Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Assommons les pauvres !
Shumona Sinha
OLIVIER
17,00 €
Épuisé
EAN :9782879297866
« Les mots s?ajoutaient aux mots. Les dossiers s?entassaient. Les hommes défilaient sans fin. On ne distinguait plus leur visage ou leur corps. Ensemble comme un gigantesque amas obscur ils nous mettaient mal à l?aise. Ils étaient obligés de mentir, de raconter une tout autre histoire que la leur pour tenter l?asile politique. Évidemment on ne croyait presque jamais à leurs histoires. Achetées avec le trajet et le passeport, elles allaient jaunir et tomber en miettes avec tant d?autres histoires accumulées depuis des années ». Au petit matin, après avoir passé la nuit au poste pour avoir fracassé une bouteille de vin sur la tête d?un immigré, une jeune femme déroule le film de l?année écoulée et les raisons qui l?ont conduite à ce déchaînement de violence. Étrangère elle aussi, elle gagne sa vie comme interprète auprès des demandeurs d?asile, dans les bureaux semi opaques des zones périphériques de la ville. Place intenable, insoutenable. Ce récit se lit comme une succession de tableaux et de scènes, qui fouillent aussi bien les consciences qu?ils peignent la violence du monde. Le regard de l?auteur est comme le poème de Baudelaire qui donne son titre au livre: sans concession et sans complaisance.
Résumé : Mina et Esha : deux femmes de Calcutta. Leur point commun : la terre où elles sont nées. Par ignorance ou par crédulité, Mina est entraînée dans un mouvement d'insurrection paysanne qui la dépasse et dans une passion irraisonnée, qui lui fait commettre l'irréparable. Esha s'est installée à Paris, la ville dont elle rêvait. Mais les déceptions s'accumulent. De combien de batailles peut-on se relever ?
« Trisha ne reconnaît plus le ciel de sa ville. En plein jour la lumière lui semble estompée, tachetée de noir. »la jeune femme sait depuis toujours qu?il faut se méfier de l?obscurité. Cette ville, dans laquelle elle revient pour assister à la crémation de son père, c?est Calcutta. Elle y retrouve le quartier, la maison, les meubles et les objets de son enfance, et tout la bouleverse. Elle se souvient que l?huile d?hibiscus était un remède pour adoucir la folie de sa mère et que la couette rouge remisée au grenier cachait l?arme de son père communiste.Dans ce roman à l?écriture puissante, Shumona Sinha revisite à travers l?histoire d?une famille les violences politiques d?un pays qui est le sien, le Bengale occidental.
Chacun se passerait bien d?écouter les pleurs, les plaintes et les mensonges des autres. Mais quand onen fait son métier, comment ne pas se laisser contaminer par la violence véhiculée par les motsd?hommes et de femmes désespérés? C?est ainsi qu?une jeune interprète auprès de demandeursd?asile se retrouve au commissariat après avoir assommé un immigré avec une bouteille.
Résumé : Sophia, jeune Française en quête d'amour et de sens, se rend dans un ashram en Inde. La discipline est rude et impose aux pensionnaires de se concentrer sur leur parcours spirituel intime, de réserver leurs contacts et leurs échanges aux séances d'extase collective. Mais Sophia est vite révulsée par le sort réservé aux femmes, par le racisme antimusulman et par les croyances archaïques professées par le Guru. Dans une soudaine surconsommation de sexe, Sophia se surprend à tomber amoureuse, comme pour déjouer les règles, comme un retour vers l'innocence. Plongée dans le paysage urbain d'un pays vaste et complexe, le roman suit le parcours vacillant de Sophia, bouleversée par sa quête spirituelle et charnelle, et s'interroge sur la place de la femme en amour comme en religion. La violence de la situation politique et sociale transparaît pleinement dans la langue inventive, poétique et tranchante de Shumona Sinha.
Je n'ai qu'une certitude dans la vie. En vivant assez longtemps on se met à perdre des choses. On finit par se les faire voler : d'abord on perd sa jeunesse, et puis ses parents, et puis on perd ses amis, et puis finalement on se perd soi-même. "Ainsi s'ouvre Le Livre de Sarah, ou le roman de Scott. Car Scott McClanahan est le personnage principal et le narrateur de cette chronique d'un naufrage. Celui de son mariage avec Sarah, la mère de ses deux enfants, mais aussi de l'homme lui-même, alcoolique notoire, autodestructeur et paranoïaque sur les bords.Situé au c?ur d'une petite ville déshéritée des Appalaches qui laisse peu de place au rêve, ce récit d'une sincérité bouleversante au style syncopé est sans doute le plus beau chant d'amour qu'on ait lu depuis longtemps. Le plus beau, le plus triste... et aussi le plus drôle.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron
Dublin, de nos jours. Frances et Bobbi, deux anciennes amantes devenues amies intimes, se produisent dans la jeune scène artistique irlandaise comme poètes-performeuses. Un soir, lors d'une lecture, elles rencontrent Melissa, une photographe plus âgée qu'elles, mariée à Nick, un acteur. Ensemble, ils discutent, refont le monde, critiquent le capitalisme comme les personnages de Joyce pouvaient, en leur temps, critiquer la religion. Ils font des photographies, ils écrivent, ils vivent. C'est le début d'une histoire d'amitié, d'une histoire de séduction menant à un " mariage à quatre " où la confusion des sentiments fait rage : quand Frances tombe follement amoureuse de Nick et vit avec lui une liaison torride, elle menace soudainement l'équilibre global de leur amitié.Mais Conversations entre amis n'est pas qu'une banale histoire d'adultère : c'est avant tout le portrait attachant, empathique, des jeunes gens contemporains, ces millenials qui ne parviennent pas à trouver leur place dans le monde que leur ont laissé leurs aînés. La voix de Frances, poétique, désinvolte, parfois naïve, d'une extraordinaire fraîcheur est, par de multiples aspects, celle de sa génération.
Résumé : C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des Etats-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. A l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres. C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ? Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.
Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...Facétieuses, corrosives et incroyablement brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie nous immergent dans l'univers " keretien ", où le virtuel et le fantastique viennent subtilement troubler la réalité pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech.