Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'ABBE PREVOST. Labyrinthes de la mémoire
Sgard Jean
PUF
11,66 €
Épuisé
EAN :9782130392828
Tout roman peut être analysé comme un labyrinthe, simple ou complexe. Les romans de Prévost sont, à l'égal de Cnossos, ou des pyramides 'Egypte, ou des entrelaces de Vinci, des labyrinthes absolus : on ne peut que s'y perdre. Les personnages se perdent dans d'interminables errances ou dans le dédale de leurs passions ; ils tournent désespérément autour d'un fantôme ou d'une morte insaisissable. Ils se perdent aussi dans la quête de leur passé, et la mémoire trompeuse leur ferme définitivement le chemin de la vérité. Ces itinéraires fallacieux ne peuvent nous mener, comme ceux de Vinci, qu'au nom de l'auteur, inscrit au c?ur de l'?uvre, " Prévost d'Exiles ". Nul ne s'est ingénié, comme Prévost, à susciter des questions sans réponses ; Manon Lescaut rest à ce point de vue insurpassable. Mais d'autres récits fascinants, placés sous le signe du dédale, de la pyramide ou de la caverne, nous aident à mieux comprendre l'énigmatique histoire. Quelques petites phrases de Manon servent ici de fil d'Ariane dans la recherche des obsessions de Prévost, et dans sa découverte du " monde moral ".
Mélodrame et roman noir : ces deux genres, injustement discrédités, méritaient d'être considérés par les historiens de la littérature et les critiques. C'est l'objet de ce volume, qui réunit les meilleurs spécialistes de la question, d'étudier leurs liens : leurs thèmes communs, leur rhétorique de l'excès, les affinités de leurs publics, les " rêveries primitives " sur lesquelles ils se fondent... Mais on verra aussi apparaître la spécificité de leur évolution, du crépuscule des Lumières jusqu'à la fin du XIXe siècle. On pourra ainsi redécouvrir, a côté d'?uvres célèbres, celles d'un Sade ou d'un Hugo, des textes moins connus, de Coelina à la Nonne sanglante, qui firent les délices des amateurs.
Entre janvier 1773 et novembre 1775, le critique littéraire Jean-Baptiste- Antoine Suard envoie une soixantaine de lettres au margrave Christian-Frédéric d’Anspach-Bayreuth, neveu de Frédéric II, qui vient de quitter la France. C’est là la première édition critique intégrale de cette correspondance, établie à partir des deux manuscrits connus à ce jour, l’un conservé à la Bibliothèque historique de la ville de Paris, l’autre à la Bibliothèque municipale de Besançon. Sur un plan strictement historique, la correspondance se situe dans une période de transition très houleuse et témoigne du changement de règne. Elle rivalise avec la correspondance de Grimm-Meister et les journaux que le margrave reçoit aussi. Elle permet donc de saisir, à la manière d’un exemple, ce que sont les réseaux de communication et d’information de l’époque, leur fonctionnement, les enjeux politiques et littéraires qui les sous-tendent. D’un point de vue littéraire, elle s’interprète à la fois comme le reflet de goûts personnels dominés par une rhétorique de la convenance et comme une vulgate critique où la subjectivité s’exprime aussi parfois avec une verve singulière. Elle recèle certaines pièces inédites qui ne sont pas sans valeur pour l’histoire des textes et donne connaissance du Salon de 1773 qui manque à ceux de Diderot, alors en Russie. Travaillée par une tension entre un mode critique, parfois même polémique, et un mode ludique qui n’exclut pas quelque familiarité, elle s’appréhende comme un modèle du genre dont la poétique est plus aisément analysable que celle de correspondances du même genre, mais beaucoup plus longues. À vrai dire, elle offre un cas d’étude tout à fait remarquable pour définir avec quelque rigueur la poétique de ce genre particulier de journalisme. C’est la raison pour laquelle une étude littéraire définissant notamment les enjeux socio-critiques de la correspondance et sa pragmatique précède le texte. À noter enfin l’originalité du travail éditorial qui a tenu compte de la spécificité générique de l’o euvre : outre les traditionnelles notes d’érudition et d’établissement du texte, l’éditeur a proposé sur les sujets traités par Suard de longs passages tirés de quelques autres ouvrages critiques, manuscrits et imprimés, représentatifs de l’époque. Ainsi, le lecteur sera-t-il à même de se faire, au fil des lettres, une idée précise des enjeux esthétiques et critiques qui président à l’écriture de la correspondance.
Cadet Jean-Paul ; Vero Josiane ; Lemaître Sgard Ma
La réforme de la formation professionnelle de 2018 consacre "la liberté de choisir son avenir professionnel" en enjoignant notamment les salariés en emploi peu qualifié à devenir les acteurs de leur parcours. Car c'est bien connu : quand on veut, on peut Mais a-t-on vraiment conscience de ce que cela représente ? Des aides à domicile, agents d'entretien, opérateurs de tris de déchets, ouvriers d'abattoirs, etc., on attend qu'ils soient comptables de leur travail, entrepreneurs de leur vie professionnelle, responsables de leur parcours, capables de rebondir, de passer d'un emploi à l'autre, voire d'un métier à l'autre. Comment l'agir est-il possible pour réclamer des conditions de travail décentes, construire un parcours qui a de la valeur, éviter la précarité, se former... ? Les idées reçues sont légion à ce sujet. Les autrices et auteurs réunis dans cet ouvrage dressent un état des lieux documenté et actualisé de ces préjugés qui ne résistent guère à l'épreuve des faits.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.