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La déchirure du papier huilé
Shangdi Taiping
ED DU MASQUE
11,20 €
Épuisé
EAN :9782702497234
C'était l'année Dingwei, l'an 1907, dédiée au yans, "mouton". Il est temps de replanter les lotus du Lac de la grande salive et l'impératrice encore toute puissante Cixi attend avec impatience cette véritable fête. Une cohorte de domestiques doit affronter l'eau froide et trouble afin que l'été venu le lac se couvre de fleurs. Mais l'eunuque Quiétude du siècle s'attend peu à sa macabre découverte : croyant saisir une racine, il attrape une main de femme. C'est la suivante Bouffée de parfum que l'on retrouve ainsi noyée alors qu'on la pensait enfuie. Pour la dame d'honneur Sourcil de paon et son compagnon Petit brillant cette mort s'ajoute à tant d'autres qu'elle ne pourrait rester qu'un jalon sur leur route mais l'heure n'est-elle pas venue pour eux de remettre en question leurs certitudes et d'affronter leur destinée ?
Résumé : Depuis la découverte d'un complot contre l'impératrice Tseu Hi, le Palais d'été est en proie à la torpeur. Tous redoutent la colère de la Vénérable Aïeule, au point que certains préfèrent se donner la mort... Petit Brillant lui-même n'est plus aussi serein qu'à l'accoutumée. Bien qu'aucun eunuque ne soit autorisé à sortir du Palais, la mission dont son maître l'a chargé lui dicte le contraire. Or, aucun n'est jamais revenu de l'extérieur... Mais le plus troublant reste l'attitude de Sourcil de Paon, sa précieuse compagne. Lors de leur dernière entrevue, Petit Brillant l'a surprise en train de verser un produit dans son thé... Serait-il possible qu'elle aussi cherche à le tuer ?
Olivier Seigneur (qui écrit ici sous le pseudonyme de TaipingShangdi, son nom... plus ou moins traduit mot-à-mot enchinois) est né en 1956 à Paris. Il a écrit de nombreux romansqui évoquent la vie de la cour à Versailles ou celle des dernierssouverains Qing dans les palais impériaux, à Pékin. Il est aussil auteur de fictions drolatiques éditées chez Hachette-Jeunesse.
A la fin du XIXe siècle, l'Empire du Milieu n'est plus que l'ombre de lui-même. Soumise à des pressions occidentales, affaiblie par une dynastie régnante plus préoccupée de son image que du bien-être de ses sujets. La Chine bascule lentement aux mains des Européens. Au sein de la Cité Interdite où tout n'est plus que masques et intrigues, Sourcil de paon, dame de cour mandchoue, est entrée au service de Joyau incomparable, une des concubines impériales. Lorsqu'elle découvre un livre à l'écriture inconnue, et qu'il lui est bientôt dérobé, Sourcil de paon s'inquiète. Elle serait bien plus alarmée si elle savait que ce texte mystérieux va entraîner la mort de Plusieurs personnes et un incendie mémorable au coeur de la Cité millénaire...
Fred Vargas est née en 1957 à Paris. Archéologue de formation,elle est repérée lors de la sélection du Prix du premier roman duFestival de Cognac qu elle obtient avec Les jeux de l amour etde la mort publié au Masque en 1986. Sa série mettant en scènele commissaire Adamsberg et son second l inspecteur Danglard,lui a valu une reconnaissance et un succès internationaux.
L'existence sans histoires de Violette, dix-sept ans, est chamboulée le jour où les médias annoncent la mort accidentelle de l'acteur français Pierre Vasseur. Sa mère, Henriette, lui apprend brutalement que son géniteur n'est autre que ce comédien reconnu, déjà père de trois enfants. Sans attendre, Violette se manifeste auprès de la famille Vasseur, qu'elle rêve d'intégrer. Il faut dire que l'adolescente, qui ne s'entend guère avec sa mère, souffre d'un terrible manque d'amour. Hélas, les espoirs de Violette s'éteignent rapidement : la veuve de l'acteur, la superbe Leïla, a toujours dirigé son clan d'une main de fer et n'entend guère accueillir cette enfant illégitime. Pire encore, la jeune fille va découvrir les haines qui agitent cette famille et verra son beau rêve s'écrouler comme un château de cartes. Elle apprendra, à ses dépens, que les apparences sont souvent trompeuses... Un thriller psychologique glaçant où le pire ennemi est la famille !
Dans un appartement parisien, on retrouve un vieil homme égorgé, gisant sur le parquet. Peu d'indices si ce n'est ces lettres que, au seuil de la mort, il a réussi à tracer avec son sang. Ces lettres forment le début d'un nom: Monis... Ne désigneraient-elles pas Monistrol, le neveu de la victime, comme coupable? A-t-il un alibi, un mobile, une ligne de défense? Le commissaire Méchinet, aidé par un jeune a officier de santé », mène l'enquête. Découvrirez-vous la vérité avant eux? L'accompagnement pédagogique s'attache à montrer les invariants d'un genre nouveau à l'époque d'Émile Gaboriau: le roman policier. Des pages tirées d'oeuvres de Georges Simenon ou d'Alexandre Dumas permettent des travaux de lecture et d'écriture divers. Ce court roman, d'abord paru sous forme de feuilleton, est d'une lecture aisée.
Extrait Comment Voltaire prit un parti audacieux et se fit couler un bain. En son deuxième étage de la rue de Longpont, Voltaire éprouvait une impression étrange : il se sentait un peu moins mourant que d'habitude. Il dut se rendre à l'évidence. Il n'avait mal nulle part, il allait presque bien. La nouveauté de cet accès de santé le désarçonnait, il fallait le dominer. L'énergie lui donnait de l'audace, le moment était propice à de grandes résolutions. Il décida de se faire monter un bain. On se récria. Un bain, en hiver ! Il était patent que se laver gâtait la vue, engendrait les maux de dents, fanait le visage et vous exposait au froid. Déjà, en été, ces ablutions dénudées étaient réservées aux téméraires capables de braver les redoutables effets de l'eau et du savon. - Vous avez raison, admit l'intrépide. Son courage l'effrayait. Pour n'avoir pas à se dédire, il prit des mesures conservatoires : on calfeutra portes et fenêtres pour étouffer le plus infime courant d'air aux conséquences tragiques, on créa dans son cabinet une chaleur d'étuve, on reconstitua pour lui la moiteur de l'ie. Chacun fut réquisitionné pour alimenter un feu de forge dans la cheminée comme dans le poêle, derniers remparts du génial cerveau contre la morsure du gel. Quand on eut créé une touffeur de hammam où ne manquaient que les odalisques, Voltaire envoya chercher son bain dans la rue avant qu'une végétation tropicale ne germât sur le parquet. On n'en avait pas fait davantage pour le baptême de Clovis. Les gens bien informés avaient connaissance d'un projet qui consistait à pousser l'eau jusque chez les particuliers à l'aide d'une pompe installée sur la colline de Chaillot. C'était une idée folle que l'on réaliserait peut-être un jour. Pour l'heure, l'eau courante courait encore sur deux pattes. Dumoulin, le logeur, héla un porteur de bains qui passait avec sa carriole, sa réserve d'eau, son bois, sa baignoire et ses paniers pleins de savons, huiles, onguents, crèmes, en un mot, tout ce dont Sapho ou Cléopâtre eussent rêvé, y compris, sur commande, le lait d'ânesse. Tandis que se faisait dans l'escalier un va-et-vient de toute la maisonnée pour apporter le matériel et le liquide dans les hauteurs où vivaient les penseurs, Voltaire se félicita d'être né en un temps où la modernité vous offrait tant de confort. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .