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Gérard de Nerval, la mort d'Andros
Sergeant Philippe ; Anton Nathalie ; Laffont Yves
DIFFERENCE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782729116309
Nerval nous invite à penser et à peindre la vie depuis le "problème XXX" posé par le pseudo-Aristote : avec lui le kaïros devient l'épanchement du songe dans la vie réelle. La formule "je suis l'autre" inscrite au bas d'une gravure de Dürer représentant la Mélancolie, c'est-à-dire l'effort éprouvant de la pensée réfléchissant sur elle-même, la formule ou l'énigme s'entend de la rencontre de l'instable et du moment opportun. Cette rencontre est celle nouvelle de la poésie et de la philosophie. Mais c'est aussi une descente en enfer qui annonce peut-être la mort d'Andros. La mort d'Andros, nous l'avons comprise comme le procès d'une "dé-ontologie" dans la première partie de cet ouvrage. La seconde partie pose les conséquences de cette "dé-ontologie" : "je suis l'autre" ne signifie nullement qu'il y ait une altérité qui nous sauve. Mais bien au contraire, comme l'a pensé toute sa vie Deleuze, qu'il y ait une "absence de structure d'autrui" qui nous force aujourd'hui à penser la vie dans sa violence la plus éblouissante et la plus injustifiable. Dans l'affirmation joyeuse et la jouissance de son hasard qui sont toujours un défi quotidien à notre folie.
Une belle monographie sous coffret réunissant 270 illustrations couleurs de grande qualité. Kim Tschang-Yeul est l'un des artistes contemporains coréens les plus connus, son travail est présenté et reconnu partout dans le monde. Né le 24 décembre 1929 en Corée du Nord, occupée alors par les Japonais, puis par les communistes en 1945, il fuit en Corée du Sud dès 1946 et entre aux Beaux-Arts de Séoul, lorsque la guerre de Corée éclate. Enrôlé, il est fait prisonnier. A la fin de la guerre, il abandonne ses études et exerce divers métiers tout en continuant sa formation en autodidacte. En 1965 qu'il quitte la Corée pour Londres puis New York avant de s'installer à Paris en 1969, où il développera son thème de prédilection : la goutte d'eau. "J'espère bien faire entendre, même si ce n'est que pour quelques personnes, le bruit d'une goutte d'eau qui tombe sur un pétale de rose". - Kim Tschang-yeul
Dans Chaque fois unique, la fin du monde, Derrida écrit: "Je continuerai ou recommencerai à lire Gilles Deleuze pour apprendre, et il me faudra errer tout seul dans ce long entretien que nous devions avoir ensemble." Cet entretien qui nous manque, se déploie ici, en notes, en marge de deux vies qui maintenant nous font cruellement défaut. Deleuze avait pensé une "différence irréductible à l'opposition dialectique" et Derrida soupçonnait "l'opposition dialectique" comme la "différence irréductible de la pensée". Était-ce là leur différence? Avec cet infléchissement complice: leur différence? L'un partait de Nietzsche, l'autre de Hegel, pour se retrouver peut-être, mais dans quel fleuve, dans quelle lecture et fascination du monde? Cette confrontation posthume, et cependant textuelle, contextuelle, a été l'occasion, pour l'auteur de cet essai, de rendre hommage à deux grands penseurs qui l'ont émerveillé. Le danger qu'ils ont pris à penser, voilà la merveille. Biographie de l'auteur Philippe Sergeant enseigne la philosophie de l'esthétique à l'École européenne supérieure de l'image. Il a publié plusieurs ouvrages dont Donald Sultan, appoggiatures; "Alain Jouffroy, l'instant et les mots"; "La Victoire de Tancrède"; "Gérard de Nerval, la mort d'Andros" et une monographie sur le peintre coréen Kim à La Différence.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Un enfant de marbre ? Les mots vont insuffler couleur, chaleur et vie à ce marbre glacé, en faire le matériau d'une architecture baroque, se déployant dans des espaces et des temporalités étagés, intriqués, où s'entremêlent lieux de plaisir et de douleur, certains déjà évoqués dans les précédents livres de l'auteur, mais saisis cette fois-ci dans une nouvelle perspective : la narration du vécu le plus intime prend la forme d'une enquête, ou plutôt d'une quête qui débouche sur le fantastique - un fantastique qui a néanmoins l'aspect de l'évidence.Mohamed Leftah est né en 1946 à Settat, au Maroc. Informaticien, il exerce le métier de journaliste littéraire durant six ans au Maroc, puis pendant quatre ans au Caire, ville où il réside toujours. La Différence a publié de lui : Demoiselles de Numidie, dans la collection Minos, Au bonheur des limbes, Une fleur dans la nuit, Ambre ou les Métamorphoses de l'amour et Un martyr de notre temps.
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.
Un homme sans nom, à la recherche de sa mémoire, un enfant, une femme, une ourse et Ney. Cinq personnages, peut-être quatre, peut-être un seul en train de rêver, se frôlent en quête de réponses à des questions informulées dans ce récit atemporel, rythmé en courts chapitres. L'espace et les époques se mêlent entre les sommets des montagnes et l'océan. Le mystère reste entier. Au lecteur d'en démêler les fils. L'auteur de Café Europa réécrit ici de fond en comble un récit qu'il avait publié jeune sous pseudonyme. Les obsessions présentes dans Café Europa et Le Livre canoë réapparaissent dans des paysages glacés. Tout est signe. Les empreintes sur la neige ou sur le sable, comme le nombre des vagues, comme les gestes des hommes, comme l'écriture qui griffe la page blanche. Mais si tout est signe, comment les interpréter, comment les déchiffrer? Dans ce très beau livre, énigmatique et dense, Serge Delaive montre une nouvelle fois son grand talent d'écrivain.