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Strauss
Sfez Gérald
BELLES LETTRES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782251450698
Leo Strauss (1899-1973), philosophe juif allemand, est connu pour sa critique aiguë de l'idéal radical des Lumières et ses dérives modernes (historicisme, relativisme, progressisme et nihilisme), pour son retour à la pensée politique grecque et sa défense de l'universalité du droit naturel. Sa philosophie tient à un fil directeur : le croisement entre les héritages biblique et grec. Ce sont les Lumières médiévales, plus prudentes et rationnelles que les Lumières modernes, qui ouvrent, à ses yeux, la question du rapport entre la foi en la Loi et l'autorité de la raison, en inventant un art d'écrire secret capable d'associer l'adresse au grand nombre et l'adresse aux lettrés. Strauss défend l'idée d'un conflit irréductible et fructueux entre Athènes et Jérusalem, entre philosophie et Loi. Nous trouverions en effet dans la tension entre ces deux pôles légitimes et, pour partie, contradictoires, le pouvoir de contrer le déclin général de la politique contemporaine. La philosophie de Strauss nous alerte par sa critique aussi vigoureuse que mesurée de la démocratie libérale moderne, par son intelligence de la tyrannie, de la persécution et de la discrimination étatiques ou sociales, et par sa mise en relief de l'importance du judaïsme éclairé. Elle a ouvert la voie à un renouveau de la philosophie politique.
Dans cet hommage interdisciplinaire rendu à l'oeuvre de Marcel Hénaff (1942-2018), philosophe et anthropologue, des auteursde sensibilités et d'horizons différents mettent ici en relief l'importance de sa pensée tant dans le domaine des sciences humaines qu'en philosophie. Ils réfléchissent sur les perspectives d'avenir qu'elle ouvre tout en soumettant ses présupposés à l'examen. Ce sont autant de contredons qui engagent à approfondir la question des rapports étroits entre don et symbolisme, de leur rôle dans la constitution du lien social, à distance de l'échange marchand. L'ouvrage invite ainsi à mesurer tout l'intérêt de cette orientation novatrice et à en transmettre l'héritage. Avec les contributions de : Sylviane Agacinski, Isabelle Alfandary, Marco Fioravanti, Antoine Garapon, Denis Kambouchner, Elise Lamy-Rested, Jean Lassègue, Alain Loute, Hélène Merlin-Kajman, Olivier Mongin, Bruno Paradis, Jean-Michel Rey, André Sauge, Gérald Sfez, Arnaud Villani.
Un écrivain est à la recherche d'une langue. L'hypothèse contemporaine est d'avoir associé cette " langue cherchée " à un geste de résistance. Quelles relations un tel geste, accentué chaque fois autour d'un vocable majeur, entretient-il avec la langue ? S'agit-il précisément de résister à la langue elle-même, ou bien, tout au contraire, de résister avec elle par son respect ? Cet ouvrage enquête sur certaines des théorisations critiques les plus significatives. L'essai nous achemine, à travers la mise en débat et l'examen de leurs choix interprétatifs, vers l'appréciation de la puissance d'écart de la littérature vis-à-vis de la langue. Il s'inscrit dans la perspective d'une Critique de la raison idiomatique. Trois voix, celles de Camus, de Michaux et de Quignard, nous instruisent, dans leur écriture réflexive, de la complexité de la résistance de l'écrivain et d'une modalité toujours particulière de la puissance d'écart. En déconcertant toute unilatéralité de vue comme toute position de simple équilibre, elles représentent des figures emblématiques de ce paradigme et des alternatives fortes dans l'approche commune de ce que peut bien signifier résister dans la langue.
Que signifie philosopher, en guetteur critique, dans la postmodernité ? Telle est l'interrogation de l'auteur, à partir de la philosophie de Lyotard. En effet, dans un dialogue continuel avec Adorno et Levinas, Lyotard invente une philosophie nouvelle et dresse une critique de notre temps, qui s'affranchit à la fois de l'espérance dialectique, hégélienne ou marxiste, et de tout dogmatisme de la déconstruction. Prenant acte de la succession des politiques d'anéantissement en même temps que de l'ambiguïté constitutive des politiques légitimes, la philosophie du Différend et des ouvrages ultérieurs répond aux enjeux les plus directs des choses politiques. Lyotard nous oriente ainsi vers une philosophie des ordres de justice et la reconnaissance de leurs contours flous, et pose une double mesure : l'une, intérieure au politique, qui relève de l'estime du décidable dans l'action ; l'autre, extérieure, dont attestent les arts, où le modus est celui de l'écriture.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français