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Penser avec Michel de Certeau. Une pédagogie du quotidien
Séradin Jean-Yves
CHRONIQUE SOCIA
15,90 €
Épuisé
EAN :9782367171579
L'apport de Michel de Certeau (1925-1986) à la pédagogie du quotidien garde toute son actualité alors que l'historien est mort il y a trente ans. La modernité de sa pensée conjuguée au conservatisme de l'école française explique que ses textes, originaux et forts, peuvent encore servir à comprendre et à améliorer la relation pédagogique. Non seulement, Certeau a enseigné toute sa vie à l'Université, mais il s'est aussi intéressé à tout ce qui touchait l'enseignement en amont, qu'il connaissait bien par ses expériences de terrain, professeur de philosophie en terminale, formateur d'enseignants, et par ses lectures des pédagogues : Illich (qui deviendra son ami), Freire, Deligny... Il interviendra dans les débats autour de l'école défendant, par exemple, le rapport Rouchette sur la rénovation de l'enseignement du français à l'école élémentaire. Il récuse la séparation entre le contenu enseigné et la relation professeur-élève car il perçoit que nous traversons une crise qui marginalise le savoir et d'une manière concomitante favorise l'essor de tout ce qui touche à la communication. Il invite donc les enseignants à théoriser cette relation, peut-être par l'écriture de récits pédagogiques. Certeau apparaît aussi comme l'un des intellectuels les plus pertinents pour penser l'apprentissage de l'écrit à l'école. Son analyse dispose de toutes les ressources d'une érudition sans failles qui anime une brillante intelligence. Mais, chez lui, il n'y a pas que la tête, le coeur passe avant, comme chez Pestalozzi, le grand pédagogue suisse. " Je me sens fondamentalement chrétien ", déclarait-il à Jacques Chancel. Il y a chez lui un intérêt non feint pour l'autre qui insuffle de la passion dans une oeuvre qui garde toute sa tonicité. Les textes de ce grand pédagogue de la fraternité, disponibles grâce à l'immense travail éditorial de Luce Giard, apparaissent très utiles pour imaginer la pédagogie du quotidien dans une école en crise. C'est ce que nous essayons de montrer dans cet ouvrage.
Plus de quinze ans après la définition du concept de médiation culturelle par Elisabeth Caillet et Evelyne Lehalle dans leur ouvrage de référence A l'approche du Musée : la médiation culturelle, celui-ci a acquis une reconnaissance incontestable, a évolué, s'est précisé, a étendu ses champs d'expérimentations, s'est consolidé par sa théorisation et sa professionnalisation. Aujourd'hui en 2015, il n'est plus concevable d'envisager un projet à vocation scientifique et/ou culturelle sans le compléter d'un volet consacré à la médiation. Mais finalement que s'est-il passé depuis ? Quelles avancées et quelles dérives a rencontré le concept devenu désormais une discipline enseignée ? Quelles évolutions a-t-elle connues et quelles questions posent-elles encore ? "Cinquième roue du carrosse" ou roue de secours ? Sans prétendre à l'exhaustivité, cet ouvrage propose à travers une série de contributions un portrait à multiples facettes de la médiation, ses extensions et en creux, un état des questions en cours.
Résumé : Universitaire espagnol et arabisant mondialement reconnu, Serafín Fanjul a consacré sa vie à l'étude de l'islam comme phénomène religieux, sociologique, économique et politique. Ses travaux majeurs, dont le présent ouvrage est la première traduction en français, ont fait grand bruit en Espagne et l'on peut aisément comprendre pourquoi. Il s'est en effet penché principalement sur Al-Andalus, cette Espagne médiévale dite des trois cultures, où la domination politique de l'islam aurait permis pendant des siècles d'extraordinaires échanges culturels entre les communautés islamique, chrétienne et juive, sur fond de cohabitation harmonieuse. Il montre avec érudition comment l'imaginaire des romantiques est passé par là, laissant en héritage une vision du passé hispanique qui relève davantage du fantasme que de la réalité. La vérité historique a été emportée par la croyance, et celle-ci est d'autant plus séduisante que les sirènes du conformisme ont su la détourner à leur profit pour faire de l'Espagne d'alors un véritable paradis perdu du multiculturalisme européen. Face aux partis pris stériles et lieux communs en tout genre, Serafín Fanjul entend dissiper la brume pour "retrouver l'Espagne". Et la réalité historique que son travail restitue est celle d'une péninsule où règnent entre les communautés l'intolérance et le conflit, la souffrance et la violence, bien loin de l'ouverture et de l'apaisement trop souvent soutenus. La minutie de l'argumentation de Fanjul permet ainsi d'entrevoir, à rebours de la représentation habituelle, une Espagne qui a trouvé dans la Reconquista la voie de l'émancipation et de la libération.
Résumé : T'es-tu jamais demandé... Quel était le plus gros dinosaure ? Quel est l'avion le plus rapide jamais construit ? Quelle est la plus haute chute d'eau du monde ? Soulève les rabats et escalade la plus haute montagne, explore les abysses des océans, voyage aux confins du système solaire, et découvre bien d'autres faits étonnants encore.
Une génération d'hommes et de femmes - enfants de la Victoire d'une première guerre, car ils sont nés en 1919 - arrive à la retraite en 1984. Ligériens et ligériennes, tous résident alors en Loire-Atlantique. Du travail attentif et minutieux réalisé par les techniciens de la CRAM, organisme de la Sécurité sociale, pour reconstituer les carrières en vue de la retraite, l'auteure trouve une source originale. Pour porter d'abord un regard de sociologue dans le cadre d'une recherche universitaire et pour offrir aujourd'hui, près de vingt ans après, un regard devenu d'histoire sociale sur la traversée du 20e siècle par ce flux humain. Apparaissent alors : les mouvements de la vie et les vies en mouvement sur cinquante ans de travail. Des vies laborieuses, rythmées par les grands mouvements du capital, de la vie politique, des luttes sociales ; rythmées aussi par les aléas de la vie et de la biographie : le mariage et les naissances pour les femmes, la perte d'un époux, d'un enfant, la perte du travail, la perte de la santé... En ce livre de regards, l'auteure suit ces mouvements, croisant les conjonctures, les devenirs professionnels et les états de vie sur cette longue traversée. A ces figures humaines du coeur au travail, ce travail rend l'hommage du coeur.
Cet ouvrage est un ensemble de témoignages et de réflexions sur la parentalité dans le cadre de l'adoption, écrit par huit femmes dont sept élèvent seules leurs enfants. Adopter un enfant, cet événement extraordinaire, au sens propre du terme, déclenche une explosion de sentiments, bien sûr, mais pose aussi une multitude de questions. Durant plusieurs années, elles ont questionné collectivement leur vécu avec leurs enfants, puis ont décidé d'en faire un livre pour transmettre cette expérience partagée au plus grand nombre. Ces mères ne donnent pas de ficelles, pas de modèle, elles disent leurs émotions, leurs manières de guider leur enfant à travers ses propres questions sur son origine, son abandon et son adoption. Ce livre s'adresse aux parents adoptants, à leur entourage, aux professionnels concernés par l'adoption et à tous ceux et celles qui s'intéressent à la question de la parentalité. Ils trouveront, notamment, des réflexions autour du désir d'être mère, de la question des parents d'origine, de l'accompagnement d'un enfant dans ce double mouvement qu'est l'abandon/adoption. Il dit aussi la force d'un groupe spontané d'échanges entre pairs dans la durée.
Ce livre rassemble des réflexions sur la compétence professionnelle, la relation enseignement-apprentissage et l'étude. Outil de perfectionnement ou de formation, il s'adresse à l'ensemble des enseignantes et enseignants actuels et en devenir.
Un monde du travail toujours plus sélectif laisse souvent sur la touche les jeunes que la vie, en raison de difficultés ou d'échecs répétés, a rendus plus vulnérables. Comment, dès lors, les aider à mobiliser leurs ressources pour qu'ils reprennent confiance en eux et croient, à nouveau, en la possibilité d'apprendre un métier ? Un accompagnement individualisé peut, en fait, contribuer à les soutenir dans la définition et la concrétisation d'un projet de vie. Cet ouvrage est le résultat d'une étude effectuée en Suisse romande auprès de travailleurs sociaux spécialisés dans le domaine de l'insertion sociale et professionnelle. Il recense une quarantaine d'outils utilisés en entretien, ainsi que des propositions de résolution de situations concrètes illustrant les difficultés que rencontrent ces jeunes. Ces différents éléments sont ensuite discutés afin de mieux comprendre les caractéristiques de cette forme d'intervention. Les professionnels actifs dans l'insertion des jeunes adultes trouveront dans ce livre matière à alimenter leur réflexion sur leur propre pratique. Il s'adresse, plus généralement, à toute personne concernée par cette question sociale.
Puis-je vous parler ?..." "Vous avez un peu de temps ?" ... Parler, se dire, est vital pour chacun. On ne se trouve vraiment qu'en parlant à un autre. Parler suppose donc d'être accueilli par quelqu'un qui se rend compte de ce qu'écouter veut dire. Ecouter, c'est se taire, ne pas juger, c'est accepter l'autre tel qu'il est, comme il est, différent de soi, sans pourtant se renier soi-même. C'est permettre à l'autre d'aller aussi loin qu'il veut, qu'il peut, dans l'expression de ce qu'il vit. Intervenir ? Oui, mais comment ? L'écoute ne s'improvise pas. Elle exige d'être réfléchie, travaillée, sans quoi l'autre très vite de parler retombe dans le silence. L'écoute est sans prix pour celui qui la pratique comme pour celui qui en bénéficie. Elle ouvre sur une richesse autre, sur le plaisir de l'échange, de la rencontre.
En adoptant la perspective d'autrui, en formant au sens de l'autre, la culture de l'empathie favorise un climat scolaire non seulement propice aux apprentissages mais également à la pluralité interprétative, seul moyen de se prémunir des risques de positions dogmatiques qui n'envisagent jamais l'autre comme une version possible de soi. Au fil d'une lecture émaillée d'exemples, le lecteur découvre un système de références pédagogiques et théoriques où le corps occupe sa juste place dans la construction du lien aux autres. La première partie de cet ouvrage retrace la genèse d'un questionnement au sujet de l'intérêt d'une éducation - par les corps en mouvement - à l'empathie à l'école. La seconde, plus tournée vers l'action, expose des mises en ?uvre concrètes à l'adresse des adultes qui ont le souci d'une relation pédagogique bienveillante.
Rédigé par des formateurs et des chercheurs ayant participé aux travaux de l'INRP (Institut national de recherche pédagogique, devenu IFE), cet ouvrage retrace l'histoire de la pédagogie et précise son rôle dans les conditions actuelles de l'enseignement et de l'apprentissage. Il tient compte de l'apport des sciences humaines dans la compréhension de l'acte éducatif, de l'actualité des programmes, des nouvelles ressources technologiques et des débats actuels.
Place Marie-Hélène ; Cuvillier Emmanuel ; Espinoza
A partir de 6 ans, l'enfant a besoin de comprendre comment fonctionne le monde qui l'entoure et dont il fait partie. Pour répondre à ce besoin, Maria Montessori a conçu des grands récits scientifiques qui font appel à l'imagination de l'enfant, ainsi que des activités concrètes et des "petites sorties" sur le terrain. Ce guide vous propose le deuxième grand récit, consacré à l'apparition de la vie sur Terre, ainsi que 85 activités à faire à la maison pour comprendre l'évolution des animaux et des plantes, étudier la zoologie, la botanique, et prendre conscience de l'interdépendance de toutes les formes de vie sur notre planète.
Résumé : Encore un ouvrage sur l'évaluation ! Oui, mais un livre résolument tourné vers la pratique et qui prend en compte les élèves non pas pour les distinguer, les classer... les récompenser ou les punir, mais pour leur permettre de mieux apprendre et de se construire en tant que personne ; un livre qui montre que l'évaluation n'est pas la notation mais un travail de tous les instants et un élément essentiel de formation. L'enseignant n'est plus un juge mais un formateur, un éducateur qui ne se sent plus coincé entre les élèves, les parents, l'administration et les programmes, mais qui est en empathie avec ceux qui apprennent. Gérard De Vecchi s'appuie abondamment sur des exemples, et propose de nombreux outils et des démarches pratiques qui permettent de répondre aux demandes officielles tout en conservant comme priorité absolue... l'élève !