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Où va l'Algérie ? ... et les conséquences pour la France
Sifaoui Mohamed
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204127967
Comment parler d'un régime antidémocratique ? Comment évoquer une gouvernance qui bafoue sa propre constitution, en occultant ce qui la caractérise en premier lieu, la corruption et la gabegie ? Mohamed Sifaoui traite ici de la confiscation de tout un pays par un seul clan. Une sorte de clique qui, au lendemain de l'indépendance, usant de force, s'est imposée comme la seule autorité, au nom d'une prétendue "légitimité historique" glanée durant la guerre anticoloniale. L'interminable fin de règne d'Abdelaziz Bouteflika ne laisse transparaître aucune perspective pouvant garantir une stabilité pour ce pays. Oui, il nous faut poser la question : "Où va l'Algérie ? " Comme il est nécessaire de nous interroger sur les risques encourus par la France en cas de déstabilisation de l'autre côté de la Méditerranée. Un essai fondamental. Mohamed Sifaoui est journaliste, directeur du magazine Contre Terrorisme et réalisateur de documentaires et de reportages. Spécialiste du monde arabo-musulman et du terrorisme islamiste, il a déjà écrit deux livres sur l'Algérie : Bouteflika, ses parrains et ses larbins et L'histoire secrète de l'Algérie indépendante.
Tout a débuté par une explosion dans une rédaction d'un journal algérien en 1996, acte gratuit. Mohamed Sifaoui y a échappé de justesse, pour avoir écouté dans un couloir une plaisanterie racontée par un collègue. Les responsables sont vite désignés : les islamistes, les radicaux. Le journaliste, musulman, algérien, en restera profondément marqué et se jurera de lutter de toutes ses forces contre "cette idéologie fasciste".Comment lutter sans les armes ? En informant bien sûr. Pour les besoins d'une enquête pour la télévision française, nous le retrouverons, des années après, en plein c?ur de Paris. Mohamed est devenu Djamel Mostaghanemi. Au cours d'un procès jugeant les islamistes responsables des attentats de 1995, Sifaoui a en effet rencontré une connaissance de ses années de lycée. Les noms ont été oubliés, pas les visages. C'est ce qui permettra à Sifaoui, sous sa nouvelle identité, de partager pendant trois mois le quotidien d'une organisation radicale, terroriste, proche d'Al Qaida. Au centre, son "ami" Karim Bourti qui sera d'ailleurs arrêté pendant cette enquête. C'est le journal de cette immersion que nous raconte Sifaoui/Mostaghanemi. Un documentaire haletant, angoissant. Les dangers pris par le journaliste sont immenses mais le résultat est là. D'après lui, si l'Angleterre est le point de ralliement des terroristes de tout poil, la France n'est pas en reste : organisation sans faille, contacts aux quatre coins du monde, idéologie extrémiste, détournements de dons, communication avec les "mécréants" sous le signe de la "takya" (double langage destiné aux non-musulmans pour rassurer, justifié par certains comme indispensable pour mener à bien le "djihad", la guerre sainte& Tout cela fait froid dans le dos. Les noms, les situations nous sont livrés tels quels. Le combat de Sifaoui semble, sous cet angle, juste et on lui pardonne aisément sa colère contre les "droits de l'hommistes", responsables, selon lui, du laxisme envers les terroristes. Reste une impression désagréable selon laquelle le danger serait partout& À chacun ensuite de trouver la distance qu'il convient avec l'actualité pour apprécier ce livre nécessaire. --Marine Segalen
Résumé : Chacun se souvient de ce qu'il faisait, où il se trouvait et, peut-être, de ce qu'il disait le 7 janvier 2015. Au moment où on a appris qu'une fusillade venait d'éclater à Charlie Hebdo. Idem pour les attaques du 11-Septembre ou ceux de novembre 2015 à Paris. Ces derniers attentats ont réveillé chez Mohamed Sifaoui, journaliste spécialisé depuis une trentaine d'années dans les questions de terrorisme islamiste, la volonté de raconter sa propre expérience, son parcours de journaliste et citoyen engagé, et son rôle d'acteur de la société civile qui côtoie l'islam politique et le combat depuis l'Algérie, époque où il a échappé à divers attentats islamistes. Homme de conviction, il n'a jamais voulu tricher ni cacher ses idées. D'ailleurs, depuis de longues années, ses positions lui valent nombre de critiques, controverses et menaces de mort. Dans cet essai à la fois politique, personnel et autobiographique, il évoque ses engagements, ses combats et les dangers qui nous menacent. De son parcours en Algérie dans les années noires du GIA à ses combats en France pour la laïcité, la démocratie, la lutte contre l'islamisme radical et les dérives extrémistes, de ses batailles contre les " idiots utiles " de l'islamisme en France (certains intellectuels et politiques) à ses prises de position contre l'extrême-droite, les tenants du "grand remplacement " et les autres, il ne cache rien.
Résumé : Plus de deux années après les attentats du 11 septembre 2001, Oussama Ben Laden est tantôt donné pour mort, tantôt pour blessé. Le chef d'Al-Qaida revient cycliquement sur la scène médiatique pour montrer que lui, son état-major et son organisation n'ont pas été sérieusement affectés par la lutte mondiale contre le terrorisme. Comment expliquer les échecs de la lutte antiterroriste lancée par les Américains, qui ne sont pas seulement dûs à la méconnaissance du phénomène islamiste ? Cette enquête menée sur le terrain au Pakistan et en Afghanistan fait ressortir une série d'indices et de témoignages qui montrent que les stratèges de la Maison Blanche ont sciemment " retardé " la neutralisation d'Oussama Ben Laden. Celui-ci se cache depuis plusieurs mois au Waziristân, une zone tribale encerclée discrètement pour limiter les déplacements du chef d'Al-Qaida. Pourquoi ? D'abord, la manipulation du danger islamiste est une sorte de culture chez l'administration américaine. Ensuite, parce qu'il fallait absolument renverser le régime irakien avant de neutraliser le chef d'Al-Qaida. Enfin, la décision de " reporter " l'arrestation de Ben Laden est due à des calculs électoralistes. En effet, le 2 novembre 2004 se dérouleront les présidentielles américaines : quoi de mieux que l'arrestation de Ben Laden, quelques semaines auparavant, pour assurer la réélection de Bush ?
En cette période de "révolutions" arabes et au moment ducinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie, ce payscontinue d'être contrôlé par des services secrets omniprésentsqui suscitent fantasmes et interrogations. Cette enquêteraconte pour la première fois l'histoire tumultueuse de laSécurité militaire algérienne, (devenue en 1990 leDépartement du renseignement et de la sécurité DRS), enmettant à nu certaines de ses pratiques liens entretenus untemps par les services algériens avec des organisationsterroristes (l'ETA) et avec des milieux du grand banditisme (legang des Lyonnais), assassinats d'opposants (Khider, Krim,etc.), implication dans l'élimination du président MohamedBoudiaf le 29 juin 1992, dans la mort des moines de Tibhirine,etc. Tout en rappelant les crimes des Islamistes, l'auteurapporte, sans manichéisme, un regard nouveau sur la guerrecivile ayant ensanglanté l'Algérie durant les années 1990. Celivre permet également de découvrir les dessous de la guerreque se livrent l'Algérie et le Maroc à propos du Saharaoccidental, les détails sur l'assassinat, en 1987 àParis, d'AndréAli Mecili, un avocat franco-algérien. Il revient sur lapersonnalité et le rôle des différents patrons dé rviêe eAbdelhafid Boussouf, leur fondateur, à Mohamed MediènealiasToufik, qui les dirige depuis 1990. Riche en révélations ettémoignages inédits, cet ouvrage relate l'histoire des cinquanteannées d'une Algérie indépendante sous l'emprise d'une policepolitique aussi opaque qu'omniprésente, qualifiée parbeaucoup d'Algériens de "premier parti politique du pays".Résultat de plusieurs entretiens avec des responsables civils oumilitaires, de rencontres avec d'anciens officiers des"services", cette enquête décrit le rôle joué par lerenseignement militaire dans l'histoire du Mouvement nationalalgérien, et sur son utilisation par les hauts gradés commeinstrument de pouvoir d'un régime autocratique qui abeaucoup de mal à s'ouvrir à la démocratie.
4e de couverture : "En des temps meilleurs, on parlait de perspective critique ou de vision du monde alternative. Aujourd'hui, en Inde, on dit sédition." Mon coeur séditieux réunit le travail de vingt ans de réflexion et d'engagement. En 1998, après le magistral Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy prend la plume pour s'élever contre le programme nucléaire indien dans plusieurs essais qui signeront le début de son combat politique. Au travers d'une quarantaine de textes, elle s'intéresse à la politique et aux dynamiques de pouvoir en jeu au sein des gouvernements des puissances mondiales. Dans un environnement de plus en plus hostile, elle décrit avec toujours autant de férocité et de clairvoyance le combat des opprimés, les injustices de castes ou les tragédies écologiques. Elle observe, comme autrice et comme citoyenne du monde, l'évolution de la société des années quatre-vingt-dix à nos jours. Son écriture radicale met à la portée de tous une réflexion passionnante d'une extrême actualité.
A la fois fer de lance du progressisme et haut lieu du conservatisme, patrie de #MeToo mais aussi de Donald Trump, les Etats-Unis n'en finissent pas d'étonner et de surprendre. Tous les quatre ans, l'élection du président focalise l'attention, d'abord sur les personnalités candidates aux primaires, puis sur celles des deux challengers. Leurs noms nous sont familiers, mais nous connaissons souvent moins bien leurs idées et les philosophies qui les portent. Pourtant, elles irriguent nos mentalités et continuent d'exacerber les imaginations au-delà des frontières. De la question de l'immigration à celle de l'assurance santé, de la problématique de l'avortement à celle de l'environnement, des tensions interraciales au fléau de la violence, Didier Combeau explore ici les fractures qui parcourent la société américaine et se traduisent par un rejet de plus en plus viscéral de l'adversaire politique. Il donne en termes simples les clefs indispensables à la compréhension du subtil fonctionnement du fédéralisme, de l'équilibre des pouvoirs, et d'un système électoral sujet à polémiques, qui peine à asseoir la légitimité d'un président parfois élu à la minorité des voix. L'étude des joutes qui opposent conservateurs et progressistes se prolonge dans une réflexion sur l'identité politique et nationale du premier soft power mondial.
Résumé : La géopolitique, une discipline compliquée ? Le monde d'aujourd'hui, une affaire de spécialistes ? Certes pas ! Excellent pédagogue, Frédéric Encel s'empare d'une vingtaine d'idées reçues parmi les plus communément admises sur le monde contemporain - "La France n'est plus une grande puissance", "L'ONU ne fait rien!", "Les médias ne disent pas tout", "L'Occident a créé Israël à cause de la Shoah ", etc. - et démonte brillamment ces fausses évidences, offrant aux passages une analyse percutante et accessible. Un ouvrage indispensable pour comprendre notre époque.
Résumé : Ce nouveau livre de Luuk van Middelaar fait suite au Passage à l'Europe publié précédemment dans la "Bibliothèque des Idées" en 2012. Son fil conducteur est la série de crises qui ont secoué la construction européenne depuis la grande crise financière de 2008 : la crise de l'euro, la crise ukrainienne, la crise des réfugiés, la crise du Brexit, et enfin la crise atlantique ouverte par l'élection de Donald Trump en 2016. Autant de chocs qui ont mis à l'épreuve les fondements de l'édifice et qui ont obligé les différents acteurs du processus européen à improviser pour maintenir la cohérence d'une union en proie à de puissantes forces contraires. Cest la leçon de politique incorporée dans ce travail d'équilibriste que Luuk van Middelaar s'efforce de dégager. Une nouvelle Union a pris forme dans les faits. Il faut aujourd'hui en saisir la nature pour assurer son avenir.