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UNE INTRODUCTION A L'HISTOIRE DE L'ALGEBRE. Résolution des équations des Mésopotamiens à la Renaissa
Sesiano Jacques
PU POLYTECHNIQU
30,00 €
Épuisé
EAN :9782880743949
Les années suivant -2000 et les années précédant 1600 marquent deux limites importantes dans le développement de l'algèbre. Les premières voient apparaître les résolutions d'équations et de systèmes des deux premiers degrés ; aux secondes on associe la résolution des équations des troisième et quatrième degrés, qui sont aussi les dernières dont l'inconnue puisse s'exprimer à l'aide d'une formule générale. Ces deux mêmes limites historiques enferment aussi les extensions successives du domaine des nombres : alors qu'il se restreignait initialement aux nombres entiers ou rationnels positifs, les nombres irrationnels positifs viennent à être graduellement acceptés, puis les nombres négatifs font une timide apparition, que suit de peu la première utilisation des nombres complexes. Le but de cet ouvrage n'est pas de présenter une histoire exhaustive de l'algèbre jusqu'au début des temps modernes, mais seulement d'exposer quelques étapes significatives dans la résolution des équations et, le cas échéant, les liens de ces développements avec les extensions du domaine des nombres. Divers exemples de problèmes aux raisonnements caractéristiques sont analysés, quelquefois traduits intégralement. C'est en effet un second but de l'ouvrage que de faciliter au lecteur un accès ultérieur aux éditions modernes des mathématiciens anciens, voire même aux textes originaux ; c'est à cette dernière fin que certains de ces problèmes ont été reproduits en appendice dans leur version primitive.
Résumé : L'une des contributions scientifiques les plus originales du monde musulman est sans doute le développement de méthodes générales de construction des carrés magiques, permettant donc de remplir un carré ayant un nombre carré de cases par une suite de nombres naturels différents en telle sorte que la somme dans chacune des lignes et des colonnes, ainsi que dans chacune des deux diagonales principales, soit la même. L'invention de ces méthodes peut être suivie dans le temps. Deux textes du Xe siècle, les plus anciens que l'on connaisse sur ce sujet, enseignent des méthodes particulières et quelques méthodes générales. Les textes du XIe siècle, eux, montrent que l'on savait remplir des carrés de n'importe quelle grandeur, en introduisant parfois même des conditions supplémentaires de magie. Durant les siècles suivants, ces méthodes anciennes sont perfectionnées, mais on remarque aussi l'accroissement du nombre de textes destinés à expliquer l'usage magique de carrés particuliers. Ce sont de tels textes qui parviendront, par l'Espagne, à l'Europe de la fin du Moyen Age. Cela explique l'origine de la dénomination de " carré magique ", alors que la dénomination arabe originelle signifiait " arrangement harmonieux des nombres ".
Dernier texte majeur en langue d'oc resté inédit, et unique manuscrit mathématique conservé écrit dans cette langue, l'Arithmétique composée par un auteur inconnu à Pamiers vers 1430 est pourtant destinée à occuper une place de choix dans l'histoire des mathématiques. On y trouve d'abord la première acceptation d'un nombre négatif, à savoir pour l'une des inconnues d'un système d'équations linéaires. L'auteur explique ensuite, lors de sa recherche d'approximations de racines carrées ou cubiques d'entiers, comment on peut construire une suite infinie de fractions rationnelles entre deux entiers voisins ; ceci l'amène à se poser la question de la comparaison de deux ensembles infinis, celui des naturels et celui des fractions. Cet ouvrage intéressera non seulement les étudiants et les enseignants de mathématiques, mais aussi toute personne curieuse de suivre l'exposé fort clair d'un enseignant du XVe siècle initiant ses lecteurs aux applications commerciales des mathématiques tout en soumettant à leur réflexion quelques questions menant bien au-delà de l'enseignement conventionnel.
Le problème du cavalier est un problème mathématico-logique fondé sur les déplacements du cavalier du jeu d'échecs. Un cavalier posé sur une case quelconque d'un échiquier doit en visiter toutes les cases sans passer deux fois sur la même. Le cavalier d'Euler est connu depuis fort longtemps. Vers 840, le joueur et théoricien d'échecs arabe al-Adli ar-Rumi en donne déjà une solution. Mais Leonhard Euler reprit l'étude scientifique en 1759, et en publie une solution vers 1766. Cet ouvrage examine les recherches de Euler sur cette récréation mathématique, sur la base notamment de nombreuses notes manuscrites restées inédites.
Résumé : Aujourd'hui, à l'évocation de l'architecture japonaise, les images d'un temple ou d'une pagode viennent assez naturellement à l'esprit. Certains auront également en tête des oeuvres plus contemporaines : les voiles de béton brut de décoffrage, massifs et modulaires à la manière d'Ando Tadao, les architectures plus légères d'Ito Toyo, Sejima Kazuyo ou les façades ouvragées de Kuma Kengo1, pour ne citer qu'eux. Un fossé générationnel, voire historique, assez surprenant, semble s'être creusé entre les images d'une architecture traditionnelle très emblématique où le bois est le matériau de prédilection, et celles plus actuelles de projets innovants où son usage se réduit. Au Japon, bien que le charpentier en ait longtemps été le maître d'oeuvre principal, la culture architecturale contemporaine semble avoir oublié ce savoir constructif accumulé durant des siècles. Une telle constatation s'applique d'ailleurs à nombre d'autres domaines de l'art comme la musique - les enfants japonais apprennent plus volontiers le piano ou le violon que le shamisen ou le koto - la peinture et la sculpture, enseignées selon les canons occidentaux depuis la réforme de Meiji à la fin du XIXe siècle. Le déclin de l'artisanat, l'industrialisation, la modernisation des savoirs et des techniques, sont des phénomènes aujourd'hui observables à une échelle globale, mais dans le cas du Japon en particulier, le contraste est saisissant, même inquiétant, entre ce qui reste d'un patrimoine ancien et ce qui se construit en majorité dans les villes japonaises.
La saga de la Table Ronde avec ses héros, le roi Arthur et son épouse Guenièvre, Merlin l'enchanteur, Lancelot, Perceval à la quête énigmatique du Graal, hantent l'imaginaire occidental depuis plus de mille ans. C'est le plus colossal ensemble mythique de la littérature européenne, il concerne tout le monde celtique, l'ancienne Helvétie comprise (le 1er août était jadis la fête du dieu solaire Lug, célébré par des feux et de grandes assemblées). Arthur s'est imposé comme le modèle incontesté d'un idéal chevaleresque, malgré les multiples travestissements ou instrumentalisations que lui ont fait subir au fil des siècles politiciens, écrivains, philologues, peintres, musiciens et aujourd'hui cinéastes. L'acculturation du mythe s'accélère de manière exponentielle avec l'arrivée de la culture de masse, miroir singulièrement révélateur de notre époque.
Cet ouvrage plaide en faveur de deux revendications : (i) Le déterminisme en sciences n'entre pas en conflit avec le libre arbitre humain parce qu'il est descriptif plutôt que prescriptif (pas de prédétermination) ; (ii) la formulation, la vérification expérimentale et la justification des théories scientifiques présupposent le libre arbitre humain et, par là même, les personnes comme ontologiquement primitives (pas de réduction naturaliste). L'argument en faveur de (i) est essentiellement humien, tandis que celui pour (ii) est d'inspiration kantienne et s'enracine dans la pensée de Sellars sur l'image scientifique et l'image manifeste du monde. Ainsi le livre défend-il, d'une part, le réalisme scientifique contre la confusion entre fait et faux, et, d'autre part, explique-t-il pourquoi les théories, les lois et les explications scientifiques ne peuvent aller jusqu'à nous imposer des normes pour nos pensées et nos actions.