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Sur les bancs du paysage. Enjeux didactiques, démarches et outils
Sgard Anne ; Paradis Sylvie
METISPRESSES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782940563425
Il ne suffit pas de poser le regard sur un paysage pour qu'il se révèle à nous. Car, loin du simple décor, te paysage constitue notre cadre de vie, chargé de sens, à partager avec d'autres, qui le perçoivent, le ressentent et se l'approprient de multiples façons. Tout au long du 20e siècle, le paysage est progressivement devenu un enjeu politique de premier ordre, comme en témoigne l'adoption de la Convention européenne du paysage. Pourtant, les acteurs censés le protéger, le gérer ou le transformer peinent à en saisir ta complexité et à valoriser son potentiel. Un travail de formation et d'éducation par, pour et avec le paysage se révèle dès lors nécessaire. En sensibilisant, en créant le débat et en confrontant les disciplines et tes métiers, cet ouvrage offre un panel d'expériences didactiques au service des acteurs du paysage d'aujourd'hui et de demain. Les textes ici rassemblés alimentent une réflexion de fond sur tes enjeux éducatifs autour du paysage. L'ouvrage numérique associé, augmenté d'une vingtaine de contributions, donne accès à un descriptif de chacun des dispositifs pédagogiques, à des ressources multimédias, et au retour critique des auteurs.
Lou est la cadette d'une famille aussi nombreuse que peu ordinaire. Ses oncles, tantes, parents et grands-parents l'entourent d'une affection protectrice. Elle trouve à s'en échapper auprès du voisin, Lukas, qui vit seul avec son père. Les deux enfants se rencontrent dans l'agitation d'un incendie d'été. Lou n'a pas sept ans, Lukas est presque deux fois plus âgé. Leur amitié se tisse et aucune interdiction n'aura raison de leur attraction. Mais comme l'héroïne de leur film préféré, A bout de souffle, Lou va se révéler insaisissable. Le jour de ses dix-sept ans, elle part pour Stockholm avec le premier venu, "pour rester elle-même". Elle sait qu'en partant, elle trahit Lukas; mais elle sait aussi que parfois, il n'y pas d'autre choix pour vivre. Cracovie, Budapest, New York: Lou découvre le monde au gré des hommes rencontrés au hasard. "Méfie-toi de l'amour", lui avait toujours dit sa mère sans jamais lui expliquer pourquoi. Lou ne cessera de chercher la réponse.
Résumé : Voici un essai comme il y en a peu, et qu'il fallait sans conteste rééditer. Alliant une érudition très sûre avec une merveilleuse faculté d'étonnement, Jean Sgard nous guide dans l'oeuvre romanesque de Prévost, de Manon Lescaut au Monde Moral, en passant par Cleveland et l'Histoire d'une Grecque moderne, sans nous forcer la main, et sans jamais rompre le charme. Selon lui, les romans de Prévost sont des labyrinthes absolus. Quoi qu'ils fassent, les êtres qui les habitent ne peuvent que s'y perdre et s'y égarer ensuite dans des souvenirs troubles. D'abord livrés aux passions, jouets des événements, allant d'exils en tempêtes, et de poursuites en trahisons, les narrateurs des treize romans de Prévost s'engagent finalement dans des récits complexes qui défient les ressources de la mémoire. L'évocation de leurs aventures et de leurs errances répond à une double quête : retrouver le fil de l'histoire et se trouver eux-mêmes. Mais si le romancier donne à penser, il préfère le vertige à la leçon de morale. Cet essai, dans lequel la précision et l'élégance le disputent à l'alacrité, est l'hommage passionné d'un grand lecteur, Jean Sgard, l'un des meilleurs spécialistes de la littérature française du XVIIIe siècle, Prévost, "ce génial menteur qui nous défie de loin".
Le 7 juin 1788, la population de Grenoble prit les armes pour empêcher le départ en exil du Parlement du Dauphiné, et elle tint en échec, une journée durant, les deux régiments royaux qui occupaient la ville. Cette journée d'émeute est la dernière des manifestations orchestrées par les Parlements tout au long du XVIlle siècle; elle est peut-être la première insurrection populaire menée contre le pouvoir par toutes les classes de la population, la première " journée " révolutionnaire. Limitée dans sa portée immédiate, elle n'en constitue pas moins un enjeu politique. Elle s'insère entre deux campagnes de presse; elle donne lieu à une trentaine de relations différentes, tant sous la plume des Grenoblois que dans les journaux du temps. L'essentiel, ici, est moins l'événement que le récit qu'on en fait. L'analyse littéraire de ces textes dus à des juristes, des orateurs, des religieux, des bourgeois, des officiers aussi bien qu'à un écrivain comme Stendhal, fait apparaître toutes les composantes de la communication politique sous l'Ancien Régime, et l'éventail complet d'une opinion réellement publique.
Entre l'art et le témoignage, au moins quatre générations d'écrivains de langue arménienne ont pratiqué une écriture contrastée pendant tout le cours du XXe siècle. Partagés entre le Pays et la Dispersion, entre le reniement et la fidélité, entre le communisme et l'idée nationale, ces écrivains se sont débattus avec leur temps aussi bien qu'avec le singulier destin de leur langue déchirée. Dans le même temps, ils ont su inventer une modernité pour leur propre compte, où intervenaient la Catastrophe, le deuil philologique, le débat continuel avec le témoignage, la critique acerbe de la révolution nationale et, bien sûr, la question récurrente : comment la littérature est-elle encore possible dans ces conditions extrêmes, au bord (ou au-delà) de l'effondrement ? Le présent volume inaugure une série d'études monographiques sur ces écrivains du bout du monde. Il traite de quatre auteurs (Yeghishé Tcharents, Gourgen Mahari, Zabel Essayan, Vahan Totovents) qui ont produit l'essentiel de leur œuvre en Arménie ou qui ont émigré sur le tard pour se voir emportés par la tourmente stalinienne en 1937.
Résumé : Aldo Rossi, personnalité éminente de l'histoire de l'architecture, a été le premier à évoquer l'atmosphère de " suspension " propre à l'architecture. Can Onaner ambitionne à travers cet ouvrage d'énoncer le concept de suspens comme un nouveau modèle théorique et pratique et comme l'emblème de tout projet architectural inquiet de sa pérennité. Cette recherche touche une dimension particulièrement controversée de l'architecture contemporaine, laquelle voit, depuis quelques années, s'accroître la création de formes monolithiques étranges, hors d'échelles, coupées de leurs contextes physiques et temporels, comme suspendues dans le temps et dans l'espace. Cette volonté de créer une architecture " absolue " et " autonome " peut-elle être qualifiée de simple phénomène de mode, ou est-ce une tendance plus profonde ?