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L'Economie politique N° 71, juillet 2016 : Peut-on faire l'économie du bonheur ?
Senik Claudia ; Jany-Catrice Florence ; Bréban Lau
ALTER ECO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782352401629
Dans un essai célèbre paru en 1970, l'économiste Albert O. Hirschman distinguait trois stratégies face à une organisation insatisfaisante : la défection (exit), la prise de parole (voice) ou le loyalisme (loyalty). La première est typique de l'acteur économique, tel le consommateur qui se détourne d'un produit, la deuxième relève de la mobilisation politique, quand la troisième exprime l'attachement à l'organisation malgré le mécontentement que celle-ci suscite. Ces trois postures peuvent se combiner. Ainsi, David Cameron a voulu utiliser le référendum (la menace d'exit) pour appuyer les revendications (voice) du Royaume-Uni auprès de ses partenaires européens. Mais il avait mal mesuré à quel point l'attachement des Britanniques à l'Union européenne (loyalty) était faible, et le camp du leave l'a emporté. Cela n'a rien d'étonnant : les Britanniques ont toujours vu l'Union d'abord comme un grand marché, à qui ils reprochent d'outrepasser son rôle. Or la défection est précisément le comportement qui domine sur un marché, parce que les liens d'attachement y sont faibles. Dans son fonctionnement actuel, l'Europe ne paraît laisser le choix aux mécontents qu'entre une défection catastrophique (les Britanniques) et un loyalisme subi (les Grecs). Alors que c'est à travers la prise de parole que les organisations et les institutions s'adaptent et perdurent.
Résumé : La question de l'enfantement connaît actuellement de profondes transformations. Alors que la tendance est au déclin de la natalité dans une grande partie du monde, le désir d'enfant de certains couples hétérosexuels et de même sexe fait appel, en Europe comme en Chine ou en Inde, à des procédures multiplesallant de l'adoption aux innovations technologiques d'aide médicale à la procréation et même de gestation pour autrui. Dans quelles conditions ces projets d'enfantement se réalisent-ils ? Puis, lorsque l'enfant paraît, que sait-on des transformations de la parentalité ? La conciliationavec le travail et ses nouvelles modalités se pose-t-elle encore différemment pour les pères et les mères ? L'autorité parentale est-elle remise en cause ? Et pourquoi la République populaire de Chine essaie-t-elle actuellement de réglementer la parentalité sur un mode " scientifique " ? Les dix contributions originales réunies dans cet ouvrage éclairent ces questions actuelles, à l'aide des outils des sciences sociales. Avec des contributions de : Marie-Caroline Compans, Romain Delès, Lynda Gaudemard, Estelle Herbaut, Renyou Hou, Anne Lambert, Manon Laurent, Mickael Melki, Jean-François Mignot et Marie Trespeuch.
Résumé : Il est communément acquis que la confiance est la vertu élémentaire de toute vie sociale : sans confiance, les conduites de nos semblables seraient imprévisibles et dangereuses, alors qu'elle permet d'anticiper leurs actions et réactions. Mais l'établissement de la confiance repose sur des dispositifs culturels, institutionnels, sociaux et, souvent, imaginaires et religieux. Or, force est de reconnaître que nos sociétés contemporaines sont perturbées par des crises de confiance aux manifestations très diverses : mise en cause des élites politiques, du savoir scientifique et de l'expertise, succès des théories du complot, etc. Dans le même temps, ces crises n'empêchent pas la construction d'autres modalités de la confiance. S'il importe donc d'analyser la manière dont elle est affaiblie, voire détruite, il faut aussi saisir la production continue de la confiance sous des formes nouvelles. Tel est l'objet de cet ouvrage collectif, qui réunit des contributions originales de chercheurs mobilisant nombre de disciplines des sciences humaines et sociales : histoire, anthropologie, psychologie, économie, sociologie, sciences politiques, sciences de la communication... Ces approches plurielles contribuent à éclairer un thème qui embrasse la totalité de la vie des sociétés et peut se décliner en de multiples questions et objets.
La pandémie de covid-19 a suscité une réaction politique particulièrement forte de la part de tous les gouvernements du monde. Elle ne constitue pourtant pas un phénomène inédit, ni par son ampleur ni par sa gravité. La chronique des pandémies connues est longue, depuis la peste noire de 1347 en passant par la grippe espagnole de 1918 et, plus récemment, le sida, le SRAS, Ebola, la dengue, etc. L'équilibre dynamique entre bactéries, virus et humains bascule souvent dans des spirales qui déciment ces derniers. Récurrentes et universelles, les pandémies sont révélatrices des sociétés qu'elles frappent, notamment dans le rapport à la mort et aux morts, la confiance dans la science et le politique, les réactions psychologiques face à l'incertitude et le besoin de scénarios prospectifs pour les gouvernants. C'est ce qu'illustrent les études de cas réunies dans cet ouvrage collectif, dont les éclairages inédits sont issus de différentes sciences sociales et humaines.
Malgré les espoirs nourris par les démocraties après la Seconde Guerre mondiale, malgré la tentative de construire un ordre international fondé sur le multilatéralisme et malgré la dissuasion nucléaire, la guerre ne cesse de se rallumer en de multiples points du monde, y compris aux portes de l'Europe. Depuis 2022, la guerre en Ukraine a réactivé d'anciens débats : rationalité et justification morale de la guerre, nature des interactions stratégiques entre acteurs du conflit, mobilisation de la population civile, légitimité et efficacité des sanctions contre l'agresseur. Elle soulève également de nouvelles questions. Du côté de la Russie, la guerre fait-elle l'objet d'un consensus au sein des élites ? Pour l'Union européenne, est-elle l'occasion d'une cohésion approfondie, à l'image de l'accueil coordonné des réfugiés ukrainiens ? Ce conflit illustre également l'étendue des armes et des cibles de guerre, des plus traditionnelles telles que l'eau aux outils de communication les plus modernes.Les douze contributions réunies dans ce volume abordent ces questionnements à l'aide des outils propres à différentes disciplines des sciences sociales et humaines. La plupart se rapportent à la guerre en Ukraine, mais certaines ramènent le lecteur au Moyen Âge ou à l'Antiquité, tandis que d'autres appréhendent la manière d'écrire l'histoire de la guerre ou de la représenter dans une ?uvre picturale.Table des matières : Introduction, par Claudia SenikI. Morale et rationalité dans la guerre1. Du combat à l'histoire : Howard Zinn, le napalm et Royan, par Ambre IvolLe déclencheur de mémoire : l'usage du napalm dans deux guerres très différentesFaire de l'histoire radicalePrendre la suite : révisions et prolongements historiques2. L'acceptabilité morale des sanctions économiques à l'égard d'un État en guerre : les citoyens de l'Union européenne entre idéalisme moral et réalisme politique, par Christine Noël LemaitreLes sanctions économiques de l'Union européenneL'acceptabilité morale des sanctions et ses déterminantsL'acceptabilité morale des sanctions économiques de l'UE : entre réalisme politique et idéalisme moral3. La Guerre des Juifs contre les Romains en 66-73 était-elle rationnelle ? Par Michaël GirardinL'irrationalité des causes rationnellesLa rationalité des causes irrationnellesLa pluralité des rationalités incompatibles4. Goya, Gros et Géricault face à la guerre : beauté, horreur et vacuité, par Ozvan BottoisFonctions et valeurs de la représentationRésistance et répressionHéroïsme et horreurPensées d'anonymeHorreur et vacuitéII. Russes et Européens dans la guerre en Ukraine5. Les Russes face à la guerre en Ukraine : une épineuse question, par Ekaterina GloriozovaSonder l'insondable : l'opinion publique en contexte autoritaireDécentrer le regard : la contestation à travers les pratiquesL'ambivalence du politique au prisme du qualitatifFaire face à l'incertitude et à la peur : les opinions politiques comme moyen de réassuranceConstruction du consensus et clivage générationnel6. Consolidation du consensus élitaire, dispersion du pouvoir d'État : les conséquences paradoxales de la guerre en Ukraine sur la Russie de Vladimir Poutine, par Victor ViolierLa consistance du consensus politique en situation autoritaireLes structures de force, colonne vertébrale du régime de Vladimir PoutineLe resserrement du pouvoir autour des structures de force et la caporalisation de la frange libérale de l'éliteLa pression des milieux nationalistes : une opposition qui concourt à la radicalisation du champ politique russe dans le contexte de la guerre en UkraineUne recomposition des acteurs au sommet du pouvoir russe et une reconfiguration des frontières de l'ÉtatLes conséquences paradoxales de la guerre en Ukraine sur le consensus des élites et le pouvoir d'État7. Dans la guerre d'Ukraine, l'Union européenne se révèle-t-elle comme l'État des Européens ? Par Sylvain KahnUne approbation nette du soutien à l'UkraineUne satisfaction massive à l'égard de la politique humanitaire et d'accueil, une approbation nette et différenciée du soutien financier et des sanctionsUne approbation majoritaire et différenciée du soutien militaireUn patriotisme européen ?Face à la guerre, une demande d'étaticité européenne8. La protection et l'accueil des exilés de guerre ukrainiens, par Jean-Louis ItenUne protection adaptée à l'urgenceAccélérer la réponse au besoin de protectionFaciliter un accueil satisfaisantUne protection imparfaiteLes limites à court termeLes limites à plus long termeIII. Formes anciennes et modernes de la guerre9. Le chiffrement peut-il sauver des vies ? Les messageries sécurisées et leur infrastructure comme lieux de complémentarité entre la cyberguerre et la guerre conventionnelle : le cas de l'Ukraine, par Francesca MusianiUne perspective de sciences sociales sur le chiffrement et son infrastructureHistoire(s) des dispositifs de communication en temps de guerreMessageries chiffrées, des outils stratégiquesAu-delà du chiffrement : les infrastructures de communication comme outils de survie en temps de guerreLe chiffrement, entre la " guerre pour la gouvernance de l'Internet " et les nouvelles guerres10. L'eau comme arme et cible de guerre : quelle(s) réponse(s) du droit international ? Par Marion LarchéLa révolution juridique portée par le droit international humanitaireLes insuffisances du droit international humanitaireLa difficulté d'engager la responsabilité des auteurs de crimes de guerreQuelles (res)sources pour dépasser les lacunes du droit international humanitaire ?La saisine prometteuse des juridictions de protection des droits de l'homme ?11. La Défense à l'ère du New Public Management, par Violette LarrieuUne mise en oeuvre sans équivoque du New Public Management dans la Défense" Le ministère de la Défense a utilisé vraiment tous les cabinets de conseil de la place "La consolidation d'une élite modernisatrice de la DéfenseUne " modernisation " sous tension12. La ville assiégée ou la militarisation d'une société (France, fin du Moyen Âge), par Laurent VissièreLa ville et son enceinteLa ville et ses défenseursModalités du guet et de la gardeLes limites du systèmeBourgeois militarisésLe rôle des non-combattantsEntretenir le moralLa Fondation pour les sciences socialesLes lauréats 2022 de la Fondation pour les sciences sociales.
Résumé : A peine séchée l'encre de la loi NOTRe, qui redéfinit le périmètre des régions et étoffe leurs compétences, les Français sont appelés en décembre prochain à choisir les nouveaux élus de ces collectivités. Pourtant, on peut parier que les débats de fond portant sur les stratégies proposées et les moyens de leur mise en oeuvre ne seront pas au centre de la campagne électorale. Car l'enjeu majeur de ce scrutin est ailleurs, dans la montée du Front national et sa possible victoire dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Au-delà des spécificités régionales, c'est dans la " France périphérique " croquée par Christophe Guilluy, France du périurbain, des villes petites et moyennes, de la campagne plus ou moins urbanisée, que le FN moissonne les voix. Au contraire, comme le montrent les cartes établies par Jacques Lévy, il est beaucoup moins présent dans les grandes villes. De là à dire que les métropoles sont des concentrations de nantis bien installés dans le train de la mondialisation et le reste du territoire peuplé de laissés pour compte subissant de plein fouet les mutations économiques, il n'y a qu'un pas qu'il ne faut pas franchir : des territoires non métropolitains se portent bien et la désespérance sociale touche aussi les grandes villes. Pourtant, la géographie du vote FN nous envoie un signal qui pose de sérieuses questions sur la dynamique de nos territoires.
(Texte provisoire) Le trimestriel Alternatives Internationales Parce que le monde est l'affaire de tous L'actualité nous le rappelle chaque jour : le monde est devenu global. Toute l'humanité partage le même destin. D'où la nécessité d'un regard renouvelé sur l'international. D'où l'urgence de comprendre le monde dans toute sa complexité. Alternatives Internationales vous propose un regard engagé sur l'actualité de la planète. Il fait appel aux meilleurs spécialistes français et étrangers pour vous aider à saisir le sens des grandes mutations en cours. Convaincu qu'il n'y a pas de fatalité aux injustices mondiales, à la destruction de l'environnement, aux atteintes aux droits de l'homme, il vous suggère aussi des pistes pour agir. POINTS FORTS Tous les trois mois, un outil documentaire indispensable Les données les plus récentes, Les références les plus complètes