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La mort... sereinement.
Sénèque
NATARAJ
18,30 €
Épuisé
EAN :9782911466120
Pensez à la mort ; quiconque dit cela vous porte à penser à la liberté " (Lettre XXVI à Lucilius). Sénèque, né au début de l'ère chrétienne, nous invite, dans ses Lettres à Lucilius, à méditer sur la mort, à l'approcher, l'apprivoiser, bien avant que ce ne soit elle qui s'approche de nous : nous avons tout à gagner en cessant de la craindre et d'en fuir l'idée. Dans un style accessible et direct (il s'agit de lettres, non de traités philosophiques), l'auteur de La vie heureuse répond aux questions graves que posent la douleur causée par la mort des proches, l'euthanasie ou encore le suicide (lui-même se suicida sur ordre de Néron). Il n'apporte pas seulement un apaisement " raisonnable ", mais nous fait entrevoir l'horizon lumineux qui s'ouvre quand on aborde l'idée de la mort avec sérénité. Loin d'être une apologie de la mort, c'est celle de son acceptation par notre intelligence : " Ce qui fait que je jouis de la vie, c'est que je ne me soucie pas de la quitter " (LXI). Et un tel détachement rend la vie meilleure, puisque " une crainte épouvantable de la mort est la source de toutes les misères " (CI). " Le seul bien qui ait de la stabilité se trouve au dedans de l'âme " (XXVII). Pour Sénèque l'au-delà est lumineux : la mort n'est pas un écueil, mais bien le port où nous embarquons pour l'Éternité : " Que direz-vous de cette clarté divine quand vous pénétrerez dans sa source ? " (CI)
4e de couverture : «Une grande partie de la vie s'écoule à mal faire, la plus grande à ne rien faire, la vie tout entière à faire autre chose. Quel homme me citeras-tu qui mette un prix au temps, qui estime la valeur du jour, qui comprenne qu'il meurt chaque jour? Mon cher Lucilius, embrasse toutes les heures.» (Lettre 1) Vivre en accord avec le destin, se défaire du superflu, adopter une attitude digne face à la mort et garder, en toutes circonstances, la tranquillité de l'âme : telles sont les leçons que Sénèque enseigne à son disciple Lucilius au fil de cette correspondance pédagogique. Manuel pratique à l'usage de l'apprenti stoïcien, les Lettres à Lucilius (Ier siècle apr. J.-C.) nous exhortent de changer nos habitudes afin de nous changer nous-mêmes, et d'apprendre à mourir - pour essayer de vivre.
Les écoles philosophiques de l'Antiquité ne sont pas seulement des courants de pensée. Une fois les cours achevés, chacun ne reprend pas de son côté son existence quotidienne, après avoir étudié un moment quelques conceptions purement théoriques. Car les Grecs et les Romains attendent de la philosophie autre chose que le seul partage des idées: une transformation de la vie. Etre heureux, pour les stoïciens, c'est parvenir à s'installer dans la "forteresse de l'âme", selon l'expression de Marc Aurèle.
La peste ravage la ville de Thèbes, royaume d'Odipe et de son épouse Jocaste. Punition divine, car l'assassin du roi Laius, le premier mari de Jocaste, n'a jamais été retrouvé. Odipe décide de mener l'enquête. Mais, victime d'une malédiction - l'oracle de Delphes lui a prédit qu'il tuerait son père et épouserait sa mère -, ne serait-il pas lui-même le responsable des malheurs de Thèbes ? Tableaux sanglants, détails morbides : Sénèque fait de l'histoire d'Odipe une tragédie baroque avant l'heure, mais aussi un traité de stoïcisme en acte, où il s'interroge en philosophe - comment en vient-on à commettre pareilles transgressions ? comment concilier liberté individuelle et fatalité du destin ? Odipe est le héros tragique absolu : monstrueux, excessif mais infiniment digne de pitié.
Peut-on être philosophe dans n'importe quelle société et dans n'importe quelle situation? Ou, plus précisément, peut-on philosopher quand on est l'homme le plus riche de son temps? Peut-on philosopher quand on est pris dans les obligations de la vie sociale? Ces interrogations sont peut-être les avatars d'une question plus fondamentale, celle du rapport de la philosophie au pouvoir politique - question qui ne pouvait manquer de passionner Sénèque, philosophe stoïcien, homme fabuleusement riche et précepteur de l'empereur Néron.Traductions par José Kany - Turpin et Pierre Pellegrin
« Dhammapada La Parole du Bouddha » est le plus célèbre et précieux des ouvrages transmettant la parole du Bouddha. Ces 423 versets contiennent l?essence de l?enseignement du Prince devenu Sage en Inde, au VIe siècle avant Jésus-Christ. Le Bouddha enseigne le moyen de mettre fin à la souffrance par la réalisation de la vacuité du « moi » et du monde. Cette réalisation conduit naturellement au détachement, qui est la clef du nirvâna, le bonheur inaltérable
Présentation de l'éditeur Boèce écrivit ce texte dans une prison romaine peu avant d’y être exécuté. Véritable dialogue avec la sagesse divine, ce texte a imprégné toute la pensée occidentale pendant un millénaire, de Dante à Pétrarque, de Boccace à Saint-Thomas d’Aquin ... Cette oeuvre a été la plus lue pendant le moyen-âge après la Bible et la Règle de Saint-Benoît.
Derrida Jacques ; Cotton Nicholas ; Michaud Ginett
Résumé : Jacques Derrida déploie ici les éléments d'une réflexion profondément originale sur l'inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l'excuse, l'amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède les modalités du "comprendre", de la mémoire et de l'oubli, d'un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une "violente tempête" (Benjamin), l'histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l'épreuve de l'impossible : c'est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l'écart de tout échange et de toute transaction. La trajectoire ainsi dessinée par Derrida tout au long de ce passionnant séminaire passe parla lecture des ouvrages de Jankélévitch sur le pardon et l'imprescriptibilité, de Kant sur le droit de grâce, des textes bibliques et grecs, d'oeuvres littéraires (Shakespeare, Kierkegaard, Baudelaire, Kafka, Rousseau et Augustin), ainsi que par l'analyse de scènes d'aveu et de repentir telles qu'elles se sont multipliées dans l'espace public, en France et ailleurs, à la fin des années quatre-vingt-dix.
Résumé : "Réactionnaire, disent-ils. Le moment m'a donc semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance. Il ne s'agit en aucune façon pour moi de rabattre la connaissance sur la confession et de défendre une vérité purement subjective. Je ne choisis pas, à l'heure des comptes, de me retrancher dans la forteresse imprenable de l'autobiographie. Je joue cartes sur table, je dis d'où je parle, mais je ne dis pas pour autant : "A chacun sa vision des choses". Le vrai que je cherche, encore et toujours, est le vrai du réel : son élucidation reste à mes yeux prioritaire. Cependant, comme l'a écrit Kierkegaard : "Penser est une chose, exister dans ce qu'on pense est autre chose". C'est cet "autre chose" que j'ai voulu mettre au clair en écrivant, une fois n'est pas coutume, à la première personne". Alain Finkielkraut.
Résumé : Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ? Marylin Maeso, jeune philosophe camusienne, y voit un vrai danger. Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux menacent la fluidité des débats et tendent à délégitimer l'adversaire plutôt que d'écouter ses arguments. Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !
Résumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.