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Maladie mentale et pauvreté
Sicot François
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747510868
Depuis quelques années émerge en France un problème social de la santé mentale des populations défavorisées. Il semblerait que les pauvres soient atteints de troubles mentaux plus souvent que le reste de la population. A moins qu'il ne s'agisse " seulement " de mal-être, de souffrance. Le problème de la santé mentale des pauvres est également abordé sous un autre angle par les acteurs des champs sanitaires et sociaux : celui de l'accès aux soins en santé mentale de cette population. Cet ouvrage se propose dans un premier temps d'analyser les nombreuses recherches, tant françaises qu'anglo-saxonnes, épidémiologiques ou sociologiques, qui abordent cette vaste question des relations entre maladie mentale et pauvreté. Dans un second temps, l'ouvrage présente les résultats d'une recherche sociologique empirique menée pendant plusieurs années dans un département français à la fois pour connaître la situation sociale de patients de psychiatrie et, sur l'autre versant, pour comprendre les processus de désignation et d'orientation en psychiatrie des usagers du travail social dont on juge qu'ils ont besoin de soins. Si les pauvres apparaissent sur-représentés dans certaines institutions de prise en charge psychiatrique, ceci est le résultat de plusieurs processus qui se conjuguent : politiques de recrutement et de sélection des services assurant des soins en santé mentale, renommée de ces différentes institutions auprès du public, existence de filières de prise en charge, inégal pouvoir des acteurs à faire valoir leur " libre choix ", demande sociale.
Ce livre répond à la demande née de la refonte des référentiels de formation, accentuant la réflexivité sur l'action. Propose des études de textes sociologiques portant sur les concepts et situations à étudier en formation et des questions d'entraînement. Ce livre s'inscrit dans la réponse aux nouveaux besoins pédagogiques nés de la refonte des référentiels de formation de cinq métiers du travail social (assistant de service social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie sociale et familiale). Les professionnels doivent être formés à la réflexivité sur l'action, au sens des politiques publiques, à la conduite de projets de développement social et sensibilisés aux évolutions de la société. Dans cet objectif, les auteurs proposent un recueil d'extraits de textes issus du champ de la sociologie. Cette discipline se donne pour objet de rompre avec les prénotions et de comprendre le social, qu'il s'agisse, entre autres, des pratiques sociales ou des modes de vie des individus. En lien avec les exigences des nouveaux référentiels, les textes ont été regroupés en grands thèmes : la connaissance de la société contemporaine, celle des publics, les politiques publiques et sociales, les pratiques professionnelles, le fonctionnement des organisations, la méthodologie et la démarche de recherche. Les études citées se penchent sur les concepts et situations devant être traités durant la formation (représentations sociales, parentalité, handicap, délinquance, immigration, conduites à risque, projet, évaluation, etc.). Un index permet au lecteur un accès aisé aux définitions données dans l'ouvrage. Pour faciliter les apprentissages théoriques et pratiques, les extraits sont suivis de questions de compréhension des textes et de questions en lien avec les situations de travail. Il s'agit ainsi d'aiguiser la réflexion individuelle et en groupe de formation, ainsi que les réflexes en stage. Cet ouvrage bénéficiera autant aux formateurs en travail social, disposant ainsi d'un support pédagogique, qu'aux étudiants qui y trouveront des repères. Il répond à l'objectif de l'universitarisation de la formation et de la professionnalisation. Pouvoir mobiliser des savoirs en contexte est essentiel, mais il importe aussi de renforcer les dispositions à agir en vertu de certaines valeurs, au service des personnes accueillies et accompagnées.
Sicot François ; Mercadier Catherine ; Drulhe Marc
Inscrits dans des cadres sociaux très variés, les personnes soignées et les soignants vivent une expérience de la maladie, de la santé et des soins qui peut revêtir de multiples sens, avec des conséquences éventuellement contradictoires. Chacun étant pris dans des systèmes organisationnels et dans des ordres d'interaction, les logiques professionnelles peuvent se confronter aux logiques profanes. Face à ce contexte toujours plus prégnant dans le domaine de la santé, ce livre se propose de contribuer à développer un regard sociologique et anthropologique sur les situations professionnelles chez les étudiants des formations aux métiers du soin, ou bien à renforcer cette forme d'analyse des situations chez les formateurs et les professionnels. Elaboré dans un travail conjoint de sociologues et de professionnels de la formation aux métiers de la santé, il est construit de manière à permettre une articulation entre théorie et pratique, au travers de questionnements en lien avec les textes étudiés ou de questionnements mobilisant ces derniers pour l'analyse de situations de travail. Les auteurs ont sélectionné des extraits de textes issus des champs de la sociologie et de l'anthropologie, afin de donner aux étudiants et aux professionnels un aperçu des possibilités offertes par ces disciplines d'adopter un point de vue différent sur les situations vécues au quotidien. II s'agit aussi de savoir mobiliser les outils de ces disciplines dans les pratiques afin d'en améliorer la qualité et de les rendre tout à la fois plus efficaces et plus humaines.
Ce volume livre la pensée de Jean Duns Scot (1266-1308) sur la propriété privée. Envisagée comme relevant de la volonté humaine, elle ne peut en rien ressortir au droit naturel mais seulement au droit civil. En outre, Duns Scot fonde la communauté politique sur la volonté : le consentement et l'élection seuls légitiment l'autorité politique qui a le pouvoir d'instituer la propriété privée par le droit. La fondation de la communauté politique revêt donc une dimension contractuelle, héritière de la pensée romaine dans son articulation juridique bien plus que de la pensée grecque. Ce texte, traduction de la distinction 15 du livre IV du commentaire sur les Sentences de Pierre Lombard, est donc un traité de droit politique et civil à part entière, ce qui en fait la singularité parmi tous les commentaires des Sentences du XIIIe siècle et du début du XIVe siècle. En particulier, la question 2 de cette distinction, la plus longuement discutée, a retenu depuis longtemps l'attention car Duns Scot y traite de manière détaillée des transferts de propriété et des contrats, et donc aussi de l'usure et du prêt à intérêt. Ce texte peut être confronté à ceux d'Olivi, de Richard de Mediavilla et de Henri de Gand (puisque Duns Scot prend à partie les deux derniers) et même à des textes bien ultérieurs de Hobbes jusqu'à Hegel en passant par Smith. Pour le spécialiste américain de la pensée de Duns Scot, Allan B. Wolter, nous avons ici l'essentiel de la "pensée économique" de Duns Scot.
Fitzgerald Francis Scott ; Fitzgerald Frances Scot
Résumé : À l?époque je ne tolérais pas qu?on me dicte quel livre lire, comment le lire, pour quelle matière scolaire opter, si je devais ou non participer au journal de l?université, avec quelle étudiante partager ma chambre, à quel match de football assister, quoi penser de la guerre d?Espagne [?]. Maintenant prêtez bien attention à ce que va dire mon père. Car il donne de précieux conseils dans ses lettres, et je suis convaincue que s?il ne s?était pas agi de mon père, lui que je pouvais à la fois haïr et aimer, j?en aurais tiré un meilleur profit et, aujourd?hui, je serais la femme la mieux éduquée, la plus chanceuse et la plus irréprochable du monde. Frances FitzgeraldOn y découvre que les rêves s?évanouissent, que les amours se fanent et qu?on ne doit pas pour autant renoncer. Cela coupe le souffle. Éric Neuhoff, Le Figaro.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.