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Le jour des fantômes
Shahar David
GALLIMARD
14,85 €
Épuisé
EAN :9782070712823
Parmi les personnages qui se trouvent cette fois plus particulièrement sous les feux de la rampe, se détache de manière inattendue la figure de Daoud ibn Mahmoud, le séduisant chauffeur arabe du juge Dan Gutkin dont l'auteur nous avait raconté la mort, frappé par Gabriel Louria, son ami de toujours, lors des émeutes de l'été 36, en ce jour qui avait "coupé en deux le monde et le temps". Il prend ici toute sa stature dans le long monologue profond et pittoresque où il règle son compte à Mme Léa Himmelsach, conférencière et idéologue, trop heureuse de "monter sur les barricades" en faveur des Arabes du pays, nouveaux moujiks qu'elle entend faire passer "des ténèbres de l'ignorance à la lumière de la conscience de classe" - personnage irritant, ridicule souvent et pourtant pitoyable, dont les intentions, certes, sont louables mais dont Daoud, noble et "gentleman", ne pourra supporter les agissements non plus que sa tentative de séduction au clair de lune sous les auspices de Diane et de toute une mythologie romantique. Et de fait, dans la meilleure tradition mythologique, elle sera la déesse maléfique qui entraîne le héros vers la révolte et vers la mort. Cet enchaînement impitoyable donne parfois au roman une nuance d'âpreté, mais il est aussi plein de tendresse - celle de Berl, par exemple, l'époux de Léa Himmelsach, pour leur fille la charmante Nin-Gal, morte toute jeune, qu'il voit et dont il entend la voix dans une scène mystérieuse et mélancolique. Et il y a toujours présent, même dans les instants les plus pathétiques, l'humour si personnel de David Shahar - qu'il raconte les tribulations de Berl en Perse, flanqué de son ineffable interprète Badran Meshedi, ou les aventures de Léa Himmelsach menant une manifestation de chèvres ou mimant, pour le bénéfice de fellahim médusés, l'âge d'or d'après la Révolution. Le jour des fantômes, nouveau volet du Palais du vases brisés, est un livre pénétrant, lucide, et qui, s'il est souvent très drôle, n'en soulève pas moins des questions brûlantes concernant notre monde "ici et maintenant", un monde qui reste comme toujours chez David Shahar en résonance avec le mystère qui se devine au-delà des choses et par-delà les apparences.
David Shahar poursuit ici l'évocation de la Jérusalem de sa jeunesse. De nouveaux personnages prennent place, d'autres se précisent sur la vaste fresque animée, tel le petit Sroulik dont l'auteur raconte ici la jeunesse, les luttes, les rêves et les amours.
Devant le café Gat, à Jérusalem, Gabriel Louria joue du violon, Orita Landau danse, Boulos Effendi invite tout le monde au King David... C'est le dernier " jour enchanté " que se rappelle avec nostalgie le narrateur. Les émeutes arabes de l'été 36 éclatent la semaine suivante et, avec elles, le petit groupe d'amis. Juifs et Arabes, musulmans et chrétiens qui vivaient dans la tolérance réciproque, tous se dressent les uns contre les autres, dans un monde où, désormais, " un homme ne reconnaît plus son propre frère ".
Né à Jérusalem en 1926 d'une famille établie dans le pays depuis cinq générations, David Shahar a connu la lutte pour l'indépendance et pris part aux guerres de 1948, 1956 et 1967. Il a effectué plusieurs séjours en France. Président de l'Association des Écrivains israéliens, il a reçu en 1969 puis en 1978 le prix de la Création littéraire, en 1973 le prix Agnon de la ville de Jérusalem, et en 1981 le prix Médicis étranger. Il a été fait commandeur dans l'Ordre des Arts et des Lettres en 1986. Il est décédé à Paris en 1997.
Ce n'est pas le pape, mais Gabriel Louria, le séducteur, qui s'est rasé la moustache pour les beaux yeux d'une jeune religieuse anglaise. Et pourtant cette moustache, il y tenait ! Une vraie moustache de salon, soignée et bien taillée... Imaginez ce qui a pu se passer pour qu'il en arrive à la raser, sa moustache ! D'une plume alerte, David Shahar nous entraîne dans une Jérusalem fantasque et colorée à la découverte de ses habitants et de leurs histoires.Né en 1926, dans une Palestine encore sous mandat britannique, David Shahar appartient à une famille établie en Israël depuis cinq générations. Il passe toute son enfance à Jérusalem et en explore les moindres recoins. Cette ville et ses habitants pittoresques seront les personnages principaux de la plupart de ses livres, comme dans sa vaste fresque Le palais des vases brisés. Il obtient une licence de philosophie à l'université hébraïque, puis sert dans l'armée israélienne comme lieutenant d'infanterie. Il connaît la lutte pour l'indépendance et prend part aux guerres de 1948, 1956 et 1967. A trente-sept ans, il quitte pour la première fois son pays pour un long séjour en France. Séduit surtout par Paris et la Bretagne, Shahar fait entrer la France dans son oeuvre, oeuvre qui mêle les cultures arabe, juive et chrétienne. Il écrit aussi bien des livres pour enfants comme Riki. Un enfant à Jérusalem, mue de longues sagas historiques. Président de l'Association des Ecrivains israéliens, il reçoit en 1969 puis en 1978 le prix de la Création littéraire, en 1973 le prix Agnon de la ville de Jérusalem. Le prix Médicis étranger 1981 récompensera son roman Le jour de la comtesse, troisième tome du Palais des vases brisés, et David Shahar sera fait commandeur des Arts et des Lettres par le gouvernement français en 1986. Il meurt à Paris en 1997. Bien que son apolitisme et son individualisme maintiennent David Shahar en marge du monde intellectuel israélien, le rayonnement de son oeuvre est considérable. Ses textes reflètent la complexité de la vie quotidienne à Jérusalem.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.