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Frontières d'Outre-Mer. La France et les Pays-Bas dans le monde atlantique au XIXe siècle
Sicking Louis ; Wesseling Hendrik Lodew?k
INDES SAVANTES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782846541480
La France et les Pays-Bas ont été deux puissances coloniales européennes importantes au XIXe siècle. Les relations et rivalités coloniales franco-britanniques et néerlando-britanniques sont relativement bien connues. Par contre les relations coloniales franco-néerlandaises n'ont pas encore été étudiées - dans leur ensemble ou de façon systématique - au même degré. Ce livre, basé avant tout sur des recherches d'archives, contribue à l'étude des relations de la France et des Pays-Bas au XIXe siècle outre-mer. Il s'agit des régions du monde où ces deux États avaient des territoires coloniaux limitrophes: en Amérique du Sud avec la Guyane française et le Surinam, aux Caraïbes avec l'île de Saint-Martin, et en Afrique avec la Côte de l'Or. Les questions frontalières dans ces régions sont traitées dans le contexte européen de la politique coloniale et internationale, ainsi que dans leur contexte local. L'ouvrage traite des relations franco-néerlandaises dans ces colonies, mais aussi des interactions avec les esclaves de Saint-Martin, les peuples de la Côte de l'Or (Ashanti, Agni du Sanwi, Fanti et Apollonïens ou Nzema), et les Marrons à l'intérieur des Guyanes, comme les Boni (Aluku) et les Ndyuka.
Des siècles durant, les mers nord-européennes étaient le théâtre de féroces maraudes. De Brest à Bergen, des marins de tout acabit pillaient à tout-va, avec ou sans l'autorisation d'un roi, d'une amirauté ou d'une compagnie marchande. A partir de la Renaissance, les livres de loi faisaient bien la distinction entre "corsaires" officiels et "pirates" hors la loi, mais à bord d'une frégate lourdement armée ou d'un rapide petit cotre, celle-ci se faisait passablement brumeuse. Car le corsaire de l'un était souvent le pirate de l'autre... Ce livre raconte pour la première fois l'histoire tumultueuse de ces flibustiers des mers pluvieuses, de renégats romains et de farouches vikings, en passant par les gueux de mer néerlandais et les Sea Dogs élisabéthains, jusqu'aux capres dunkerquois et aux corsaires napoléoniens. Haut en couleur et plein d'aventure, mais dépourvu d'oeillères nationales ou de clichés exotiques, il montre comment la piraterie et la guerre de course ont longtemps fait partie intégrante de la politique et du commerce ordinaires, à quelques encablures de nos rivages.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.