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Une blouse serrée à la taille
Sibleyras Gérald
B.DE FALLOIS
18,80 €
Épuisé
EAN :9791032102459
Emma avait des souvenirs à ne plus savoir qu'en faire : l'arrivée d'Hitler au pouvoir, la guerre, les bombardements, puis ce qu'elle appelait "la rentrée des Russes à Berlin", et enfin l'instauration d'un communisme intransigeant dicté par Staline, bref, une épopée. Emma est née en 1929 et au sortir de la guerre elle avait vécu ses émotions les plus marquantes. Ca faisait déjà une vie. Ses souvenirs, elle y tenait, c'était son trésor. Pour ses enfants, les histoires de leur mère allaient devenir de véritables légendes, il était inconcevable de les mettre en doute ou de demander des précisions. Un bobo, un souci, un chagrin, tout était moins grave que "la rentrée des Russes à Berlin". Pour Emma, ses enfants étaient condamnés à ne jamais connaître l'authentique malheur, la seule apocalypse qui vaille, contraints d'errer dans un confort culpabilisateur. Nostalgique d'un passé qui aurait pu être, si la guerre n'avait pas tout détruit, Emma voyait Berlin comme sa ville. Une ville défigurée par les bombes, dépecée par une occupation militaire mais dans laquelle elle avait laissé son âme". (G. S.)
Helen Reed, romancière fragilisée par son récent veuvage, estinvitée pour un semestre à l'université de Gloucester pourassurer les cours de création littéraire. Elle y fait laconnaissance de Ralph Messenger, brillant directeur del'institut des sciences cognitives, et de son épouse Carrie.Messenger n'en est pas à sa première infidélité et n'a de cessede mettre Helen dans son lit. D'éducation catholique, Helen estsensible à son charme mais elle refuse l'adultère. Chacun tientun journal intime: Helen l'écrit en lieu et place du roman surlequel elle ne travaille pas en ce moment, et Messenger ledicte de façon informelle sur un enregistreur, dans un butscientifique lié à sa spécialité.
Milieu des années 90, l'Internet conquiert le monde. Gary Katz, un investisseur californien sorti de la prestigieuse université de Stanford, dépose le site : www. sex. com. Quelques semaines plus tard, Stephen Brenner, un pornographe au creux de la vague, a la même idée. Lorsqu'il constate que sex. com est déjà déposé, il ne se décourage pas. Il produit un faux, certifiant que Katz lui a cédé le domaine. Puis, il part s'installer aux Iles Vierges - ça ne s'invente pas - d'où il exploite le site qui lui rapportera des centaines de millions de dollars. Commence alors une guerre épique entre les deux hommes qui durera plus de dix ans. Elle impliquera des cabinets d'avocats et des chasseurs de prime, des morts suspectes intrigueront des détectives privés au coeur des cartels mexicains, des femmes bafouées croiseront des maîtresses trahies pendant que des juges interrogeront des acteurs pornos. Ceci est une histoire librement inspirée de faits bien réels.
Joël Dicker est né à Genève en 1985. Son roman La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert a obtenu successivement en 2012 le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l'Académie française et le Prix Goncourt des Lycéens. Les Derniers Jours de nos pères est son premier roman. Il a reçu le Prix des écrivains genevois en 2010.
Mai 2020, quatre-vingtième anniversaire du désastre de Sedan. De nombreux auteurs, historiens français et étrangers, se sont penchés sur cette bataille dont les conséquences furent dramatiques pour la France. L'originalité de cette étude repose sur le fait que l'auteur, qui n'est pas historien, aborde l'évènement essentiellement dans sa dimension humaine, mettant l'accent sur le comportement des combattants, tant français qu'allemands. Il montre les réactions de peur, de panique, mais aussi de courage allant parfois jusqu'à l'héroïsme, d'un côté comme de l'autre. Il développe l'action des chefs, leur perspicacité, leur audace, leur intelligence de situation... ou, au contraire, leur passivité et leur aveuglement. Il plaide pour que soit enfin reconnu le fait que, dans la plupart des cas, les soldats français n'ont pas démérité et que leur honneur est sauf.
Le 15 août 1945, les Japonais entendent à la radio et pour la première fois leur Empereur, le Fils du Ciel, annoncer que la guerre n'a pas "tourné à l'avantage" du Grand Japon. En clair, c'est la fin des illusions d'un Grand Japon, la fin d'un conflit qui, depuis le 7 juillet 1937, et le début de la guerre en Chine, a embrasé l'Asie, des Indes néerlandaises aux Philippines, fait des millions de victimes, et laissé libre cours aux pires atrocités. Le mot "capitulation" ne sera jamais prononcé. Soixante-dix ans après, que savons-nous en Europe de cette guerre ? Sinon ses grandes dates : Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, où le Japon, avec l'anéantissement de la flotte américaine, déclare la guerre aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. Hiroshima, le 6 août 1945, Nagasaki, le 9 août 1945, les deux bombes atomiques qui, en semant l'horreur au coeur du Japon, mettent un point final au conflit. Persuadés qu'un pays ne peut pas faire l'économie de son passé, Haruko Taya Cook et Theodore F Cook ont retrouvé des Japonais acteurs ou témoins de ce conflit. Paysans, ouvriers, pilotes, couturières, dessinateurs de bandes dessinées. Gens plus ou moins ordinaires, tous "enfants de l'Empereur" jetés dans un conflit extraordinaire sans autre choix que d'obéir à leur devoir, et soucieux, au lendemain de la guerre, de tourner la page, comme tout le pays. La plupart n'avaient jamais parlé. Les soixante-neuf témoignages inédits réunis ici, dont certains donnent le frisson, composent un des plus extraordinaires documents qu'on puisse lire sur ce conflit, et sur le Japon de l'époque. Un pays où l'on pouvait lire dans le manuel d'instruction militaire : "Le devoir pèse plus lourd qu'une montagne, la mort est plus légère qu'une plume".