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Raisons d'Etat
Sfez Gérald
BEAUCHESNE
36,00 €
Épuisé
EAN :9782701022604
L'expression de "raison d'état" fait scandale : elle paraît signifier un régime d'exception à l'égard de la raison universelle ou commune, qui se recommande pourtant du titre de raison. Elle est l'allégation du droit d'échapper au droit. Le présent ouvrage explore les différentes formes de son énonciation et ses titres de légitimité, d'Italie en France et de France en Allemagne. Il découvre autant les dérives que les rationalités qui ont oeuvré à la constitution raisonnable de l'Etat. Celles-ci ont contribué à l'élaboration du droit public et mis en débat les formes d'exception légitimes auxquelles le pouvoir d'Etat est contraint d'avoir recours, en politique intérieure et extérieure, dans les situations extrêmes en vue de l'intérêt public. Ces rationalités ont suivi différents chemins depuis la ratio status médiévale à la mise en place de l'espace machiavélien (Machiavel et Guichardin), à leur bifurcation entre la voie de l'exception juridico-politique (Lipse et Charron) et celle de la maîtrise des ressources de l'Etat (Botero), leurs relations avec l'absolutisme et la naissance de l'Etat de bienfaisance. L'ouvrage expose la façon dont ces raisons d'Etat, multiples et divergentes, tant par leurs problématisations que par les réponses aigues qu'elles apportent, oeuvrent à la formation d'une pensée instruite de l'exception, affrontée aux dilemmes contemporains de la sécurité et de la liberté. Elles nous permettent, encore aujourd'hui, de prendre la mesure d'une zone incompressible de difficultés inhérentes à l'art de gouverner.
Gérald Sfez, docteur ès lettres, est professeur de philosophie en Lettres supérieures en classes préparatoires au lycée Henri Poincaré de Nancy et maître de conférences à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Il est notamment l'auteur de Machiavel, la politique du moindre mal, PUF, 1999 et de Jean-François Lyotard, la faculté d'une phrase, Galilée, 2000. A une époque où l'on s'intéresse à la pensée de Machiavel pour l'inscrire plus précisément dans son contexte, la lecture que Léo Strauss fait de Machiavel nous rappelle à l'enjeu universel de sa pensée et à la nécessité d'en produire une interprétation philosophique. Le lisant littéralement et à distance, Strauss voit en cette pensée le geste tenu secret de rupture de la filiation des deux autorités qui nous lient, celle de l'Ancien Testament et celle de la pensée grecque, et rapporte ce geste à la volonté moderne de destitution de l'autorité. Depuis le bord critique du retournement machiavélien de l'art d'écrire ésotérique, cette interprétation de l'invention de la modernité du mal nous éclaire sur des questions décisives : celle de l'autorité et du conflit des autorités, de la cohérence rationnelle et de la forme de vie légitime ; celle du sens de la rhétorique et de la preuve.
L'oeuvre de Jean-François Lyotard (1924-1998) est exigeante et l'on ne s'y aventure pas sans risque. Elle nous conduit au bord de la falaise, en nous faisant côtoyer par ses interrogations ; les abysses du langage Au centre de la pensée de Lyotard se trouve le concept de différend et, par suite, le traitement de toutes les notions juridiques qui l'avoisinent. La philosophie du différend répond à deux questions solidaires : à quels biais peut recourir celui qui est confronté à un différend nu pour que sa plainte soit entendue et pour que le tort dont il a été victime soit reconnu ? Quelles formes peut prendre la reconnaissance réciproque de la vie civile, depuis un désaccord qui est l'expression d'un conflit de légitimités ? La pensée de la partie civile connaît deux versants : celui de la demande de reconnaissance d'un tort ; celui des conditions du vivre-ensemble sur la base de ce que nous pourrions nommer une civilité du différend.
Epreuve phare du concours commun des Instituts d'études politiques (IEP), l'épreuve de culture générale s'appuie sur des "questions contemporaines" aptes à mesurer les connaissances et la qualité réflexive du candidat. Cette année, l'un des deux thèmes est celui du "genre". Cet ouvrage vous accompagne dans cette préparation à l'épreuve en proposant : une étude solide des notions clés se rapportant au thème du genre ; une méthodologie de la dissertation et des références bibliographiques solides et indispensables ; des corpus de textes pour aider à la réflexion et préparer à l'argumentation.
Si les grammaires de l'hébreu biblique abondent, les manuels sont assez rares, du moins en français. L'hébreu, langue sémitique à la morphologie très structurée, présente une syntaxe souple où domine la parataxe. Sa phonétique, en revanche, particulièrement complexe, nécessite une longue pratique des textes. Maintes fois, des élèves ont manifesté le désir d'avoir entre les mains un instrument de travail qui les familiarise progressivement avec les mécanismes de la langue à partir de la lecture de textes appropriés. Le manuel de J. Weingreen. A Practical Grammar for Classical Hebrew, en usage depuis plusieurs décennies (1939;1959), répond pleinement à ce besoin. Très attendue, l'édition française du "classique" anglais de J. Weingreen, par la clarté et la justesse de ses exercices, comble donc un vide et est devenue rapidement le "classique" français d'Hébreu, comme l'est devenue en grec l'Initiation au grec du Nouveau Testament de J.W. Wenham. Cette nouvelle édition revue et corrigée a été organisée, réalisée, en commun, par Les Sessions de Langues Bibliques. Les hébraïsants francophones, qui sont nombreux, sauront, sans nul doute, en tirer le meilleur parti.
Une application minutieuse inspirée par un répertoire organistique allant de Frescobaldi jusqu'aux oeuvres de l'auteur lui-même est le mot d'ordre de cet ouvrage qui veut faire suite à celui de La Musique et le Geste, aussi confié aux éditions Beauchesne. Remarques porteuses d'expériences pratiques, libres présentations esthétiques accompagnant des lustres de concerts et d'enregistrements et qui permettent d'aller d'emblée à l'essentiel, de toucher ce noyau central qui libère les forces devant présider à l'interprétation. Rencontre entre l'esprit et le monde, comme la rencontre entre La Musique et le Geste, dans ce désir de céder dans l'aura musical au pouvoir de l'écriture. Bref, un fil conducteur stratégique et fonctionnel, menant organistes et amateurs d'orgue, au gré de 142 oeuvres abordées, à la source d'une écoute et d'un acte musical efficients et lumineux. Bref répertoire des oeuvres présentées Parmi les 142 entrées se trouvent les auteurs suivants : Frescobaldi, Michelangelo Rossi, Nicolas de Grigny, J. Stanly, Frei Jacinto, José Carlos Seixas, Vivaldi, Gesualdo, Haendel, D. Scarlatti, J.S. Bach (18 entrées), Mozart, F. Liszt, J. Reubke, C. Franck, F. Mendelshonn, R. Schumann, J. Brahms, Ch.M. Widor, Moussorgsky, Vierne, Rachmaninov, Tchaïkovski, Stravinski, Honegger, Dupré, Bacewicz, Max Bauman et... Jean Guillou (64 entrées)
La Maisonneuve Dominique de ; Margain Jean ; Weing
Résumé : Si les grammaires de l'hébreu biblique abondent, les manuels sont assez rares, du moins en français. L'hébreu, langue sémitique à la morphologie très structurée, présente une syntaxe souple où domine la parataxe. Sa phonétique, en revanche, particulièrement complexe, nécessite une longue pratique des textes. Maintes fois, des élèves ont manifesté le désir d'avoir entre les mains un instrument de travail qui les familiarise progressivement avec les mécanismes de la langue à partir de la lecture de textes appropriés. Le manuel de J. Weingreen, A Practical Grammar for Classical Hebrew, en usage depuis plusieurs décennies (1939; 1959), répond pleinement à ce besoin. Très attendue, l'édition française du "classique" anglais de J. Weingreen, par la clarté et la justesse de ses exercices, a comblé un vide.