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L'affectation
Sevestre Alain
GALLIMARD
18,60 €
Épuisé
EAN :9782070747122
Je sors d'une histoire. Je suis nommé dans un collège en tant que remplaçant, me lie d'amitié avec Zwiertchlewski, habite l'hôtel. Il m'emmène dans les bars. Je ne tiens pas le coup, manque les cours, reviens, trouve le mot d'une inconnue qui me donne rendez-vous. Le mot me tracasse en même temps que me soucie l'alibi pour mon absence. Je résume. Je ne vais pas au rendez-vous, reçois d'autres mots, aperçois Lili par la fenêtre. Lili, Lili, ma fameuse histoire. Je pense à Lili, revois Lili, dîne, dors avec Lili, déménage pour un deux-pièces. Mes cartons, éparpillés lors d'histoires précédentes, reviennent au compte-gouttes. Je récupère mon lit, mon armoire. Lili vient chez moi. Lili et moi, c'est de nouveau fini. Je rencontre Odile, reste un mois au lit, vois le principal, suis nommé autre part. Je suis au complet".
Résumé : " - Je vous connais, dit-elle maintenant, c'est vous qui animez le forum du non. Nous avons parlé sur nonnonetnon.com. Je dis oui, je vois. C'est vrai, je vois qui elle est. Son visage apparaissait en haut à gauche de la fenêtre sur l'écran avant qu'il ne s'éteigne. Je me souviens mais fais l'innocent. Mon attitude est insensée ; je ne peux feindre le hasard de me trouver là. Elle dit que jamais elle n'aurait osé aborder quelqu'un comme elle vient de le faire. Je suis ses explications sans renier le rendez-vous mais sa présence, sa matérialité retranchent à mesure la cohésion, même faible, que je lui ai prêtée au cours du bref dialogue que nous avons eu sur Internet. En dépit des images sautillantes et saccadées, et parce que j'étais habitué à leur mauvaise qualité et à leur lenteur, elle était parvenue jusqu'à moi, scintillante de lacunes. Sorti de ce contexte, je dois faire face à des myriades de détails annexes qui la constituent. De plus, sur mon écran déjà malade, son visage de pixels détraqués m'était apparu désirable et j'avais conclu ce rendez-vous pensant pouvoir l'attirer chez moi pour coucher avec. C'est toujours désastreux mais il faut bien. A présent, je vois bien que nous ne nous entendrons pas. "
Résumé : Lucas, au début, attend le touriste, assis sur un muret, square Willette à Montmartre. Des couples lui demandent à l'occasion de faire une photo d'eux, d'appuyer là, tendent un appareil. Lucas accepte, s'écarte, s'enfuit avec. Il fonce chez lui, prend une douche et revient sur le lieu du vol. C'est une technique. Ça ne marche pas toujours. On lui tend parfois des appareils jetables. Il bâcle alors, bouge, vise n'importe quoi, se sauve. Voilà, au début, Lucas fuit beaucoup. Ensuite, il y a le revolver, et la route vers l'Italie. Il veut retrouver Marthe. Hélène l'accompagne.
Quatrième de couverture Julie est une jeune femme survoltée, instable, qui rejoint à Londres un amant riche et vieux. Elle va le faire tourner en bourrique, téléphoner à sa femme pour lui révéler leur liaison, se perdre dans des nuits déjantées et alcoolisées. Cette existence désaxée prend fin quand elle rencontre Edgar, un financier surdoué et quasi autiste. Mais le lecteur n'est pas pour autant au bout de ses surprises. Ce livre offre un portrait de femme surprenant, électrique, violent, moderne : Julie cherche à se libérer de toutes ses entraves, et brise avec méthode tout ce qui s'oppose à elle, quitte à foncer vers le désastre. Dans la lignée de Money, Money, de Martin Amis, ou d'American psycho, Alain Sevestre signe un roman formidablement écrit, très caustique et juste dans la description d'un milieu abêti par la fascination de l'argent et de la technologie.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.