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Aurores. Résonance avec ma rivière
Sérandour Françoise
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782336468587
De l'admiration des Ciels à la couture de l'Ecriture, l'auteure démêle l'écheveau des mots. Les oiseaux sont passés dans le trou de sa rétine. Les pensées de ce recueil évoquent la vie - la mort, le corps - l'âme, l'essence de la Poésie ; thèmes constants, instruits à la cour littéraire de Heian (Japon du Xe siècle), notamment dans les Waka, poèmes raffinés de 31 syllabes ; ainsi chez Dame Isé, porte à la cour. On les appelle désormais Tanka. Dans les écritures de Françoise Sérandour naissent des Waka d'aujourd'hui, exprimant le sensible, la fragilité et l'impermanence des êtres jusqu'à la subtile beauté des choses parfaites (Yûgen) : lumières des Aurores, couleurs inépuisables qu'elle redécouvre depuis son nouveau cristallin (fin 2023). La "mélancolie du jour", vivante dans le vol des oiseaux, se transforme au fil des pages en "mélancolie de l'âme" profonde, accordée aux souffrances indicibles du monde : la beauté de nos Ciels peut-elle ouvrir la porte sur la lumière ?
La problématique de la transmission des savoirs pose la question de la relation à l'écrit. Trois données essentielles font sens ici, qui concernent tout particulièrement celles et ceux en position d'" entre-deux " - en mal d'intégration scolaire ou sociale, en état d'échec, démunis ou exclus : la médiation de la parole, remise en scène au cœur de l'action pédagogique, scolaire et sociale ; l'écoute et " la reconnaissance " des différences dans la relation à l'autre ; l'attention aux savoirs d'expérience et à leur mutualisation. Ce livre présente des expériences de terrain conduites en situations quasi extrêmes. En référence aux problèmes de scolarisation dans leurs pays, des étudiants du troisième cycle en Sciences de l'éducation ont expérimenté une méthodologie d'écriture collective fondée sur les capacités de l'imaginaire et du symbolique, et sur l'art de raconter " à plusieurs voix ". Deux groupes de collégiens se rencontrent au Portugal et au Maroc pour créer en français, langue seconde pour eux, un conte sur la réalité de l'émigration. Dans le Sous du Maroc, des femmes berbères - analphabètes - sont mises en situation d'écrire une histoire positive de leur condition de femme : " gardiennes de la terre ", elles disent aujourd'hui leur désir d'école pour leurs filles. Des élèves en France - collège et lycée professionnel - apprécient l'intérêt de travailler ensemble l'écriture d'histoires et poèmes... Les marginalisés ne peuvent en effet demeurer voués ni à la fatalité ni à la désespérance des " sans-voix ". Cette culture de l'écriture - " de la parole à l'écriture " - met en évidence les enjeux de la reconnaissance de la dimension " poétique " du rapport au monde, trop souvent dénié.
Histoires et expériences de femmes, souffrances et nostalgies, espoirs et désirs. Solidarité ! ". En publiant un kaléidoscope de textes personnels ou créés lors de ses Ateliers d'écriture avec des femmes de tous horizons, l'auteure libère leur pouvoir de dire et d'écrire. De son exil, choisi ou imposé, la femme lutte pour sa dignité, pour se retrouver, construire, rêver un monde autre. Dans sa nouvelle Parfum de jasmin blanc, l'auteure nous dévoile son propre cheminement de femme, son amour des mythes et des légendes, de la poésie, de la musique baroque, sa passion de transmettre le passage de la Parole à l'écriture.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.