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Juste la vie
Sens Jeanne-Marie
UNE ET L AUTRE
22,50 €
Épuisé
EAN :9782357290815
La musique fit un temps partie de ma vie. L'écrit à part entière, puis la photographie prirent le relais. Dire, exprimer, requiert divers langages, la photographie en est un qui appelle à diverses interprétations selon le regard que l'on y porte. Ce livre marque pour moi l'inscription du temps, non par simple effet du souvenir mais par la transposition d'un regard sur l'objet capté qui dévie et prend alors une autre signification. Le temps est impalpable, n'a pas de représentation physique et l'on peut se poser la question de la démonstration photographique pour l'exprimer : ponctuelle, elle traduit directement l'objet dans sa simple ordinarité, je photographie ce que je vois ; détournée, elle emprunte un autre langage, je vois ce que je photographie, et se livre à un envol métaphorique où l'on n'y verra que ce que l'on veut bien y voir, ou y trouver. Au travers des clichés ici présentés, se livre un album à colorier où chacun est libre d'apposer les dérives et les teintes de son choix. " Regarder n'est pas une expérience neutre, c'est une complicité ". J.?M.S.
Se pouvoir-t-il que tranquillement, aujourd'hui, ton yaourt tu le déguster à l'aise Blaise et que demain matin tu être tétaniser comme un con en découvrir que la date fatidique de la péremption être dépasser depuis dix jours. A consommer jusqu'au...
- Oui mais, ça se voit? - Quoi, la repartie? impossible puisqu'elle est repartie. - Tiens, qu'est-ce que je disais, et le voilà reparti! Réponds-moi sérieusement, est-ce que ça se voit le vin qui me monte aux joues? - Tu parles du rouge ou du blanc? - Du noir, ah, cette fois je t'ai bien eu! - Et tu crois que je n'y ai vu que du bleu... - Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir... - De voir la vie en rose?"
Ebréchure, un drôle de mot qui, ici, évoque la déchirure de l'intime. Mais l'intime, dans l'emprunt des sentiments, ne se répercute-t-il pas aussi dans une dimension sociale pointée sous ses aspects de légèreté tout autant que de gravité? Cet ouvrage en fait l'objet, qui en exprime les ambiguïtés ; des bouts d'humeur, des bribes de plaisir, des pans de désarroi. Des scènes de vie. Des mots, tout simplement.
Les années soixante-dix. Un enfant naît dans le tumulte Joyeux de ces "années folles" où pour l'enfant roi qu'il personnifie la vie est synonyme de liberté, sans qu'il lui soit pour autant permis d'y trouver la stabilité et le bonheur souhaités. Dans son adolescence, l'achat, aux Puces, d'un manteau qui, au cours du temps, et jusque dans son âge adulte, perpétue le "doudou" dans les plis duquel il se réfugie afin d'y trouver le réconfort et d'y emmitoufler son mal-être, un manteau qui, à son Image, s'use et se délite jusqu'à la trame, et en vient un jour à perdre, pendouillant et ne tenant plus qu'à un fil, son dernier boulon... Dans ce nouveau roman de Jeanne-Marie Sens les excès des années soixante-dix sont brossés sous un jour implacable. Dans les aller-retour de la vie d'un personnage évoquant le malaise d'une certaine génération, l'auteur aborde le sujet intemporel du trébuchement, qui fait résonner une musique d'autant plus touchante qu'elle n'est étrangère à aucun d'entre nous.