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Marzïa
Serres Karin
THEATRALES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782842604677
Le long du fleuve, sur un quai désert bordé de maisons etd'entrepôts en ruine, c'est L'Etoile du Sud, hôtel-restaurantdésaffecté, au bout du bout du monde. Marcia, la gérante,Nuno son poète de mari, Luis son fils cadet et Alvaro lemeilleur ami de ce dernier vivent là en attendant le touriste etle grand départ. Les pieds sont sur la terre ferme, mais l'espritest tourné vers l'océan, à portée de rêve. Or seul un bacinvisible accoste, pas ce bateau tant espéré qui les arracherait àleur réalité. Toute une ribambelle de personnages - prostituée,boxeuse, marins, vieilles dames, poètes, collégiens,océanographes, hommes-corbeaux, femme-pieuvre - viennents'incarner dans les habitants du quai et hanter ce texte tout enforce, en poésie libre et pleine d'espoir. Karin Serres teinte sapièce du réalisme merveilleux et des fictions à la LoboAntunes pour un théâtre qui décolle. Ouvrir ce livre, c'est selaisser happer par l'écume du Tage, fleuve-mer qui sépareLisbonne la belle, appelant le grand large, l'abandon, lamélancolie, les odeurs d'embruns... Cette sensation, cescaresses invisibles, ce fantasme de l'ailleurs, tout est Marzïa.
Ludo n?a pas de chance. Il est plus lent que les autres et les autres se moquent de lui, Fabrice surtout. Un jour, il le bouscule et le traite de mongol. Ludo ne connaît pas le mot. Il le cherche dans le dictionnaire et découvre stupéfait, la Mongolie, les Mongols, et leurs coutumes étranges. Puisqu?on le traite de mongol, il le deviendra. Il apprend de nouveaux mots, il ne cesse d?étudier et parfois toute la nuit. Mais ce n?est pas si simple de transformer sa chambre en yourte, de se raser la tête et de ne manger que de la viande et des laitages. Et surtout, ça ne plaît pas à tout le monde. Ni aux copains, ni aux parents, ni à la maîtresse.
Née en 1967, Karin Serres a écrit une quinzaine de pièces pour le jeune public, presque toute créées, parmi lesquelles Katak, Luniq, Chlore, Bitume Farouche, ainsi que des histoires, dont Lou la brebis et Fleurs de vache parus chez Flammarion-Père Castor. Depuis quelque temps, Karin Serres écrit aussi pour les adultes.
A l'aube, dans une petite ville, quelqu'un tague des lettres de sang sur des boutiques de la rue où habitent un policier et sa soeur. Comme il y a des années... D'autres apparaissent le lendemain. Qui se cache derrière ces inscriptions? Quelle est leur signification? Jour après jour, ces tags mystérieux jettent le trouble parmi les habitants et réactivent les blessures d'enfance du jeune lieutenant. Dans cette "série théâtrale rock" bâtie en trois épisodes, Karin Serres projette sur le plateau les codes de la fiction télévisuelle: flash-backs, renversements de situation, révélations... Chaque partie développe sa propre intrigue, ses propres personnages, mais l'ensemble s'agence jusqu'à l'explosion finale du dernier épisode. Entre écriture théâtrale et scénario, l'autrice s'amuse à tirer les ficelles de l'histoire, en lançant ses protagonistes sur un air poético-trash. Plus ludique que réaliste, ce feuilleton policier peut être joué par quatre comédiens, par une kyrielle d'acteurs ou par un choeur âpre et urbain, mais toujours sur un rythme endiablé.
Yellow Banane, balayeuse de gare, est tranquillement en train d'écrire. Jusque-là, rien d'étonnant. Sauf qu'à l'instant où elle écrit "tigr...", un gros tigre du Bengale jaillit de la feuille et s'installe sans crier gare à l'intérieur de son crâne. S'ensuit une cohabitation forcée entre ce félin envahissant et son hôtesse qui se rebelle. Guib, le petit voisin, ne peut croire à cette histoire; de leurs dialogues naîtra un voyage extraordinaire dans l'imaginaire. Karin Serres laisse vagabonder son écriture poétique et imaginative dans un texte où les personnages les plus loufoques se côtoient.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.