Père Marco Pozza, théologien et aumônier de la prison de Padoue. Les mots de la prière de Jésus réveille chez le pape des anecdotes personnelles, intimes, et entrent en résonance avec des épisodes de sa vie. Il évoque ses propres inquiétudes, le sens de sa mission apostolique. Cette méditation exceptionnelle nous donne le sentiment d'entrer dans la prière du pape lui-même, de partager ses interrogations sur le monde d'aujourd'hui, ses espoirs.
Giampietro Nicola ; Compagnoni Giordano Monzio ; V
Sainte Famille de Nazareth, donne-nous un regard limpide pour reconnaître l'oeuvre de la Providence dans le quotidien de nos vies, et rends nos familles capables de reconnaître et d'accueillir Dieu qui vient nous visiter. Douze formulaires de prière nourris des mystères de la Sainte Famille, inspirés directement de l'exhortation Amoris laetitia et des méditations données par le pape François. Douze raisons de se réunir ensemble pour approfondir la vocation d'amour de tout foyer chrétien.