Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Liberté, égalité, Islam. La République face au communautarisme
Sfeir Antoine ; Andrau René ; Sabbagh Antoine
TALLANDIER
15,00 €
Épuisé
EAN :9782847342062
Voile, mosquées, terrorisme intérieur... Et s'il existait "une menace invisible visant à abattre le modèle républicain? En quinze ans, l'affirmation de moins en moins sourde d'un repli communautaire a progressivement miné les principes fondateurs de la République. La visibilité croissante de l'islam, l'inquiétude suscitée par sa reconnaissance, la montée en puissance et la radicalisation d'organisations islamistes semi-clandestines, la mémoire de l'histoire coloniale, la question jamais résolue de la place et de la représentation des enfants d'immigrés... tout justifiait que nous nous intéressions à ce communautarisme-ci plutôt qu'à d'autres intégrismes. Il y a aussi une raison qui m'est personnelle. J'ai choisi la France pour y vivre, parce qu'elle est la patrie de la liberté de pensée et de l'égalité des chances. Citoyen communautaire malgré moi dans ma patrie d'origine, j'avais aspiré à être citoyen d'une France républicaine et laïque. Depuis quelques mois, j'ai l'impression de me retrouver au Liban. Antoine Sfeir"
Le 26 décembre 1994, sur l'aéroport de Marseille, un Airbus A300 en provenance d'Alger est cloué au sol depuis deux jours. Soudain, des hommes masqués passent à l'assaut: ils font sauter la porte et libèrent les cent soixante-dix-sept passagers otages du commando du GIA.Sans l'intervention du GIGN, cet appareil devait redécoller et percuter la tour Eiffel, un 24 décembre, fête anniversaire du monde chrétien.Sans cet assaut, on ne parlerait peut-être pas aujourd'hui du «11 septembre 2001» mais du «24 décembre 1994».Depuis, le terrorisme islamiste n'a jamais cessé de menacer la France. Pourquoi?Antoine Sfeir est le directeur des Cahiers de l'Orient.
Présentation de l'éditeur Il serait périlleux de décrypter les tumultes qui secouent le monde arabe par le prisme de l'opposition entre démocratie et dictature. Ces catégories ne rendent pas compte d'une réalité fondamentale : l'antagonisme immémorial des sunnites et des chiites. C'est pourquoi Antoine Sfeir a choisi de remonter aux sources historiques et théologiques de cette guerre de « l'islam contre l'islam » afin d'en mieux saisir les implications géopolitiques. De l'Iran à l'Égypte, du Qatar à la Syrie, du Maghreb à « l'Orient compliqué » – et, surtout, du prophète Mahomet aux luttes de succession ouvertes par sa mort –, il brosse une fresque magistrale du monde arabe tel qu'il est. Une exploration minutieuse et pédagogique qui, en brassant un immense passé, éclaire singulièrement notre présent. « Un livre que tout honnête homme attiré par l’Orient devait avoir dans sa bibliothèque » (Renaud Girard, Le Figaro).
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.