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De cent poètes un poème
Sieffert René ; Uesugi Soryu
VERDIER
24,30 €
Épuisé
EAN :9782716903509
Lors d'un été pluvieux, un célèbre poète, Teika, décida de choisir un poème de chacun des meilleurs auteurs connus de ce temps et de les calligraphier sur des feuilles destinées à être collées sur des paravents. C'est ainsi que naquit ce recueil de cent poèmes composés entre le VIIIème et le XIIème siècle. Au fil des siècles, ces poèmes furent transcris sur des cartes à jouer et devinrent un jeu pratiqué au Nouvel An par tous les Japonais, petits et grands, avec championnat au niveau national dont les médias rendent compte abondamment, finale après finale. Même s'ils n'en comprennent pas toutes les subtilités, il en reste au moins le rythme, toujours impair, qui est devenu la marque indélébile de l'esthétique japonaise, différente de celle du continent laquelle privilégie le rythme pair. Biographie de l'auteur Sôryû Uésugi a peint 100 calligraphies: il a condensé l'expression des trente-et-une syllabes de chaque poème en deux caractères chinois qu'il a calligraphiés, réalisant ainsi une très belle rencontre entre les poètes d'un passé lointain et un artiste du Xxième siècle. Sôryû Uésugi est le 21ème chef de l'Ecole de Calligraphie Uésugi créée par l'un de ses aïeux. Il est, entre autres, l'auteur des calligraphies publiées dans La Branche du Prunier.
Résumé : C'est une étrange aventure que le destin posthume de Taira no Sadafumi, surnommé Heichû. Dès son vivant peut-être, et en tout cas pendant les quelques décennies qui suivirent sa mort, il avait été en passe de personnifier, pour le Japon, l'un de ces archétypes du "héros d'amour" qui en Occident ont nom Tristan ou Don Juan, avant que de sombrer dans un oubli à peu près total pour près d'un millénaire. Ce n'est qu'en 1931 que l'on découvrit un manuscrit complet, et ce fut une révélation : le personnage de Heichû sortait enfin de l'ombre, et les lettres japonaises retrouvaient un chef-d'oeuvre, formé d'une suite de petites nouvelles écrites aux environs de 950, et dont la succession constituait un véritable roman, lequel fournit le "chaînon manquant" de l'histoire de la génèse du récit romanesque. La figure quasi légendaire de Heichû inspirera jusqu'à notre époque des écrivains tels que Akutagawa ou Tanizaki.
Yasushi Inoué (1907-1991) est un écrivain japonais à l'oeuvre profuse. Elu à l'Académie des Arts, il reçoit l'Ordre national du Mérite en 1976. Le Fusil de chasse a été récompensé par le prestigieux prix Akutagawa. Rêves de Russie et La Geste des Sanada sont disponibles en Points.
Après Le Dit de Hôgen et Le Dit de Heiji, voici le troisième volet de la grande trilogie classique du Moyen Age japonais, Le Dit des Heiké. Il s'agit de la version épique des événements qui ont bouleversé les structures politiques et sociales du Japon dans la seconde moitié du XIIe siècle, à savoir l'intrusion dans la vie politique des deux clans guerriers des Taïra (ou Heiké) et des Minamoto (ou Genji), et de leur affrontement pour le contrôle d'un pouvoir qu'ils avaient arraché au clan aristocratique des Fujiwara, étroitement lié à la maison impériale. Le Dit des Heiké conte l'irrésistible ascension des Heiké, leur pouvoir absolu jusqu'à la mort de Kiyomori, le soulèvement des Genji, l'écrasement définitif des Heiké et l'instauration d'un nouveau système politique, le gouvernement des shôgun de Kamakura au bénéfice de Minamoto no Yoritomo (1147-1199). Ces récits constituent la source où puiseront, à toutes les époques, les romanciers et les dramaturges. Ils étaient à l'origine colportés par des aveugles, les "moines au biwa", qui les racontaient partout, village ou château, à travers l'archipel.
Présentation de l'éditeur Ce journal intime, tenu au début du XIe siècle par une dame d'honneur de la cour de l'ère Heian, nous ouvre à l'univers de l'époque la plus raffinée et la plus intellectuelle du Japon ancien. Alors sous le règne de la famille Fujiwara, aussi grands fonctionnaires que mécènes, la cour de Kyôto vit là ses plus riches heures. Murasaki Shikibu en rapporte des jours où priment l'élégance et la poésie. Par le détail des atours, des couleurs, des gestes, des apparitions, elle note ses impressions, trace le portrait, parfois sévère, de dames et gens qui animent ce monde de magnificence et d'impermanence.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.