Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
SEVERINA
REY ROSA RODRIGO
ATINOIR
13,00 €
Épuisé
EAN :9782918112716
Rodrigo Rey Rosa a donné une profondeur littéraire à l'histoire d'un amour fou qui pourrait être banale : une belle et mystérieuse jeune femme vole des livres chez un libraire qu'elle séduit et qui l'attire aussi. Les deux principaux personnages de ce court roman reçoivent, au fil des pages, la compagnie des êtres qui sont complices, témoins ou acteurs. Il s'agit, en réalité d'objets, mais dont la matière est noble et précieuse comme le sont les trente-cinq livres célébrés par l'auteur avec subtilités. Pas de liste circonstanciée, pas d'index pédant, mais bien cette divine compagnie que tout bon lecteur recherche et qu'il trouvera dans ces pages. En lisant Rodrigo Rey Rosa, on pourra, une fois encore, "apprendre à écrire et [recevoir] une invitation au pur plaisir de se laisser entraîner par des histoires sinistres ou fantastique " comme l'a dit Roberto Bolano.
La forêt maya n'est plus l'oasis de paix dont Sebastían Sosa rêvait lorsqu'il a quitté la ville pour s'y installer, dans une maison qu'il a construite, non loin d'un ancien sanctuaire. Il comptait y mener une vie tranquille, mais il ne pourra échapper aux conflits entre les pouvoirs en place car, malheureusement, il a été témoin d'un crime. En proie à des cauchemars récurrents, Sebastían se retrouve progressivement dans un univers instable, suspendu entre un passé menaçant et un présent marqué par la violence. Tout peut basculer d'un moment à l'autre et, s'il veut survivre, il doit apprendre à déjouer les pièges que lui tendent sans relâche la nature et les hommes. C'est ce monde inquiétant, à la fois réel et entouré de mystère, qui donne aux nouvelles de Rey Rosa leur indéniable originalité. Ainsi, dans La mauvaise part ou dans Le temps imparti, le lecteur est entraîné vers une énigme où l'angoisse tisse sa toile entre visions, rêves et obsessions. Rey Rosa explore avec brio les méandres de l'étrange et nous mène vers des découvertes où la clarté engendre parfois une ombre encore plus dense.
«Cet après-midi j'ai vu un prisonnier qui courait le long du ruisseau en criant "Er ! Er !". Cinq ou six chiens l'ont rattrapé et dépecé. Les gardes, arrivés sur-le-champ, n'ont rien fait pour arrêter le carnage. Quand les bêtes ont enfin abandonné le corps, l'un des gardes a étendu un morceau de plastique noir par terre et ils y ont jeté les restes. Entre deux gardes, ils ont replié le plastique pour former un sac et se sont éloignés sans me regarder.»En écho aux tragédies humaines, Rodrigo Rey Rosa donne à entendre la voix d'une terre sensuelle, onirique, où sourd un mal obscur.Raphaëlle Rérolle.
Résumé : L'écrivain guatémaltèque Rodrigo Rey Rosa n'a cessé de réfléchir aux causes de la violence qui mena son pays à une guerre civile de près d'un demi-siècle (1954-1996). La plupart de ses romans tournent autour de cette question. Rien de très étonnant à ce qu'il consacre un livre à ses recherches dans les archives secrètes de la police du Guatemala. Le matériel humain réunit les carnets de notes qu'il rédigea en consultant des listes de criminels politiques et de droit commun, exhumant certes quelques documents intéressants, mais découvrant que l'essentiel de la recherche repose d'abord sur le climat qui émane de ces archives. Car des vives tensions se manifestent constamment entre responsables du gouvernement, chercheurs, archivistes, anciens tortionnaires et anciens guérilleros qui tous voudraient contrôler les versions du passé. Tous apparaissent ici liés les uns aux autres par le souvenir menaçant d'une guerre civile dans laquelle les crimes de la police, les prises d'otages de la guérilla, le banditisme, la corruption, la drogue, les dérapages idéologiques et le terrorisme d'Etat font partie d'une seule et même histoire... Le matériel humain est un ouvrage captivant tant par son projet que par sa forme. Les carnets et cahiers nous livrent des notes - découpages bruts du réel - et des réflexions personnelles alimentées par les rencontres, les souvenirs, le quotidien, les lectures et font, au fur et à mesure des pages, le récit des difficultés rencontrées par un écrivain attiré par le potentiel romanesque des archives qu'il parcourt. Ce document " brut " est en réalité un fin et savant tissage d'investigations, de souvenirs personnels et familiaux, de bribes du quotidien et de réflexions éthiques et politiques, entre enquête d'un chercheur de la mémoire historique et journal d'un écrivain à la fois fasciné et effrayé par la folie des hommes.
Résumé : Juan Luis n'aurait pu imaginer que trois de ses anciens camarades de lycée s'étaient concertés pour organiser son enlèvement. Pourtant, Le Tapir, L'Horrible et La Lapine rêvaient depuis longtemps de soutirer de l'argent à ce riche héritier guatémaltèque. Ils avaient soigneusement préparé leur plan, allant jusqu'à engager les services d'un vrai professionnel, Le Sefardi, et d'un petit délinquant local, Charlemagne. Aveuglés par leurs ambitions, les trois apprentis sorciers n'avaient cependant pas prévu que les choses pouvaient mal tourner. Froid et méfiant, le père de Juan Luis, en homme d'affaires avisé, refuse de payer la rançon. Le Sefardi, de son côté, perd vite patience et décide de prendre le contrôle des opérations. Ce qui devait être un travail sans bavure devient alors un bras de fer sanglant qui entraîne les protagonistes dans une folle spirale de violence jusqu'aux frontières de l'innommable. L'ange boiteux porte le sceau original de Rey Rosa : des dialogues nets qui laissent néanmoins une étrange sensation d'ambiguïté, une composition translucide et rigoureuse, et une écriture envoûtante, à la fois très présente au monde et subtile, silencieuse, comme en retrait.
Résumé : Ernest Hemingway a-t-il déjoué un complot nazi à Mexico en 1942 ? Quels messages secrets recèlent les croquis de Léonard de Vinci ? Est-ce sur ordre de Sherlock Holmes que le Chien des Baskerville a dévoré le président du Mexique ? Les Quatre Mousquetaires ont-ils préparé la chute de son gouvernement ? Existe-t-il une version apocryphe des Tigres de Malaisie d'Emilio Salgari ? Quelle était l'enquête que menait Philip Marlowe au sud du Rio Bravo ? Frantz Kafka est-il né dans le quartier populaire de Tepito au coeur de la capitale mexicaine ? Qui connaît la date exacte de la visite de Lénine à Disneyland ? A défaut d'apporter des réponses à ces passionnantes questions, Sébastien Rutés explore en écrivain complice, universitaire rigoureux et lecteur fasciné l'oeuvre de l'auteur hispano-mexicain Paco Ignacio Taibo II. Une oeuvre plus que jamais salutaire, envisagée pour la première fois à partir des innombrables références littéraires, cinématographiques et musicales qui font la spécificité de l'écriture de Taibo II et mettent, au-delà des jeux intertextuels, la littérature policière au service d'une conception de l'histoire et d'un projet social militant d'une incroyable originalité.
QuA´est-ce que Séville ? Don Ramón avait conclu que Séville était la femme. Dans un style brillant et enlevé, Rodrigo de Zayas décline sa ville sur le ton de la confession. Pour qui aime Séville (et qui ne peut lA´aimer ? ) cA´est le bonheur, le vrai celui dont on garde une petite musique au fond de soi. De Curro Romero à la semaine sainte en passant par la musique et la rue, tout est là. Les amoureux de cette ville magique reconnaîtront par petites touches leur Séville.
Avec des monologues hallucinés et hallucinants, qui s'approchent des contours de la littérature fantastique, la fiction brève d'Antonio Di Benedetto mérite d'être à nouveau traduite pour le lecteur français. Initiateur dans son pays, l'Argentine, des techniques novatrices d'écriture (parente du nouveau roman mais en gardant son originalité et ses particularismes), auteur d'une oeuvre littéraire très largement traduite et diffusée, il a créé un univers difficilement comparable, décrit par une prose puissante, faite de tensions et modèle de concision. Avec Sensini, dans son livre Appels téléphoniques, Roberto Bolano lui a rendu un opportun hommage.