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La fiancée pakistanaise
Sidhwa Bapsi
ACTES SUD
23,10 €
Épuisé
EAN :9782742708277
A la suite d'un des massacres interethniques qui accompagnèrent la partition de l'Inde et du Pakistan, une petite orpheline, originaire du Panjab, est adoptée par Qasim, un montagnard du Kohistan. Ayant lui-même perdu femme et enfants, celui-ci a décidé de gagner Lahore où il élève la fillette. Des années après les événements, profondément nostalgique de ses montagnes natales, Qasim donne la jeune fille en mariage à un homme de sa tribu : père et fille adoptive refont alors le chemin vers la haute vallée de l'Indus. Mais tout sépare les nouveaux époux dont les noces tournent à la tragédie... Qu'il s'agisse des violentes scènes du début du roman, de la vie populaire des quartiers de Lahore ou des paysages grandioses de l'Himalaya, Bapsi Sidhwa excelle à évoquer un territoire intime et authentique où, loin de tout exotisme, prennent vie des personnages attachants que déchire un rêve d'impossible réconciliation culturelle.
Résumé : " - Père, s'écria-t-elle, ne pars pas, ne pars pas ! Qasim lui lança un regard rapide et se détourna à nouveau. - Abba, je viens avec toi. Abba ! cria-t-elle, échappant aux bras de la vieille femme et courant vers Qasim. Attends-moi ! Elle le rattrapa et, hors d'haleine, l'entoura de ses bras et de ses jambes en une étreinte frénétique. Je viens avec toi, emmène-moi, Abba, suppliait-elle. Un chien du village aboyait autour d'eux avec excitation. - Zaïtoon, chuchota Qasim, désespéré, pense à tout ce monde qui te regarde. Tu es une femme mariée, maintenant... tu n'es plus une enfant. Ta place est avec ton mari. C'est un bon mari. Tu ne l'as pas aimé ? - Je ne sais pas, Abba... Je ne le connais pas. Pourquoi dois-tu déjà partir ? Reste ici, ou emmène-moi avec toi. Sakhi se fraya un passage parmi les hommes rassemblés autour de Qasim. Il se sentait humilié par l'exhibition tempétueuse de sa femme devant tous les siens. D'une voix égale, mais en enfonçant dans sa chair des doigts vengeurs, il lui dit : - Viens maintenant, ton père reviendra bientôt nous voir. - Oui, bien sûr, je viendrai, confirma Qasim d'un ton un peu trop strident, tentant en vain de déguiser sa voix cassée devenue, d'un coup, une voix de vieillard. " (Extrait)
Résumé : Pour la petite Lenny, Lahore est la scène d'un passionnant théâtre, prodigue en scènes pittoresques ou énigmatiques dont certaines, à l'insu de l'enfant, sont déjà lourdes des menaces qui pèsent sur une communauté où se côtoient pour le meilleur - puis pour le pire - une multitude d'ethnies et de religions différentes. L'heure, douloureuse, va bientôt sonner qui verra la partition de l'Inde et la création du Pakistan, mais aucune des grandes figures politiques de l'époque - pas même ce fameux Gandhi à l'étrange regard que sa mère lui fait approcher un jour - ne saurait durablement détrôner dans les pensées de la fillette les personnages familiers qui fascinent son enfance. Sous la plume d'une narratrice qui n'est plus la fillette de jadis mais qui revit intensément ses sensations, ses interrogations, ses étonnements et jugements d'alors, Bapsi Sidhwa met ici en scène avec passion, avec rigueur, une page capitale dans l'histoire du sous-continent indien. Précise, ironique - ou chargée d'une exceptionnelle puissance tragique à la dimension des drames rapportés - l'écriture convoque, entre rires et larmes, l'immédiateté d'un quotidien qui se charge progressivement de tout le poids d'une histoire politique complexe et violente. De Mister Candy, dont il cite un large extrait dans son Anthologie de la littérature indienne de 1947 à 1997, Salman Rushdie a pu écrire dans un numéro du New Yorker consacré à la littérature indienne que ce roman " constitue l'une des plus admirables réponses qui soient à l'horreur que représenta la division du sous-continent ".
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.