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SPINOZA UNION ET DESUNION
SEVERAC
VRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782711623440
Nulle chose, en effet, considérée dans sa nature, ne sera dite parfaite ou imparfaite, surtout quand nous saurons que tout ce qui arrive se produit selon un ordre éternel et selon les lois déterminées de la Nature. Mais comme l'humaine faiblesse n'accède pas à la pensée de cet ordre et que l'homme, dans cet état, se représente une nature humaine beaucoup plus forte que la sienne, sans rien voir dans le même temps qui l'empêcherait d'acquérir une telle nature, il est incité à rechercher les moyens susceptibles de le conduire à une telle perfection. Tout ce qui peut être moyen d'y parvenir est appelé un vrai bien; et le bien suprême est de parvenir à jouir d'une telle nature, avec d'autres individus, s'il se peut. Ce qu'est cette nature, nous le montrerons en son lieu: c'est la connaissance de l'union qu'a l'esprit avec la Nature tout entière. Traité de la réforme de l'entendement
Un homme s'évade de prison. Et soudain un ado voit sa vie bouleversée.Aussi loin que remonte la mémoire d'Étienne, ses parents et lui ont toujours été considérés comme des parias au village. Étienne n'a jamais pu participer aux matchs de foot, aux fêtes, avoir une bande de copains... Le plus difficile pour lui, c'est de ne pas connaître les raisons de cette mise à l'écart. Bien sûr, il sait que ses parents ont milité au sein du Front de libération occitan, mais ils ont toujours défendu la tolérance et l'ouverture d'esprit. Le jour où un ancien membre du mouvement s'évade de prison, le père d'Étienne disparaît. Étienne n'a alors plus d'autre choix que de partir en quête de la vérité.
L'Appendice à la première partie de l'Ethique est un des textes les plus polémiques de l'oeuvre majeure de Spinoza. En procédant à une généalogie de la croyance en la finalité (l'homme et la Nature seraient déterminés à agir par des buts), il opère une critique radicale de la superstition - cette "idéologie", avant la lettre, par laquelle les hommes produisent, d'eux-mêmes, leur propre servitude. En expliquant quelle est la véritable nature de Dieu, l'Appendice réfute toute idée de transcendance, fruit de l'imaginaire humain, et sape du même coup les fondements du pouvoir théologico-politique.
Peut-on véritablement ranger Spinoza parmi les philosophes matérialistes ? La question n'est pas simple, car Spinoza jamais ne réduit la pensée à la matière, l'esprit au cerveau. Et pourtant, il donne toute sa place au corps pour appréhender à la fois la puissance cognitive du psychisme, mais aussi sa conquête de la liberté. On distinguera trois sens du matérialisme — empirique, ontologique et méthodologique — pour saisir ce qu'il peut bien y avoir de matérialiste chez Spinoza.
Qui en nous perçoit : le corps ou l'esprit ? Et comment percevons-nous : en recevant passivement des données sensibles ou en constituant activement la représentation des corps perçus ? Le présent ouvrage examine l'origine et la nature de ce rapport immédiat au monde qu'est la perception sensible : il tente de montrer la dimension active de l'acte perceptif, en insistant sur son rapport avec l'affectivité. L'inscription de la perception dans la dynamique désirante du vivant nous oblige en effet à mettre au jour l'entrelacs du cognitif et de l'affectif dans ce trait d'union entre sujet et objet sensibles que constitue la perception ; et elle nous permet de prendre la mesure du rôle que joue le corps dans cette activité.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.