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Je me souviens aussi
Sevran Pascal
ALBIN MICHEL
15,70 €
Épuisé
EAN :9782226089281
Des noms, des musiques, des visages et des voix... des odeurs, des couleurs, des mots, des modes... le grincement d'une porte de jardin. Autant de points de repères à la nostalgie en général et à la mienne en particulier. J'ai écrit ces lignes pour éprouver ma mémoire et mon coeur, pour retenir un peu du temps qui m'emporte. A tout hasard, comme le Petit Poucet, j'ai semé sur mon chemin des cailloux blancs. Qui m'aime me suive ! Ceux qui ont eu vingt ans à la même heure que moi se retrouveront facilement; que les autres, ceux d'avant et ceux d'après, me croient sur parole : le bonheur c'est seulement quand on se souvient du bonheur." Reprenant la formule de Georges Pérec, qui la tenait lui-même de l'Anglais Joe Brainard, Pascal Sevran se livre au jeu du "Je me souviens", qui ressuscite des brins de temps perdu mélancoliques ou amusés, et complète le portrait intime de l'auteur du Passé complémentaire (Prix Roger-Nimier 1979) et de Tous les bonheurs sont provisoires (Albin Michel, 1995).
Je tutoie des ministres, je pars en week-end chez le Président de la République, j'ai mon nom dans des livres et sur des affiches de music-hall, on me voit à la télévision, on me reconnaît dans la rue, on dit du bien de moi et cela me fait plaisir, on dit du mal de moi et je m'en fous éperdument. J'ai une voiture bleu marine, un chauffeur très gentil et très snob, j'ai "vraiment tout pour être heureux ! " disent les journaux. Mais je ne crois pas les journaux quand ils parlent de moi. Je m'organise avec la vie, comme tout le monde. J'ai noté ici et là des émotions, des rencontres, des colères aussi, j'ai daté quelquefois, mais c'était inutile. Je me souviens de tout, ou presque. De mémoire.
Tous les jours de ma vie sont désormais des lendemains de fêtes. Des défaites annoncées. J'habiterai pour Noël quai d'Orléans, la Seine à la fenêtre, mon chagrin au fil de l'eau. Je ne serai pas plus malheureux sur l'île Saint-Louis. Pas moins. Bouger pour bouger ne sert à rien, et il est possible aussi que le fleuve m'emporte. De décembre 1999 à novembre 2000, Pascal Sevran nous entraîne dans son quotidien, de Paris à Montréal, d'un dîner chez Lipp jusqu'au port de Naples. Souvent entouré, parfois seul, il parle des gens qui gravitent autour de lui, ceux qu'il aime et tous les autres, évoque la tempête de décembre dernier et Belgrade sous les bombes, Charles Trenet à l'hôpital et le souvenir de Dalida. On y croise aussi toute une galerie de personnages, des gens célèbres mais aussi des caractères plus anonymes et souvent truculents. Mais c'est surtout d'amour dont il est question dans ce livre, une fois encore, comme dans le premier opus de ce journal intime, La Vie sans lui. Pascal Sevran se livre à ses lecteurs, parle de son compagnon Stéphane, de sa mort injuste, de son absence dont il souffre encore et toujours. Un livre plein d'amertume. --Maya Kandel
Pascal Sevran est mort le 9 mai 2008. Jusqu'au bout, au mépris du mal terrible qui le ronge, il reste le témoin lucide et: emporté d'une époque qui le passionnait, le chroniqueur de la vie parisienne et de son village de Morterolles, l'observateur ironique d'un monde qui lui convenait mal. Le neuvième volume de ce journal, entrepris en 2000 avec La Vie sans lui, sera le dernier.
Résumé : " Chaque année en hiver, il m'expliquait la différence entre les clémentines et les mandarines. Il jetait les écorces dans le feu de la cheminée, le salon embaumait l'odeur piquante et sucrée des fruits, et des pétales de roses séchées qu'il conservait dans un panier d'osier posé sur le radiateur de la cuisine. Il y avait des noix de son verger et des branches de houx. Noël approchait. Nous étions heureux et nous savions pourquoi. "
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.