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L'ART A L'ETAT VIF
SHUSTERMAN RICHARD
ECLAT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782841624263
L'art à l'état vif a été publié aux Editions de Minuit en janvier 1992, proposant une nouvelle théorie esthétique pragmatiste où, à côté d'un poème de T. S. Eliot, s'affirmaient, paradoxalement et avec force, des formes de culture populaire, telles que le rap, le graph, le funk ou la breakdance. Le livre fit grand bruit et permit de faire se rencontrer des esthétiques qu'on aurait pu croire étrangères les unes aux autres, mais qui se retrouvaient en fait dans une pratique artistique ouverte et dans une conception de l'art comme "art de vivre". Le corps prenait également une place centrale dans ce livre, annonçant ce qui allait devenir le thème de l'oeuvre à venir de Shusterman : la somaesthétique, discipline qu'il a développée ensuite dans plusieurs ouvrages, dont Conscience du corps (L'éclat, 2007). Vingt-six ans plus tard, le livre reparaît en poche, enrichi de nouvelles préfaces et d'un appendice qui témoignent du chemin parcouru.
Résumé : Quelles raisons peut-on avoir de s'engager dans la pratique de la philosophie ? Ceux qui y sont déjà engagés n'échappent évidemment pas à cette question. La nature critique et réflexive de la philosophie l'exige. Que signifie : être philosophe ? Ne suffit-il pas d'étudier la philosophie, d'écrire sur elle ou de l'enseigner, où que ce soit ? Que demande-t-elle de plus ? Une façon particulière de vivre ? Une vie d'une certaine beauté ? Se demander comment vivre la philosophie relève-t-il aussi de l'esthétique ? C'est à ces questions que le présent livre voudrait s'attaquer, bien que son auteur n'ignore pas l'ampleur de la tâche.
Ce conte philosophique revisite les temps forts de performances gestuelles, sensorielles et photographiques vécues par le corps pensant et sensible de l'"Homme en Or". L'homme en Or est l'authentique avatar de Richard Shusterman lui-même, praticien réfléchissant en filigrane sur sa propre transformation et sur l'expérience qui en découle. En ressort l'expression d'une "conscience incarnée" et le récit d'une "pensée ancrée dans le corps", comme en témoigne le philosophe, principal narrateur et acteur du récit". (Sylvie Mokhtari, revue Critique d'art)
À la suite d'une blessure qui compromet ses chances d'intégrer un cursus sportif, Isaac accepte des antidouleurs pour guérir au plus vite. Sa soeur, Ivy, rechigne à prendre un médicament censé réguler ses troubles de l'attention, mais ¿nit par s'y résoudre. Ce qu'ils ignorent, c'est qu'ils sont l'enjeu d'un pari machiavélique entre deux drogues personnifiées. Roxy (icarnant l'Oxycodone) qui séduit Isaac, et Addison (l'Adderall) qui s'empare d'Ivy. Qui fera tomber le premier son protégé ? Alors que les drogues murmurent à leur oreille tout le bien qu'ils peuvent retirer de leur usage, Isaac et Ivy oublient peu à peu tout le mal qu'elles leur font. Inéluctablement, les deux adolescents sont emportés dans la spirale infernale de l'addiction. L'un d'eux n'en réchappera pas...Notes Biographiques : Après Dry, D.R.U.G.S. est son second roman avec son frère Neal Shusterman. Neal Shusterman a écrit de nombreux romans pour adolescents, principalement de genre, et ses ouvrages ont été largement primés. Il est notamment connu pour sa trilogie La faucheuse, publié en France à la Collection R. D.R.U.G.S. est son second roman avec Jarrod Shusterman après Dry.
Révélés au lectorat français par Pierre Bourdieu, les travaux de Richard Shusterman comptent parmi les plus importants de l'époque contemporaine. Convaincu par les capacités cognitives du corps, Shusterman invite à repenser l'expérience esthétique pour sortir d'une "conception muséale de l'art". Pour ce faire, le philosophe américain a développé une philosophie singulière, la "somaesthétique", qu'il définit comme une étude méliorative et critique de notre expérience et de notre usage du corps vivant. Sa philosophie est donc à la fois théorique et pratique, un geste et une pensée, comme l'atteste le présent livre, issu d'une collaboration avec l'artiste Yann Toma. L'Homme en Or, c'est d'abord une performance artistique et philosophique. Le récit fictif de ses aventures compose un petit conte philosophique qui illustre la somaesthétique.
Les textes traduits ici constituent un ensemble dont l'essentiel est consacré à définir les règles de l'initiation et de l'éducation spirituelle soufie. Leur portée est avant tout pratique. On peut ainsi mesurer à quel point Najm al-dîn Kubrâ (1145/46-1221) fut plus un guide spirituel soucieux de conduire ses disciples jusqu'à leur but, qu'un doctrinaire. Cependant, la pratique du soufisme ne saurait se séparer d'une doctrine d'ensemble qui la fonde et qui l'organise dans la cohérence du discours. On trouvera donc dans ces traités maints éléments qui complètent ce que Najm al-dîn Kubrâ a davantage développé dans Les Eclosions de la beauté et les parfums de la majesté, paru à L'éclat en 2002. Sont traduits ici : Traité pour le fou d'amour ; Traité des dix principes ; Les bons usages des soufis ; Livre des bons usages de l'itinéraire vers la présence ; Traité du voyageur stupéfait ; Traité de la retraite spirituelle ; Conseils pour l'élite ; Réponses aux neuf questions ; Traité de soufisme ; Traité des bons usages des itinérants ; Les voies de la connaissance du manteau mystique ; Traité du navire ; Réponses à quelques questions I et II.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.