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Pour une éthique de l'inspection
Sénore Dominique
ESF
22,90 €
Épuisé
EAN :9782710114048
Enseigner n'est pas une profession libérale. L'école n'est pas une entreprise. Les parents et les élèves sont en droit d'attendre que L'Etat exerce sur les enseignants un contrôle minimal qui garantisse la qualité du service public d'éducation et le mette à l'abri des pressions de toutes sortes. Pourtant, l'inspection n'a pas très bonne presse et son sens est souvent mal compris. Certains, dans l'enseignement, la considèrent comme un couperet insupportable, d'autres comme une formule complètement artificielle et inefficace. Que peut-elle donc être aujourd'hui ? Comment peut-elle accompagner l'évolution du système éducatif pour garantir une meilleure démocratisation de l'accès aux savoirs ? Dominique Sénore traite de ces questions de manière particulièrement vivante et sans esquiver les problèmes difficiles qui sont posés. Il s'interroge d'abord sur les modèles qui ont dominé dans cette profession, depuis sa création par Guizot en 1835. Il identifie alors l'évolution d'un modèle " charismatique " vers un modèle " techniciste ", où l'inspection, s'appuyant sur la nécessité de mesurer l'efficacité de l'enseignement et la compétence des maîtres, se dote d'outils de contrôle de toutes sortes, de grilles et de " référentiels "... Mais cette évolution n'a pas véritablement changé les choses : à travers plusieurs enquêtes de terrain, l'auteur montre qu'il existe bel et bien encore, entre les enseignants et les inspecteurs, une barrière invisible et, alors que les inspecteurs croient, par exemple, faciliter le travail de l'enseignant, un enseignant sur deux le conteste. Cela, de toute évidence, invite à repenser les principes mêmes de la fonction d'inspection. Pour cela, l'auteur plaide pour une véritable " éthique de l'inspection ", qui pourrait et devrait se traduire par un code de déontologie spécifique à la profession d'inspecteur et à sa formation. Ce code de déontologie s'appuie sur des principes philosophiques, éducatifs et politiques, tout à la fois. Sa mise en œuvre n'est pas une " réforme " supplémentaire ni un ensemble de nouvelles techniques. Il s'agit de se doter d'un véritable référent qui garantisse que les procédures de contrôle au sein du service public d'éducation sont conformes aux finalités de celui-ci : promouvoir une confrontation exigeante et solidaire, un accompagnement sans complaisance, une évaluation qui soit réellement une aide à la progression de tous. Tous les enseignants et formateurs, tous les inspecteurs bien entendu, mais aussi tous les parents, trouveront dans ce livre, sur ce sujet très sensible, des réflexions qui ne pourront pas les laisser indifférents. Car, la qualité de l'école est un sujet de réflexion trop important pour être laissé aux seuls inspecteurs !
Le lecteur est invité à partager les aventures professionnelles de Fred, une remplaçante, appelée dans une école pour quelques jours ou quelques semaines. Description romancée ou fiction réaliste, chacune de ces nouvelles plonge le lecteur dans la réalité quotidienne des professeurs des écoles. Chacun peut accompagner, pour un voyage plein d'humanité, un enseignant supporter inconditionnel de ses élèves, en toutes circonstances!
Découvrir des aventures ancrées dans les paysages, l'histoire et le patrimoine " merveilleux " de la Palestine... Rire avec Châhîn de ses mésaventures... Apprendre avec Dâwoûd à surmonter des obstacles... Amorcer avec Abou l-Housayn une réflexion sur la liberté... Retrouver avec Graine de Grenade des personnages familiers aux contes d'Occident... Jouer ces récits comme la conteuse, Praline Gay-Para... Les récits de ce recueil permettent de caractériser un genre universel, le conte. Les élèves enrichiront ainsi leurs référents culturels, s'entraîneront à la confrontation méthodique des textes, et pourront développer leurs compétences orales par la lecture expressive et le jeu théâtral. En outre, l'appareil pédagogique est suivi d'une interview exclusive de la conteuse Praline Gay-Para.
Développer l'es rit critique des élèves est, pour Gérard De Vecchi, aussi fondamental que leur apprendre à lire, écrire ou à compter. Aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capables de faire le tri dans les informations et d'effectuer les choix pertinents pour le bien de tous. Composante essentielle de notre enseignement, l'esprit critique est, en réalité, l'autre face de l'exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit s'appliquer. Et pourtant, développer une pensée libre n'a rien d'évident. Nombre d'enseignants se trouvent démunis devant l'absence de recul et de réflexion des élèves face aux situations et faits qui leur sont exposés. L'esprit critique, dont il est ici question, vise donc à permettre à tout un chacun d'acquérir des connaissances et de s'émanciper de ses croyances. Dans un seul but, que la vérité nous rende libres ! Découpé en 26 courts chapitres, la nouvelle édition enrichie de Former l'esprit critique se veut un véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien. Etayé de nombreux exemples pratiques, il montre comment les enseignements peuvent entrer dans une démarche mettant en oeuvre l'esprit critique.
Les expériences de "classe inversée" apparaissent aujourd'hui prometteuses. Alors que, dans les "classes traditionnelles", on "fait cours" à l'Ecole avant d'envoyer les élèves "travailler" chez eux, dans les "classes inversées", le professeur propose aux élèves de prendre connaissance d'un exposé enregistré ou d'une séquence illustrée puis les accueille en classe pour répondre à leurs questions et les accompagner dans la réalisation d'exercices ou de projets... On comprend que ce modèle pédagogique soit particulièrement attractif : à l'ère du numérique, au moment où tant de ressources documentaires sont disponibles, le professeur voit ainsi son rôle renouvelé et peut se consacrer pleinement à l'appropriation des connaissances. Mais il ne faut pas, pour autant, basculer dans la naïveté spontanéiste. Prendre connaissance d'une information ou regarder une vidéo pour en tirer quelques enseignements ne vont pas de soi et le risque existe que beaucoup d'élèves n'en profitent guère. De même, interroger le professeur pour mieux comprendre un phénomène, faire un exercice de manière autonome ou travailler en petits groupes pour résoudre un problème ne sont pas des comportements faciles à mettre en oeuvre. Etre intellectuellement actif, s'engager dans un travail et le mener à bien ne se décrète pas, cela se forme. Et, précisément, l'ouvrage d'Alain Taurisson et de Claire Herviou nous montre comment faire. Prenant appui sur des travaux scientifiques éprouvés et des expérimentations solides, présentant les références théoriques nécessaires et donnant de très nombreux exemples d'outils utilisables, les auteurs fondent une véritable "pédagogie de l'activité", garantissant pleinement l'engagement de chaque élève tant dans la prise d'information que dans l'assimilation et le réinvestissement des connaissances. Ils font ainsi de la "classe inversée" une véritable "pédagogie alternative". Au service de la réussite de toutes et tous. Et pour retrouver le bonheur d'enseigner...
Comment mettre les élèves au travail ? Comment préparer la classe ? Comment ramener à la tâche les élèves distraits ou agités ? Comment mettre en place des activités qui fassent réellement apprendre ? Comment réagir à l'agressivité ou à l'insolence de tel ou tel ? Comment et quand évaluer ? Comment aider les élèves en difficulté ? A ce type de questions, ce livre donne des réponses précises et concrètes, et même ce qu'on pourrait appeler des "recettes". Mais faire la classe n'est pas une activité ordinaire qu'on pourrait pratiquer mécaniquement. Il faut faire des choix et se donner des principes. Ce sont eux que Bernard Rey s'attache à éclairer. Il s'adresse ainsi aux enseignants débutants. Mais le livre provoquera aussi la réflexion des maîtres chevronnés. Quant aux parents d'élèves, ils trouveront grâce à lui un accès aux coulisses d'une activité qui concerne, jour après jour, leurs enfants.
Tout enseignant, tout éducateur se doit d'exercer une autorité. Aucun d'entre eux, d'ailleurs, ne souhaite délibérément abdiquer son autorité ! Pour autant, les injonctions à la "restauration" de l'autorité traditionnelle paraissent bien dérisoires dès lors qu'elles ne s'accompagnent ni d'une réflexion sur la nature de cette autorité, ni d'un travail sur les moyens de l'exercer à bon escient. L'ouvrage de Bruno Robbes rompt tout autant avec les lamentations passéistes sur un âge d'or de l'autorité qu'avec les préconisations simplistes sur "la tenue de classe". L'auteur s'efforce, en revanche, de comprendre comment une autorité peut être véritablement éducative. Il souligne la nécessité de dépasser l'opposition entre contrainte et liberté afin de construire des situations où l'élève consent à s'impliquer dans ce qui lui est proposé pour accéder aux savoirs qui lui permettront de s'émanciper. Il montre aussi que cette autorité requiert une éthique professionnelle qui la rend, tout à la fois, légitime et praticable. Mais l'originalité de ce livre tient aussi dans la manière dont il s'appuie sur des situations concrètes qui, de la maternelle au lycée, permettent de comprendre où se situent les problèmes d'autorité, comment les analyser et les surmonter. Grâce à ces situations, où l'on reconnaîtra le quotidien de notre école, le lecteur pourra non seulement identifier les enjeux de l'autorité éducative aujourd'hui, mais aussi voir comment on peut concrètement s'y prendre pour y faire face. Sans dramatiser ni s'épuiser. Et même en trouvant du plaisir à enseigner ! Philippe Meirieu.