Le présent ouvrage représente la deuxième édition du livre intitulé "Production, contrôle et certification des semences et plants" qui avait été publié en 2003 par le cabinet privé BURISEM (Bureau international de semences et plants) - un cabinet de consultance et d'assistance-conseil spécialisé dans le contrôle des champs semenciers, le contrôle de laboratoire et la valorisation des connaissances endogènes en matière de bonne gestion de la biodiversité. L'ouvrage est le fruit de la collaboration entre deux amis qui ont voulu laisser pour la postérité un outil de formation et de sensibilisation destiné à promouvoir prioritairement la semence améliorée mais ouvrant une fenêtre sur une bonne valorisation de la semence paysanne en tant qu'intrant agricole et vecteur majeur d'innovation, d'échanges culturels et de brassage entre les populations africaines. Les auteurs croient fortement qu'un travail d'introspection sur le rôle de la semence dans la vie de la société sera nécessaire pour assurer un développement harmonieux de l'agriculture des pays africains.
Venue de cet ailleurs des Lettres au Nord Tu es aussi d'ici sur cette terre mandingue Du lointain Sahel chaleureux que du coeur Comme une percée du soleil hivernal Sur l'étendue de champs de mil et de sorgho Pour des lendemains de moissons abondants Tu embrasses pour un idéal commun D'espace de développement humain". (extrait)
Florilège de souvenirs est un recueil qui valse entre les hommages, les souvenirs, les valeurs, l'évasion, la spiritualité, la contemplation. Des thèmes éclectiques, reflets des états d'âme du poète. Dès les premiers vers, l'auteur nous montre vers quoi il veut aller et tout au long des textes, il puise dans ses racines, ses souvenirs, ce qui l'entoure pour nous livrer ses émotions, telles quelles, sans fioritures. Les thèmes du recueil sont indémodables. L'auteur a su par un ton assez badin, nous entraîner dans le florilège de ses émotions à travers les personnes et les lieux qu'il évoque. L'émotion est bien retransmise et à certains endroits, l'on arrive facilement à se représenter ce qu'il décrit. La forme est bien construite dans l'ensemble. Le ton est léger mais énergique. Les images utilisées sont simples mais belles. La musicalité est là. L'ensemble est plutôt réussi et l'auteur arrive à nous emporter facilement dans son sillage intérieur, ce qui est l'essentiel en poésie. Il y a indiscutablement de la matière, du vécu, des émotions, de belles tournures. Un condensé qu'on ne peut qu'apprécier. De la poésie simple, efficace et sincère, un rendu touchant.
Beye Ben Diogaye ; Diop Boubacar Boris ; Mourre Ma
Thiaroye 44, un nom synonyme de la brutalité coloniale. L'histoire de ce massacre de tirailleurs par l'armée française survenu le 1er décembre 1944 au camp militaire de Thiaroye à proximité de Dakar est aujourd'hui bien documentée par les historiens. Pourtant, avant l'histoire, il y eut la culture. Léopold Sédar Senghor, Fodéba Keita, Cheikh Faty Faye, Ousmane Sembène, Ouza, entre autres, ont écrit, mis en scène, filmé, chanté l'événement. Si l'expression "Thiaroye 44" est ancrée dans la mémoire sénégalaise, on sait moins qu'elle provient du projet d'un film au début des années 1980. Le texte présenté ici est le scénario technique de ce projet. Ecrit par Ben Diogaye Beye et Boris Boubacar Diop, aidés par les recherches de Mansour Kébé, ce texte était jusqu'à présent resté inédit. L'édition de ce manuscrit permet de saisir la production de représentations artistiques sur le massacre du 1er décembre 1944 mais aussi de renseigner les modalités des luttes politiques au Sénégal au début des années 1980 ; des luttes finalement encore actuelles.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.