Comment saisir l'iki? Tout l'ouvrage de Kuki Shûzô tourne autour de cette notion et de cette difficulté, qui lui permettent d'éclairer en profondeur la culture japonaise. Dès le XVIIIe siècle, mais surtout à la fin de l'époque d'Edo (1615-1868) la notion d'iki prend un sens tout à la fois esthétique et moral très particulier, lié à la vie urbaine et aux quartiers de plaisirs. Les geisha méprisent l'argent, se moquent des habitudes rustiques des "provinciaux", font montre de hardiesse, de charme et de capacité au renoncement... Comme le montre l'auteur, c'est donc en marge des règles et des conventions confucéennes, dans le monde à part des courtisanes, où la réalité la plus crue côtoie le plus grand raffinement, qu'il faut aller chercher la vérité si élusive de l'esprit iki - attitude face à la vie fondamentalement liée aux relations hommes-femmes et teintée par deux dominantes de la pensée Japonaise: le bouddhisme et l'éthique du Samouraï.
Après une très longue léthargie, Yûki a enfin repris conscience. Il libère Yukiko et Sudô, victimes de la folie de Sakurane, et se rend devant les fidèles pour essayer de les convaincre qu'il n'est pas un dieu. Mais les fidèles ne boivent que les paroles de leur "guide" et se jettent sur Yûki qui crie à l'aide. Des hurlements qui résonnent dans la tête de Makoto qui sort du coma dans lequel il était plongé depuis dix ans.
Une ville de province banale, un collège banal, un quotidien banal. Takao, élève moyen et timide, se sent enfermé dans ce monde étroit. Il n'a qu'une échappatoire : la lecture. Il est surtout fasciné par l'étrangeté des Fleurs du mal de Baudelaire. Ce recueil est devenu son livre de chevet, tout autant que son moyen de se différencier dans un monde gris où tout le monde se ressemble. Il existe pourtant un élément de surprise incontrôlable dans son univers : Sawa, assise derrière lui en classe, refuse toute autorité en bloc. "Cafards !", "Larves !" : elle ne rate pas une occasion d'exprimer sa haine et son mépris, même envers ses professeurs. Crainte de tous, elle est l'élément déviant de la classe. Mais Takao préfère se concentrer sur la populaire Nanako. Il ne lui a jamais parlé et se contente de la regarder de loin. Alors quand il trouve abandonnés dans la salle de classe les vêtements de sport de l'objet de ses fantasmes, il ne peut s'empêcher de les ramasser? et de s'enfuir en les emportant, sur un coup de tête ! Pas de chance pour lui, Sawa l'a surpris en plein forfait... Avec un grand sourire, elle commence à le faire chanter : s'il ne veut pas qu'elle le dénonce, il doit obéir à ses ordres, même les plus fous ! Tout comme le recueil de Baudelaire en son temps, Les Fleurs du mal brise tous les tabous. Ici, la déviance n'est plus un vice, et un souffle libérateur traverse cette ?uvre hors norme. Acclamée au Japon, elle a eu l'honneur d'être adaptée non seulement en série animée, mais aussi en pièce de théâtre. Après tout, qui n'a jamais rêvé de dépasser les frontières de la normalité ?
A la recherche de Yukiko, Sudô s'est infiltré dans le bâtiment de la secte dirigée par Sakurane. Au sous-sol, il l'a retrouvée en piteux état, couvertes de plaies, torturée et livrée en sacrifice à Yûki... Mais alors qu'il s'apprête à la libérer, Sudô est attaqué par Sakurane. Le cri de Yukiko retentit dans la cave inondée de sang...
Dans un élan de courage, Takao propose à Nanako de l'emmener chez son bouquiniste favori un week-end. Suspendu aux lèvres de la jeune fille, il en oublie de regarder où il met les pieds... Heureusement, alors qu'il est sur le point de valser dans les escaliers, sa muse le sauve et accepte l'invitation d'un même mouvement ! Mais la chute n'en est que plus dure quand l'adolescent découvre la présence de Sawa au bas des marches. Sa tortionnaire a tout entendu, et elle compte bien profiter de l'occasion pour forcer Takao à dévoiler ce qui est enfoui au plus profond de lui... Tout comme le recueil de Baudelaire en son temps, Les Fleurs du mal brise tous les tabous. Ici, la déviance n'est plus un vice, et un souffle libérateur traverse cette oeuvre hors norme. Acclamée au Japon, elle a eu l'honneur d'être adaptée non seulement en série animée, mais aussi en pièce de théâtre. Après tout, qui n'a jamais rêvé de dépasser les frontières de la normalité ?
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».