Le roman commence comme une banale enquête policière dans un camp militaire en Israël alors qu'une équipe tourne un court métrage pour l'armée. L'enquête s'enlisera. Pendant ce temps, les huit personnages qui participent au film, obsédés par leur propre histoire plutôt que par le scénario insignifiant qu'ils sont en train de tourner ou les mots qu'ils sont en train d'échanger, s'échappent, chacun dans son univers intérieur. La deuxième partie du roman se situe à Paris. Elle débute également par une énigme policière qui n'aboutira pas alors qu'un étudiant des Beaux-Arts travaille à une version moderne d'un tableau de la Passion. Et pour peindre la déploration du Christ, il choisit de situer la scène à la morgue, prenant comme modèles trois clochards volubiles et prêts à exposer leur vie. Le troisième volet se situe hors du temps, hors de la géographie, et emprunte la forme d'une légende. Un roi et son grand prêtre obligent leur peuple et les ennemis vaincus à ériger une statue à leur dieu. Mais la tentative d'atteindre le divin se soldera par un échec. Dans ce roman bâti en forme de triptyque, chaque partie semble, en apparence seulement, indépendante. Entre les digressions souterraines des personnages et les intrigues qui se jouent en surface, Youval Shimoni dresse un portrait troublant de la condition humaine.
Résumé : Un roman historique qui transporte les lecteurs au Moyen Age, tout autour de la Méditerranée. ANNO DOMINI 1234 Après avoir passé deux ans à la cour de Frédéric II, en Sicile, le marchand de reliques Ignace de Tolède revient en Espagne pour se lancer dans une nouvelle et fascinante quête : trouver la Grotte des Sept Dormants. Dans ce tombeau légendaire, sept martyrs chrétiens se seraient littéralement " endormis ", plusieurs siècles auparavant, d'un sommeil éternel. Cette fois, l'objet des recherches d'Ignace n'est pas une relique mais le mystère de l'immortalité qui pourrait être lié aux Sept Dormants. Les indices en sa possession le conduisent en Castille-et-Léon, sa terre natale où l'attend sa famille. A son arrivée, cependant, Ignace découvre de tragiques événements dont sa longue absence l'avait laissé ignorant jusque-là : Sibille, sa femme, a disparu, fuyant semble-t-il une terrible menace ; quant à son fils, Uberto, il est emprisonné, accusé d'avoir tué un homme. Qui est responsable de ces disgrâces ? Peut-être un frère dominicain au comportement suspect, confesseur du roi Ferdinand III de Castille ? Ainsi qu'une secte de vieux ennemis du marchand : la Sainte-Vehme... Le grand retour d'Ignace de Tolède, dans la plus risquée de ses aventures
Résumé : Ferrare, hiver 1349. Un inquiétant groupe, mené par une femme chevauchant une étrange créature, parade aux abords de la ville, s'en prenant à quiconque a le malheur de croiser son chemin. Pendant ce temps, des rumeurs se répandent parmi les habitants sur la pratique de rites sataniques et l'apparition de signes annonciateurs de l'Apocalypse. Fort de l'appui de la Sainte Inquisition, le chevalier Maynard de Rocheblanche est chargé de faire la lumière sur ces évènements. Mais c'est compter sans ses ennemis, avides de découvrir le secret du Lapis exilii, le plus grand mystère de la chrétienté, dont il détient la clé. Une situation qui rend sa mission plus périlleuse encore...
Résumé : Une nuit à Paris, un étudiant des Beaux-Arts fait rentrer en cachette trois clochards dans une morgue pour une étrange séance de pose. Ces figurants des grandes villes lui apparaissent comme les modèles idéals pour créer une version contemporaine de la célèbre déploration du Christ peinte par Andrea Mantegna à la fin du XVe siècle. Peu à peu, la voix du jeune peintre, hanté par le souvenir d'une passion amoureuse, se mêle à celle des deux vieilles clochardes qui se tiennent chaud et à celle de l'ivrogne qui joue au Christ marchant sur l'eau pour la plus grande joie des touristes. A travers l'entrelacement de ces paroles qui se croisent et qui se télescopent sans jamais se toucher, Youval Shimoni, dans un flot d'images envoûtantes, compose une fresque sur notre humanité d'une sombre beauté charnelle.
Le dictionnaire des mots inexistants propose un nombre de mots aux fins d'enrichir le vocabulaire français. Mais surtout, et cela est son ambition majeure, il veut ouvrir la voie à une sensibilisation vers la création de nouveaux mots opérationnels et phonétiquement souples, afin d'élargir le champ lexical et les moyens de communication en réponse à la rapidité de l'évolution de la science, de la technique et de la littérature de notre époque.
Le yiddish, situé à d'intersection de l'Orient et de l'Occident, brassant les traditions hébraïques et araméennes d'une part, et les apports d'origine celtique, germanique, romane et slave, de l'autre, constitue depuis huit cents ans un véritable creuset de la civilisation européenne. En raison de sa double marginalité - il s'agit d'une culture populaire qui s'est développée en lisière de la culture juive savante et de surcroît au sein d'une communauté déconsidérée - sa littérature a été trop longtemps méconnue et méprisée. Ce recueil se propose d'illustrer sa richesse et sa diversité afin dé lui restituer la place qui lui revient dans la culture occidentale. Cet ouvrage comprend une sélection de textes destinés à illustrer l'histoire sociale du monde yiddishophone au cours des ans. A côté des contes et des légendes (d'inspiration religieuse ou profane), des récits hassidiques, des supplications rédigées à l'intention des femmes pieuses et, bien évidemment, des extraits représentatifs des ?uvres des maîtres des lettres yiddish, on y trouvera de nombreux écrits permettant de saisir sur le vif le déroulement de la vie quotidienne au sein des communautés ashkénazes. Pareil recueil ne peut prétendre à l'exhaustivité: tout en ayant le souci de retrouver la saveur inaltérée d'un passé révolu, Nathan Weinstock a désiré se démarquer d'une tendance à trivialiser la culture yiddish et à la dénaturer en un insipide folklore kitsch aux senteurs de guimauve, à la noyer dans le shmaltz. Le yiddish tel qu'on l'oublie comporte de nombreux inédits dont certains étaient demeurés à l'état de manuscrit. Contrairement à l'habitude qui s'est instaurée dans l'édition francophone de présenter comme "traductions du yiddish" des textes retraduits à partir de versions en langue étrangère, lestraductions utilisées ont été vérifiées et corrigées sur le texte original.