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Carson McCullers et moi
Shapland Jenn ; Cohen Hélène
DU PORTRAIT
24,90 €
Épuisé
EAN :9782371200418
Finaliste du National Book Award 2020, salué par la critique américaine "Carson McCullers" et moi de Jenn Shapland est un récit littéraire dans lequel l'autrice se plonge dans la vie de McCullers et mêle habilement sa vie à celle de l'écrivaine pour aborder les questions de l'identité, du genre et de l'amour. C'est lors d'un stage comme archiviste au Harry Ransom Center, bibliothèque de l'université du Texas à Austin, que Jenn Shapland tombe sur la correspondance entre McCullers et l'écrivaine voyageuse Annemarie Schwarzenbach. Shapland est saisie. Un sentiment amoureux émerge de ces lettres. Pourtant, ce sentiment n'est jamais nommé dans les nombreuses biographies qui lui sont consacrées. McCullers est présentée comme une personne n'ayant jamais rencontré l'amour ... La curiosité de Shapland est piquée au vif. Quelque chose se fait jour chez Shapland, son regard sur le monde change. Poussée par un sentiment d'urgence, elle décide de partir sur les traces de McCullers pour comprendre. Elle se plonge dans son oeuvre, se rend dans sa maison d'enfance, passe quelques jours dans sa résidence artistique, étudie sa garde-robe, parcourt les retranscriptions de sa thérapie que Carson voulait utiliser pour écrire son autobiographie. Pendant cette enquête qui va durer six ans, et en s'appuyant sur son expérience, Shapland interroge le genre, l'identité, l'amour. Elle redonne ainsi à l'histoire queer toute sa place dans la création et réussit à partager ce que la rencontre avec l'autre, imaginaire ou pas, peut changer dans une vie. La rencontre autorise à se percevoir hors des modèles établis. C'est ce que Carson McCullers a provoqué chez Jenn Shapland : par un effet de miroir, elle a investi son homosexualité. "Carson McCullers et moi" est un récit littéraire qui permet à Jenn Shapland de se retrouver aux côtés d'une Kae Tempest, d'une Maggie Nelson ou d'une Carmen Maria Machado. Ce livre est accompagné dans la Petite Collection par 3 courts textes de Carson McCullers.
Le développement d'une industrie privée de la sécurité constitue l'un des traits forts des dernières décennies : dans les galeries commerciales, à travers nos paiements par cartes de crédit, dans de multiples occasions de notre vie, chacun d'entre nous est de plus en plus soumis à des contrôles privés, même si c'est souvent à son insu. Suffit-il pour autant de crier à la privatisation d'une ancienne compétence publique ? Cette analyse serait aussi insuffisante que l'inverse qui feint de voir dans les nouveaux agents de sécurité de simples auxiliaires des policiers publics. Les meilleurs spécialistes européens - et quelques nord-américains - se sont unis pour analyser plus précisément la nouvelle articulation entre police publique et sécurité privée. Cet ouvrage procure l'une des premières synthèses européennes sur ce thème aussi essentiel que mal connu. The growth of the private and corporate security industries has been one of the defining trends of the last few decades. Whether in shopping centres, through credit card payments or on many other occasions in everyday life, everyone comes into contact with such security controls, though we may not tend to notice them. Should we be worried about such privatisation of what used to be public activities? Yet this kind of analysis, alone, is as insufficient as the other view, which would sec private security as simply junior partner of the police. The main criminological experts from across Europe, as well as several North Americans, have been brought together to consider the new relationship between police services and private and corporate security. The resulting book provides one of the first cross-European analyses of this important, but under-researched subject.
Shapland Joanna ; Bartkowiak Isabelle ; Crawford A
Au cours de la douzaine d'années écoulées se sont fait jour de grandes inquiétudes quant aux rapports entre la justice pénale et ses publics. Diverses en ont été les manifestations, depuis la crainte que la justice pénale de l'État se soit éloignée des préoccupations de la population (elle en serait devenue trop distante, trop déconnectée, elle ne refléterait plus assez les différentes composantes de la société) à l'idée que la police ne s'est pas attachée aux bonnes priorités, que l'État a échoué dans sa lutte contre la délinquance et qu'un sentiment général d'insécurité continue d'affecter les citoyens. À travers l'Europe et l'Amérique du Nord, les gouvernements se sont employés à répondre à ces inquiétudes, mais les résultats de ces efforts ont mis à l'épreuve les croyances profondément ancrées dans la population sur ce qu'est la justice et ce que devrait être le rôle de l'État. Le besoin d'innover pour répondre à des demandes locales a abouti à des initiatives très variées. Cet ouvrage cherche à approfondir la relation contestée entre la justice pénale et ses publics. C'est un travail comparatif, mené par des experts de différents pays et qui montre à quel point les attitudes culturelles à l'égard de la justice pénale divergent au sein de l'Europe. L'époque est à la contestation du monopole des États sur la justice pénale : il leur est demandé d'en justifier la légitimité, mise en question tant par la mondialisation que par le recentrage sur les pouvoirs locaux. Les réponses apportées reflètent les spécificités culturelles et, dans certains cas, des avancées à la rencontre des citoyens et des associations qui les représentent.
Taylor Sunaura ; Sancey Elisabeth ; Ayakatsikas Cy
Le récit de ce texte commence à s'écrire lorsque petite fille, l'autrice atteinte d'arthrogryposis, une maladie congénitale qui paralyse les articulations, entend des enfants dire d'elle qu'elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Ils la considèrent comme leur inférieure, elle se voit comme leur égale. Elle s'étonne également que la comparaison avec l'animal soit péjorative. Quelle influence joue notre capacité physique et mentale sur la compréhension de notre humanité ? Qu'est-ce qui différencie l'homme de l'animal, les handicapés des valides et que signifierait faire tomber ces différences, pour reconnaître l'animal et le vulnérable dans chacun de nous ? L'autrice s'attache aussi à la question de l'accessibilité. Si quelqu'un ne peut pas franchir une bordure de trottoir et se retrouve marginalisé, est-ce la faute de son corps ? Où la faute du trottoir qui n'a pas été aménagé ? Il est important de comprendre qui nos sociétés ont privilégié, traditionnellement, et pour quels types de corps elles ont été conçues. La question est donc : pourquoi certains corps ont-ils été présentés comme la norme à laquelle les autres seraient comparés ? En tentant de répondre à ces questions, Sunaura Taylor signe un texte très important. Récompensé en 2018 par l'American Book Award décerné par la Before Columbus Foundation, elle parle de la différence, de l'altérité, comme un état de fait, consubstantiel à la vie et donc nécessaire à notre bonne santé même si nous, êtres humains, nous voulons l'effacer. Et pour ce faire, nous avons trouvé un système très efficace : le "validisme" , soit le règne sans partage des bien-portants dans lequel les capacités intellectuelles, physiques ou affectives d'un individu autorisent la discrimination - consciente ou inconsciente et dans tous les cas intériorisée. Mais ce n'est pas tout. Ce livre parle des animaux et de leur incroyable richesse cognitive. Saviez-vous qu'un chien comprend le handicap de son maître qui a perdu ses bras ? Non par le processus de l'identification mais par celui de l'apprentissage. Ainsi, il lui faudra quelques jours pour ne plus chercher le bras de son maître qui auparavant lui lançait sa balle, mais son pied. Le lien entre les personnes handicapées et les animaux ? Il est dans les raisons qui autorisent la discrimination des personnes handicapées et l'oppression (élevage industriel) des animaux. La vulnérabilité, l'interdépendance et bien sûr l' "anomalie" physique et mentale, jugées par les validistes comme un signe d'infériorité. Ce livre est le résultat du cheminement intérieur et intellectuel de Sunaura Taylor qui constate, de façon très argumentée, et en faisant un pas de côté que le schéma du validisme s'immisce dans tous les recoins de nos sociétés et ce parfois malgré nous. "Sunaura Taylor va mettre votre monde sens dessus dessous, secouer vos catégories, vous dire des choses fascinantes et très importantes que vous ne connaissez pas, au sujet de votre corps, de celui des autres, humains ou animaux soumis à un régime inhumain. Un livre réjouissant, accessible parfois hilarant sur la condition humaine, abordée d'une façon tout à fait nouvelle. Ce livre pourrait être très très important. " Rebecca Solnit, autrice de "Ces hommes qui m'expliquent la vie" et sélectionnée en 2018 pour le National Book Award.
Albernhe Laure ; Bevilacqua Rachèle ; Boidé Caroli
De jeunes auteurs, tels que Pacôme Thiellement, Julie Bonnie et Caroline Boidé, se sont penchés sur 50 récits de vie, tous incontournables, pour transmettre les pulsions de vie qui habitent ces écrits. Ils signent ici des textes courts et saisissants et font voyager le lecteur au coeur du portrait, à travers ces 50 oeuvres choisies, de Russell Banks, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux, Romain Gary, Jack London, Art Spiegelman, en passant par Stefan Zweig et bien d'autres. Nancy Huston et Catel, qui ont écrit respectivement sur la vie de Romain Gary, sur celle de Samuel Beckett, de Kiki de Montparnasse et de Benoîte Groult, partagent, dans deux longs entretiens, leur savoir sur cette écriture si singulière qu'est celle du portrait. La vie des autres est une merveilleuse manière de lire, de relire et de faire exister 50 récits de vie incontournables.
Ce nouveau numéro de la revue Portrait prolonge la réflexion du précédent autour des géographies intérieures. Mais cette fois-ci, le point de vue change : les auteurs ne parcourent plus les mondes habités des personnes rencontrées, ils s'installent à leurs côtés et questionnent le rôle que joue l'autre dans leurs existences. Il semblait probable qu'à travers ces autres, fictifs ou réels, les portraiturés de la revue, reliés par le désir de penser différemment, révèleraient quelque chose de leur propre travail. L'intuition s'est vérifiée. Agnès Desarthe, dont l'écriture emprunte à la grammaire de la musique, déroule le fil de sa longue et parfois difficile relation à cet art, qui fait écho à sa rencontre avec le jazzman René Urtreger. Michel Lebris, fondateur du festival Etonnants Voyageurs, confie son émerveillement persistant face à la magie des visages, à la manière dont certains d'entre eux relient encore sa vie au réel. Anne Landois, scénariste en chef de la série télé Engrenages, ne cesse, elle, de scruter avec empathie l'autre face à son drame, tandis que l'auteure Caroline Boidé poursuit sa quête intime de liens historiques entre Arabes et juifs, dans une nouvelle inédite : Si j'étais Amina. Pauline Guéna nous dévoile le carnet de bord qu'elle a tenu en marge de ses entretiens littéraires parus dans l'Amérique des écrivains, co-signé avec Guillaume Binet. Enfin, la revue Portrait publie deux portfolios : l'un extrait de Hang on de Neak Sophal, présenté par l'élégant Christian Caujolle, et l'autre, tiré d'Angel de Ronan Guillou, dont les images, dit Wim Wenders, sont précédées par un moment magique : le passage d'un ange...
Nouveau magbook, Portrait se lance, avec son équipe et son regard documentaire et poétique, à la rencontre d'artistes, de scientifiques, de philosophes, d'historiens, de politiques, de religieux... Ces femmes et ces hommes interrogent l'existence et proposent, au détour de leurs questions, de nouvelles façons de l'aborder. Ils partagent tous une curiosité débordante pour la vie et une capacité à surmonter l'adversité. Leurs parcours insolites et réjouissants montrent que chacun a le pouvoir de rendre son existence meilleure et, par ricochet, d'agir sur le monde.