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Art et propagande. Europe, Antiquité-XVIIe siècle
Signorile Marc
SULLIVER
20,00 €
Épuisé
EAN :9782351220641
Art et propagande Europe, Antiquité-XVIIe siècle Marc Signorile L utilisation de l art à des fins de propagande prend corps à l aube des sociétés historiques. De l Antiquité à la fin du règne de Louis XIV s élabore un système de communication et de représentation des pouvoirs qui lie le politique et le religieux à la création artistique. Ainsi, pendant des siècles, la création est-elle assujettie à des mécanismes de soumission et d aliénation, la notion de liberté étant reléguée à un arrière-plan très lointain si tant est qu elle existe. Objectivement l artiste subit des conditions d exploitation et de dépendance matérielle induisant, pour sa survie, davantage un esprit d approbation que de libre création ou de contradiction. Musique, danse, peinture, sculpture, architecture, littérature: dans la totalité du champ artistique, cet essai nous le montre, les émotions, les signes, les symboles, les rituels ont donc été instrumentalisés et mis au service d un narcissisme politique promoteur de relations aussi bivalentes qu ambiguës entre l art et l autorité, le soutien mécénal relevant ainsi rarement de préoccupations esthétiques en première intention. Si, au travers de la commande, l artiste souhaite légitimement manifester son propre talent, il lui faudra choisir entre les trois options qui s offrent à lui: la servitude, l indifférence ou la contestation.
Peu de choses subsistent de notre antique vision du ciel. L astronomie a révélé qu elle était dénuée de fondement rationnel. Désordonné, le ciel dont la forme sphérique était une illusion est en perpétuelle évolution.L univers est infini et l homme erre au milieu de nulle part. Le symbolique a cédé le pas au réel. Le ciel n est plus ce qu il était.Voici l histoire mouvementée de ce déclin du symbolique. Elle est faite de désillusions, de remises en cause et de ruptures qui entraînèrent nombre de débats, de controverses et de condamnations.Elle commence avec de grands philosophes de l Antiquité (les Pythagoriciens, Platon et Aristote), se poursuit avec d illustres astronomes (Ptolémée et Copernic), s accélère brusquement (avec Tycho Brahe, Kepler et Galilée) et s achève enfin avec Newton, dont la mécanique universelle ruine à jamais la sacro-sainte distinction entre le céleste et le terrestre.On trouvera aussi dans ce petit livre sous la forme du prologue et de l épilogue l inventaire succinct des symboles en rapport avec le ciel ainsi qu un aperçu de quelques cosmogonies récentes (Kant, Laplace, Einstein et Milne) où l on voit se perpétuer...la symbolique du centre.
Résumé : Le cadre invente la peinture et contribue à la naissance d'un concept qui a révolutionné les domaines du religieux, du politique et de l'imaginaire. Consacrés par la maîtrise de la perspective, l'évolution de la position sociale du peintre et les instances de pouvoir, la peinture et ses artifices servent de métaphore à la représentation jusqu'à renoncer devant la photographie. Dès qu'il est devenu un objet autonome, le tableau dans son cadre contient virtuellement les prémices des crises qui suivront. Des théories platoniciennes qui condamnent la peinture comme incapable de produire des vérités, jusqu'au dogme romantique qui attribue à l'art la capacité d'exprimer la vérité de l'intériorité, c'est bien la réflexion inaugurale d'Alberti qui fonde " un examen tout à fait nouveau de l'art de peindre. " La théorie de la vision développée dans les écrits de Descartes, corrobore les modalités de cet apparaître pour le moins paradoxal puisqu'il décline l'être de la situation dans la situation. L'art, qui fut langage commun de l'inaction sociale, comme l'écrit Guy Debord dans La société du spectacle, se constitue en entité indépendante dès qu'il émerge de son univers religieux, et devient une production individuelle d'?uvres autonomes. Mais il marque alors le commencement de sa dissolution et de sa désagrégation qui se réorganisent dans le spectaculaire intégral de la société contemporaine. Le cadre de la peinture, qui témoigne d'engagements, d'évolutions professionnelles et de configurations disciplinaires, évolue donc entre subjectivité et objectivité. La peinture, comme l'art en général, montre cette dynamique qui revendique l'énonciation de sa propre vérité objectivée. Le jeu qui s'établit entre ces paramètres, annonce tantôt la fin de l'art pictural ou parfois son retour, interroge le sens de l'?uvre, analyse ses conditions fondatrices. Il décompose l'effet produit sur le spectateur par un objet tableau que personne ne sait plus définir sous les effets multiples de sa reproductibilité qui ont détruit son essence et son existence. L'artiste et l'?uvre sont alors définitivement absorbés par le corps sociétal, ses institutions, ses publics. L'activité du peintre construit une réalité qui loin de se borner à imiter la nature ou à représenter un idéal, crée une image paradoxale qui contribue malgré elle au dévoiement de l'art par l'invention de son objectivité. Le cadre de la peinture renvoie celle-ci à ses propres interrogations, à ses propres ruptures et à ses limites.
Résumé : La simplicité apparente de la loi d?inertie (Tout corps libre persévère dans son état de repos ou de mouvement rectiligne uniforme), pourrait laisser croire qu?on l?a toujours connue. C?est loin d?être le cas : ignorée jusqu?au XVIIe siècle, ce n?est qu?au XXe siècle que l?on comprit sa signification profonde. L?ouvrage retrace les moments forts de cette longue histoire à travers les contributions respectives de nombreux philosophes de la nature et de physiciens comme Aristote, Buridan, Kepler, Galilée, Descartes, Huygens, Newton, d?Alembert, Kant, Euler, Mach et enfin Einstein. Pour le père de la relativité, " La loi d?inertie marque le premier progrès de la physique, on peut même dire son début réel. " L?ouvrage explique pourquoi et comment.
Réédition attendue d'un ouvrage de référence, publié pour la première fois en 1970, ce livre d'une extraordinaire actualité montre d'une part le parfaite adéquation entre la teneur des révélations, aussi transcendantes soient-elles, et les exigences logiciennes de la pensée humaine et pose d'autre part les bases d'un véritable "?cuménisme ésotérique", si tant est que ce dernier termes ait encore un sens en ces temps de confusion. Au scepticisme et au relativisme moderne, aux "méandres de la théologie" et au sectarisme religieux, Schuon oppose ici l'intelligence de la métaphysique et les intuitions décisives de la sagesse intemporelle et universelle qui lui permettent d'aborder sans détours les plus épineuses difficultés de la spiritualité.
Commençant par les premières interventions de l'auteur en 1970, ce recueil comprend des critiques de la Nouvelle Gauche américaine et de la contre-culture hippie, et des fragments de l'histoire des premiers groupes situationnistes aux États-Unis. On y trouvera également nombre d'affiches, de comics ou d'articles concernant des anarchistes japonais, des dissidents chinois et des bouddhistes radicaux, la révolte polonaise de 1970, la révolution iranienne de 1979, la guerre du Golfe et le soulèvement anti-CPE de 2006 en France, ainsi que des textes moins directement politiques - articles sur l'écrivain Kenneth Rexroth, considéré comme le parrain de la beat generation, sur Georges Brassens et la chanson française, et sur les classiques de la littérature universelle. Enfin, les Confessions d'un ennemi débonnaire de l'État, une autobiographie qui traite principalement des activités situationnistes de Knabb, comprend également ses souvenirs des années 6o et des récits d'autres aventures ultérieures, telles que la pratique de l'escalade, de la musique populaire et du zen. Les écrits de Ken Knabb offrent un précieux regard, à la fois sympathique et critique, sur l'autre Amérique , surtout sur les aspects les plus radicaux et les plus méconnus des années 6o. En même temps, ils résument l'expérience de plusieurs décennies d'activités visant une transformation fondamentale de la société actuelle. À la différence de la plupart des auteurs qui traitent de ces questions, Knabb évite les formules dogmatiques et les slogans creux, pour examiner aussi bien les difficultés que les possibilités d'une telle transformation. Et il le fait avec concision, dans une langue claire et dans un style direct, en essayant de briser les rigidités qui tendent à se développer dans les milieux radicaux, et d'y apporter un peu d'humilité, d'humour et de bon sens. Un des rares Américains ayant bien compris le projet situationniste et l'ayant poursuivi pendant quatre décennies, il a néanmoins maintenu son indépendance, n'hésitant pas à remettre en cause certains aspects de l'orthodoxie situ. Si ses démarches ont été mal reçues par certains tenants de cette orthodoxie, d'autres les ont ressenties comme une bouffée d'air frais . . . Traducteur américain des films de Guy Debord et d'une anthologie de l'Internationale Situationniste, Ken Knabb est également l'auteur de nombreux tracts, brochures et autres écrits, dont certains ont été traduits en une quinzaine de langues. Vous les trouverez ici réunis, à l'exception des deux ouvrages déjà disponibles en France : La joie de la Révolution et Éloge de Kenneth Rexroth.