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La mauvaise cause. Les intellectuels et la propagande israélienne en France
Sieffert Denis
LUX CANADA
17,00 €
Épuisé
EAN :9782898332593
L'onde de choc des attaques du Hamas du 7 octobre 2023 a frappé une France déjà inquiète, en proie à une succession de crises politiques et à une accélération de la montée de l'extrême droite. La "bollorisation" du paysage médiatique avait déjà bien enfoncé le clou de l'islamophobie dans le cercueil du débat public, si bien que le discours pro-Israël s'est imposé sans difficulté. Mais cette propagande sioniste islamophobe a aussi été relayée par des figures qualifiées d'intellectuels, mais qui ont révélé leur vocation d'influenceurs : Gilles Kepel, Eva Illouz, Delphine Horvilleur, pour ne nommer qu'eux. Dans cet ouvrage, Denis Sieffert dissèque le cadavre du débat public français, démonte chacune des fausses vérités qui se sont imposées et brosse le portrait de ceux qui les ont propagées, au mépris de leur rôle d'intellectuels. Au mépris des victimes, innombrables, du génocide qu'ils ont choisi d'ignorer.
Qui sont les défenseurs des intérêts de l'Etat d'Israël en France ? Quelles sont leurs motivations ? Comment agissent-ils ? Est-il vraiment pertinent de parler de " lobby pro-israëlien " ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce livre entend répondre. Peu de sujets sont aussi propices aux débats enflammés que la défense des intérêts d'Israël en France. Ce thème est en effet propre aux phantasmes et aux dérapages incontrôlés. Marc Hecker analyse méthodiquement la politique étrangère de la France au Proche-Orient depuis la création de l'Etat d'Israël, plaçant ainsi le " lobbying " pro-israëlien dans une perspective historique. Puis il adopte une approche sociologique afin d'étudier les pratiques actuelles des défenseurs des intérêts d'Israël en France. L'objectif de cet ouvrage est ambitieux puisqu'il vise à dépassionner le débat, à en revenir aux faits. Michel Gurfinkiel affirme que " cette étude fera date ". Denis Sieffert soutient que le " sujet est remarquablement traité " et qu'il s'agit d'un " travail très complet et sans précédent ".
L'opération de l'armée israélienne à Gaza, fin 2008-début 2009, a causé la mort de plus de 1300 Palestiniens, dont une grande majorité de civils et près de 300 enfants. Quel conditionnement a conduit la société israélienne à accepter de tels massacres? Quelle perception du conflit la presse internationale, notamment française, a-t-elle contribué à diffuser, dans un contexte où l'accès à la bande de Gaza fut interdit aux journalistes pendant les vingt-deux jours de bombardements? Denis Sieffert montre qu'un long travail a été accompli sur l'opinion israélienne et internationale pour "déshumaniser" les Palestiniens de Gaza: les mensonges sur la responsabilité dans la rupture de la trêve, la "dépolitisation" du Hamas, réduit à un mouvement terroriste, et l'occultation délibérée des effets économiques, sanitaires et humains du blocus imposé par Israël à la population de Gaza ont créé les conditions d'une nouvelle guerre médiatique, inséparable de la stratégie politico-militaire d'Israël. Ce livre reconstitue minutieusement la chronologie des événements, et il rétablit des liens de cause à effet renversés par la propagande. Il décrypte aussi les formes, souvent très subtiles, par lesquelles cette désinformation a circulé - et continue de circuler - dans les médias français.
La guerre, avant d?être une affaire de chars, d?avions et d?hélicoptères, est une affaire de mots. Dès le lendemain de la négociation de Camp David II, en juillet 2000, le ? refus ? de Yasser Arafat d?accepter la ? généreuse ? proposition israélienne de restitution de ? 97 % ? des territoires occupés va devenir une vérité acceptée par l?ensemble de l?opinion internationale. Or, comme le démontrent pièces à l?appui les auteurs de ce livre, il s?agit d?un pur mensonge. Comment les acteurs de cette entreprise ont-ils trouvé des relais au sein de la presse mondiale, et française en particulier ? Loin de tout parti pris militant, ce livre salutaire est aussi un appel à la responsabilité de ceux qui manient la parole publique, pour leur rappeler que les mots et les images peuvent tuer.
Dray Joss ; Sieffert Denis ; Benasayag Miguel ; Jo
Résumé : " Vivre, voilà la chose. En finissant de lire, lire et regarder ce travail sur " La friche ", la sensation qui nous reste est complexe, mais il y a surtout une certaine joie, une certaine chaleur qui, elle, est bien réelle et concrète... ", Miguel Benasayag.
Je ne saurai jamais ce que pense un ver de terre ou un caillou. Il m'est cependant permis d'espérer comprendre Mathieu Bock- Côté, car on peut toujours aspirer à percer l'écorce d'une idée, même celles qui surgissent devant nous comme des phénomènes extraterrestres". Journal de bord d'une expérience de sociologie extrême, Mélancolies identitaires se penche sur le cas de Mathieu Bock-Côté, volubile conservateur, ennemi déclaré du "politiquement correct" , Québécois et fier de l'être, ce qui ne l'empêche pas de sévir dans l'Hexagone où la droite la plus infréquentable lui ouvre grand les bras. Si Mark Fortier a lu et écouté cet agitateur omniprésent pendant un an, c'est pour tenter de comprendre comment notre société a pu devenir une caisse de résonance pour des discours comme le sien. En effet, s'éloignant rapidement de son pré-texte, l'auteur dépeint un monde contemporain qui menace d'être dépourvu de lui-même et d'où la pensée est bannie, éclipsée par le verbiage dont le jeune pourfendeur de la "gauche progressiste" s'avère être un réel prodige. Un essai littéraire écrit dans les règles de l'art, où il sera surtout question d'hospitalité, d'ornithologie, des centres commerciaux et du père Noël. Mark Fortier est sociologue. Il a pratiqué un temps le métier de journaliste, puis enseigné à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et à l'Université Laval. Il est aujourd'hui éditeur chez Lux.
Drôle, ludique, didactique et sérieusement indispensable, le petit cours d’autodéfense intellectuelle de Normand Baillargeon Notre cerveau à beau être une merveille de la nature, il est loin d’être parfait lorsqu’il s’agit de raisonner. Certains le savent et en profitent pour nous embrouiller l’esprit à coups d’arguments malhonnêtes, de pseudo-démonstrations trompeuses et de quantités terribles de nombres assommants. Heureusement, Normand Baillargeon nous apprend avec humour comment ne pas nous laisser intimider par les assauts intellectuels des sophistes en tous genres. Clair et accessible, ce petit cours est néanmoins utile à tous, même aux défenseurs les plus aguerris de l’esprit critique. A mettre entre toutes les mains, donc. Robin
Les discussions et conférences rassemblées dans ce livre offrent une perspective profonde et généreuse pour comprendre l'état du monde, et notamment les enjeux liés au pouvoir. Y sont abordés le fonctionnement des médias, les systèmes d'éducation, la crise environnementale, le complexe militaro-industriel, la mondialisation, les stratégies militantes, et plus encore. Comprendre le pouvoir couvre ainsi l'intégralité de la pensée de Noam Chomsky et en constitue la meilleure introduction qui soit. La pensée politique de Chomsky ne cherche à imposer ni une vision nouvelle ni une grande idée. Elle se distingue bien plutôt par sa capacité à compiler une énorme quantité d'informations factuelles pour les rendre signifiantes. Par un travail d'analyse concrète de grande ampleur, Chomsky s'emploie toujours à démasquer, cas après cas, les tromperies des organisations occidentales les plus puissantes. Emaillés d'une grande quantité d'exemples, ses textes incitent à penser par soi-même et encouragent l'esprit critique. Comprendre le pouvoir se présente ainsi sous la forme très accessible d'échanges, de discussions, de conversations avec des militants, étudiants et chercheurs, échanges nous enjoignant à réfléchir avec eux.
Dans les décombres laissés par les tempêtes meurtrières de 2017, les habitants de Porto Rico rebâtissent leur monde et se mesurent à de puissants adversaires dans une lutte pour L'avenir : pour qui reconstruira-t-on l'île ? Pour ceux qui y vivent ou pour ceux qui veulent y faire fortune ? Après un désastre écologique comme ceux qui promettent de frapper partout et de plus en plus souvent, deux visions du monde s'affrontent : celle d'ultrariches libertariens, déterminés à transformer l'île en un paradis où ils pourraient vivre à l'abri des tumultes d'un monde dont ils ont su tirer profit, et celle d'une population déterminée à reconstruire ses communautés autrement, pour mieux vivre ensemble, et mieux vivre dans le monde. Naomi Klein reprend ici la grille d'analyse de La stratégie du choc pour décrire le pillage en cours, mais elle raconte surtout l'histoire de femmes et d'hommes qui s'organisent pour subvenir à leurs besoins et pour bâtir une société durable et démocratique.