Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Française, venue d'ailleurs
Seydi Madi
STOCK
20,10 €
Épuisé
EAN :9782234092648
Aulnay-Sous-Bois, début des années 1980. Dans la cour de récré, une petite fille s'avance d'un pas décidé vers le caïd de l'école. Parce qu'il fait pleurer sa camarade de classe, elle entend bien lui donner une bonne leçon. C'est Madi, la guerrière, qui se rêve princesse de Casamance, cette région verdoyante du Sénégal dont ses parents sont originaires. Madi la petite maîtresse de la cité des 3000, la répétitrice en chef des enfants du quartier. Madi, assoiffée de connaissance, qui dévore son encyclopédie au lieu de dormir la nuit, et qui n'en finit pas d'interroger son père sur les racines, la famille, l'Afrique. Un jour, c'est certain, toute la famille Seydi s'y établira. En les voyant arriver, les Sénégalais diront d'eux qu'ils sont des " toubabs " , des blancs. Une bassine en équilibre sur la tête, Madi voudra tout faire pour ressembler à ces femmes africaines dont elle admire tant l'allure, la force et la ténacité. A Dakar, elle assiste à ses premiers meetings politiques. Revenue en France, elle plongera tout entière dans le militantisme. C'est l'histoire d'une Française venue d'ailleurs qui garde la nostalgie de son enfance en banlieue. C'est la peinture réaliste d'une banlieue attachante, où règnent le vivre-ensemble et la chaleur humaine. Le témoignage poignant d'une découverte marquante, celle de l'Afrique de l'Ouest ; c'est l'expérience concrète de la " Teranga " , l'entraide et le partage. Le récit d'apprentissage d'une jeune femme engagée du côté du courage.
Résumé : Un franco sénégalais, jeune, formé et engagé prend la parole pour dénoncer l'extrêmisme, en même temps que l'amalgame et la confusion dont il fait l'objet. Un ouvrage donc qui fait la part du feu et qui milite pour un islam spirituel, en harmonie les valeurs humanistes et éclairées. Un message d'espoir enfin qui plaide en faveur du vivre-ensemble dans nos sociétés mutliculturelles.
C'est l'histoire et la trajectoire d'un homme. Cette histoire et cette trajectoire épousent celles du plus grand syndicat de la santé du Sénégal mais aussi celles de celui qui en a tenu le gouvernail ces dernières années, contre vents et marée. Nous sommes au début des années 1980. Léopold Sudar Senghor, frappé par l'usure du pouvoir, cède les rênes du pays à son dauphin Abdou Diouf. Celui-ci tente une ouverture démocratique en suscitant le multipartisme intégral. Pour autant, le pays n'en mène pas large. La culture de Parti unique reste tenace, le monde syndical est sous la coupe de la CNTS, prolongement du Parti au pouvoir, chantre de la Participation Responsable, sorte de syndicalisme caviar, cautère sur une jambe de bois qui préfère le conformisme à la confrontation. Les leaders de ce syndicalisme sont généralement des cadors du parti au pouvoir. C'est à fleurets mouchetés que les acquis du peuple laborieux se décident. Il s'agit davantage d'un cimetière des revendications des masses laborieuses. Le monde de la santé (...) est un exemple saisissant et pathétique, de ce que précarité veut dire. Parmi les mieux instruits, les agents de la santé sont paradoxalement frappés d'une indécente indigence. On eût dit que cette noblesse faisait en même temps office de caste d'Intouchables. En effet, après avoir fait menacer son fond de culotte d'escarres, l'infirmier ne touche pas plus de 58 000 FCFA et le médecin et son Bac + 8 ne voit inscrire sur son bulletin de salaire qu'un net de 70 000 FCFA. Mais ces agents si différents des autres font face à un dilemme : se syndiquer, faire grève, faire planer sur les populations la menace d'un mal qui s'aggrave, d'un handicap irréversible, de la survenue de l'irréparable parce qua un moment, l'urgence est suspendue sur un piquet de grève ; ou se mettre, contre vents et marée, debout devant des autorités qui ne connaissent que le rapport de force, pour préserver leur dignité, s'assurer (.. j le minimum pour vivre décemment. Ils sont nombreux, à l'aube de ces années 1980 à choisir le second terme de l'alternative. Mballo Dia Thiam, en poste à Ziguinchor fait déjà office, avec d'autres, de pionnier et de chef de file de ce Germinal des damnés de la souffrance humaine. Réunions syndicales, prises de paroles devant des militants parfois sceptiques, souvent déterminés, nuits blanches, privations, désinformation, intimidations, tentatives de corruption n'y feront rien. Aux quatre coins du Sénégal, les sections s'organisent fédérant le Professeur Agrégé de Médecine, l'infirmier, le travailleur social et le manoeuvre. Le SUTSAS obtient son récépissé en 1982. Les fers de lance ont pour nom Bakhao Seck, Awa Marie Coll Seck, Salif Guindo, Fangaly Diouf, Mballo Dia Thiam, Abdel Kader Badji. Le SUTSAS se lance alors dans sa première grève qui marquera les annales du mouvement syndical du pays. Tous les corps de métier de la santé y prirent part et toute la pyramide sanitaire s'en trouvàt ébranlée. Cet ouvrage remarquablement écrit par une des plus belles plumes sénégalaises du moment raconte avec l'art sublime du conteur ce qu'a été le SUTSAS mais aussi les mutations récentes et profondes de la vie syndicale et politique sénégalaises.
Ce titre figuratif de la lutte acharnée menée par des élèves sortant de l'INSEPS (Institut Supérieur de l'Education Populaire et du Sport) pour exiger leur recrutement dans la fonction publique circonscrit l'action romanesque dans un contexte de combat. C'est en cela que le choix du vocabulaire militaire est annonciateur de la grève de la faim de deux semaines, au terme de laquelle l'espoir des grévistes renaît, après une ferme promesse des autorités quant à la satisfaction de leur mot d'ordre, sous-tendu par le slogan "le décret ou la mort"". Extrait de la préface du Pr Babou Diène
Voici les résultats de vos analyses. Prenez-les et lisez. D'une main tremblotante, Guily se saisit des feuillets. Elle se mit à parcourir leur contenu. Docteur Sanokho l'observait, guettant sur son visage les réactions devant l'épreuve du choc de la révélation. C'était l'instant tant redouté par tous les praticiens : la communication de la vérité au malade. Nul ne pouvait prédire ce qui se passerait après. On pouvait prendre toutes les précautions, sonder la force mentale du patient afin d'évaluer ses possibilités d'acceptation ou de refus, face à la dureté d'un destin, emprunter la meilleure approche psychologique, et obtenir un résultat désastreux. Et se retrouver avec un malade prostré, glissant lentement dans le désespoir, se laissant abattre et mourir peu à peu, à petit feu, sans aucune volonté de lutte, parce que refusant d'avance tout combat. Docteur Sanokho n'eut guère le temps d'analyser les réactions de Guily. Celle-ci avait déjà lâché les papiers comme si elle eût tenu entre les mains des braises incandescentes. - Quoi, docteur ? Qu'est-ce que je lis ? cria-t-elle dans un désarroi total. - Séropositif. Oui madame. Je regrette de devoir vous l'annoncer, mais vous êtes frappée par le destin. Vous avez, hélas, dans le sang, le virus du SIDA..."
Résumé : Aventures, portraits et rencontres avec : Marisa Berenson - Jean-Pierre Léaud - Carla Bruni-Sarkozy - Les drogués de la suite Overdose - Les fidèles de la Médaille miraculeuse - Benoît XVI - Satan - Kenneth Anger - Pierre Molinier - Jean-Jacques Schuhl - Oscar Wilde - Pierre Drieu La Rochelle - Louis Malle - Naomi Campbell - Islam Karimov - Le Dragon Eye - Edwige - Les rats du Montalembert - Cuki au BB gun - Renée Vivien - Jacques de Bascher - Malcom Lowry - Les amis d'Henri de Régnier - Pierre Le-Tan - Chloë Sevigny - Saint Tropez 78 - Patty Hearst - Francis Ford Coppola - Yves Saint Laurent... De 2013 à aujourd'hui, une quarantaine d'articles de fantaisie dont plusieurs inédits en français. Le press-book d'un monomane en reflet des Rameaux noirs, parus en août 2017.
Longtemps, je ne sus quasiment rien de Paol hormis ces quelques bribes arrachées.« Sous le régime de Vichy, une lettre de dénonciation aura suffi. Début septembre 1943, Paol, un ex-officier colonial, est arrêté par la Gestapo dans un village du Finistère. Motif : "inconnu". Il sera conduit à la prison de Brest, incarcéré avec les "terroristes", interrogé. Puis ce sera l?engrenage des camps nazis, en France et en Allemagne. Rien ne pourra l?en faire revenir. Un silence pèsera longtemps sur la famille. Dans ce pays de vents et de landes, on ne parle pas du malheur. Des années après, j?irai, moi, à la recherche de cet homme qui fut mon grand-père. Comme à sa rencontre. Et ce que je ne trouverai pas, de la bouche des derniers témoins ou dans les registres des archives, je l?inventerai. Pour qu?il revive. » J.-L.C.Le grand livre que Jean-Luc Coatalem portait en lui.Notes Biographiques : Jean-Luc Coatalem, écrivain et rédacteur en chef adjoint à Géo, a publié notamment Je suis dans les mers du Sud (Grasset, 2001, prix des Deux-Magots), Le Gouverneur d?Antipodia (Le Dilettante, 2012, prix Nimier), Nouilles froides à Pyongyang (Grasset, 2013), et, chez Stock, Fortune de mer (2015) et Mes pas vont ailleurs (2017, prix Femina Essai).
Résumé : Par un hasard miraculeux, Balthazar Janvier, enfant abandonné, devient le domestique dévoué de Lavoisier, père de la chimie moderne, homme encyclopédique : minéralogiste, météorologue, agronome, régisseur des poudres et salpêtres... Eduqué grâce à la générosité de son maître, Balthazar devient un Sganarelle de laboratoire, ébahi des expériences auxquelles il assiste. Mais ce domestique astucieux sera aussi le témoin des événements de son temps, au moment où la Révolution française s'emballe. Narrateur candide au coeur de la Terreur, il fera au lecteur le récit picaresque autant que tragique de la dernière année de vie de son maître. Le 24 novembre 1793, sous le coup d'un mandat d'arrêt, le chimiste se cache un temps dans Paris. Une nuit durant, Balthazar le conjure de s'exiler. Son maître décide de se livrer. Sans répit, le fidèle valet court Paris pour apporter au Comité de sureté générale la pétition signée par des savants en faveur de son maître. Rien n'y fait. Une dernière chance subsiste. C'est sans compter sur les passions humaines, exacerbées par la Terreur. La peur rôde dans chaque rue de Paris, dans chaque intérieur également, la frénésie, la folie, l'urgence sont racontées à hauteur d'homme, par ce jeune homme simple, qui est témoin de l'Histoire en train de broyer un monde, pour construire notre République. Mais elle coûte cher, cette liberté.
C'est l'histoire d'un garçon qui vit seul avec sa mère dans un petit pavillon non loin d'une cité. C'est l'histoire d'un été, saison dangereuse et violente. C'est l'histoire de Jérémie, de son obsession pour Sami. L'histoire d'une désertion aussi. La jeunesse est un état sauvage où tout peut arriver, tout peut se détruire, parce que tout tient sur une seule force : le désir.