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La chair et la pierre. Le corps et la ville dans la civilisation occidentale
Sennett Richard
VERDIER
30,43 €
Épuisé
EAN :9782906229501
La Chair et la pierre est un essai sur l'histoire de la ville vue sous l'angle de l'expérience corporelle : ce qu'on y voit, ce qu'on y entend, ce qu'on y ressent, les lieux où l'on mange, comment on s'habille, on se déplace, on se lave, on fait l'amour, depuis l'Athènes de Périclès jusqu'au New York d'aujourd'hui. Si le corps humain a été choisi ici pour comprendre le passé, le livre est plus qu'un simple catalogue historique de sensations physiques dans l'espace urbain. Mais la civilisation occidentale ayant toujours répugné à reconnaître la dignité et la diversité du corps humain, j'ai cherché à comprendre comment se traduisait cette répugnance dans l'architecture, l'urbanisme et la planification. J'ai écrit ce livre poussé avant tout par un sentiment de perplexité face à un problème de notre époque : la pauvreté sensorielle de la plupart des bâtiments contemporains, et la tristesse, la monotonie, et la stérilité, sur le plan tactile, de l'environnement urbain. Cette pauvreté est d'autant plus saisissante que les temps modernes célèbrent les sensations du corps et la liberté physique. J'ai cru tout d'abord que les causes étaient à rechercher du côté des architectes et des urbanistes, dont les projets auraient quelque part perdu le sens du rapport actif avec le corps humain. Mais en creusant un peu, je me suis aperçu que le problème était plus vaste, et ses origines plus anciennes. " (Richard Sennett)
Résumé : Dans le monde précaire de la flexibilité et du " travail sans qualités ", la question du respect prend de nouveaux visages et s'insinue partout : dans les relations du salarié avec une direction distante et implacable, dans les rapports d'un travailleur social avec un SDF ou un jeune délinquant, ou dans le jeu délicat qui lie un musicien virtuose à son accompagnateur. Puisant dans ses souvenirs d'enfance à Chicago, Richard Sennett, sociologue, romancier et musicien, évoque la vie dans une cité ordinaire et s'efforce de cerner les facteurs qui rendent le respect si difficile. Il souligne ainsi le dilemme auquel se heurte toute réforme de l'Etat-providence : l'inégalité sans désir d'égalité est génératrice de sentiments de dépendance et de honte ; accompagnée d'un désir d'égalité, elle engendre le respect partagé - il ne saurait y avoir de respect que mutuel. Mais comment, dans un monde d'inégalités croissantes, faire en sorte que le respect de soi force aussi le respect des autres ? Tel est aujourd'hui l'enjeu de la " question sociale ". Pour Richard Sennett, il faut renoncer à la politique de la compassion et de son double, la " mentalité d'assisté ", afin de forger de véritables liens, qui ne soient ni d'assistance ni de dépendance, mais de réciprocité.
Ce livre est consacré à un problème très contemporain: le manque d'échanges et d'interaction sociale entre les divers fragments qui composent la mosaïque urbaine. Le Paris d'aujourd'hui est une ville qui doit concilier le local et le global, elle est marquée par une grande diversité ethnique. Dans la description du Paris du XIXe siècle, la différenciation sociale reposait sur la différence de classe. Mais Paris, comme New York ou Londres aujourd'hui, gère ses complexités grâce à un régime d'indifférence sociale, une culture de la dissociation qui exclut ceux qui sont différents. J'avais pensé, pour cette raison, donner à ce livre le titre de Différence et indifférence, mais j'ai finalement préféré La Conscience de l'oeil, pour souligner le rôle joué par l'architecture et l'urbanisme dans ce décalage. Dans les villes modernes, la plus grande part de l'information sociale nous vient par les yeux. Notre société privilégie les images par rapport aux mots; l'oeil est devenu notre organe sociologique. Biographie de l'auteur Né en 1943, Richard Sennett a enseigné les sciences sociales à l'université de New York. Sociologue, il est également romancier et musicien. Il vit actuellement à Londres où il est professeur à la London School of Economics.
Résumé : Poursuivant son analyse des métamorphoses du capitalisme, Richard Sennett se penche, dans ce nouvel essai, sur l'évolution des institutions, des compétences et des formes de consommation par rapport aux aspirations libertaires des années soixante. A l'éclatement des bureaucraties et des contraintes répond désormais la fragmentation de la vie sociale et des êtres humains. Et à la dissociation du pouvoir et de l'autorité, sur un plan politique, correspond, sur un plan économique, la fracture entre la réussite personnelle et le progrès social. En d'autres termes, nous assistons à une véritable dérive non progressiste de la culture néo-capitaliste. Pour autant, Richard Sennett refuse de se réfugier dans la nostalgie et éclaire les trois défis qui s'imposent à l'individu à l'ère de la fragmentation : être capable de se définir à travers de constantes mutations professionnelles et en l'absence d'institutions susceptibles de donner un sens à la vie ; rester à la hauteur dans une société où le talent n'a plus sa place et où les compétences deviennent rapidement obsolètes ; se situer dans les rapports à entretenir avec le passé. Gageant que l'homme ne saurait se construire dans ces conditions, Sennett parie sur une révolte contre cette culture de la superficialité, où le consumérisme tient lieu de politique et les gadgets de mesures sociales.
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.