Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
J'ai voulu tuer Mário Soares
Sénécal Régis ; Vallade Benoît
DOURO
21,60 €
Épuisé
EAN :9782384062560
Portugal 1974/1975, la révolution des OEillets. Les feuillets que me confie Maria en 1998 narrent de façon succincte une série d'épisodes de sa vie, depuis sa naissance en 1925 à l'aube des années 2000. Etrangement, elle parle assez peu de la période qui se situe pendant la révolution des OEillets, pourtant elle retourne au Portugal entre août 1974 et novembre 1975. Et ce qu'elle en relate dévoile un moment de vie extraordinaire. Les bribes d'informations distillées, témoignent de ce qu'elle est projetée dans le maelström révolutionnaire auprès d'un ami de jeunesse, le leader politique et héros antifasciste Manuel Serra. Elle va en partager intimement les péripéties politiques. Dans cette parenthèse stupéfiante, Maria Portugal, dont le personnage oscille entre faits réels et moments imaginaires, devient l'héroïne de ce roman. Elle va y traverser ce qui fut en Europe le dernier mouvement insurrectionnel où un peuple tente de prendre son destin en main et d'imaginer une autre forme de société. Et si la voie esquissée par la révolution des OEillets était celle que les nations européennes auraient pu prendre ? Le peuple portugais se réveillant après un demi-siècle de dictature a tenté de nous montrer un autre chemin possible. "J'ai voulu tuer Mário Soares" est une fiction qui révèle des aspects insolites de l'après 25 Avril 1974. 2024 en marquera le cinquantième anniversaire.
Le récit raconte comment quelques souvenirs ont modifié le déroulement d'une session de pratique de méditation bouddhiste effectuée au sein d'un groupe dans un temple. Je suis allé me placer le long du cercueil posé sur des tréteaux devant moi. De l'autre côté, vus de face, à trois mètres de là, la famille et quelques amis étaient présents. Il y avait aussi cette étendue des autres tombes tout autour. J'aurais préféré qu'il n'y en ait aucune, que l'on soit les premiers. Et puis voilà, c'est notre tour d'être ici, nous n'y pensons jamais, ou furtivement, et l'on finit par y être. J'ai perdu pied, je me suis retrouvé noyé dans un fatras d'émotions, j'ai bien senti que je n'allais pas pouvoir aligner trois mots. J'ai regardé vers le sol, je me suis dit : je ne suis pas habitué, c'est la première fois qu'elle meurt. J'ai posé une main sur le cercueil, puis aussitôt j'ai regardé les visages devant moi, espérant y trouver un appui. La veille, je m'étais entraîné à affronter cet instant, je m'étais imaginé parler avec aisance et fluidité en prononçant des mots simples et forts.
C'est une évasion à moi, un ailleurs. La poésie d'Eric Costan oscille parfois entre littérature et philosophie, entre méditation et crucifixion, entre ce qui se sait et ce qui refuse de tomber sous le sens, et pire, sous le bon sens" . Jean-François SAMLONG - Ecrivain
JKJE c'est quoi ? C'est le journal d'un journal. Making of me, a dit Brummell, l'arbitre des élégances. Me c'est moi. Making of c'est elle, l'écriture, héroïne du mâle, c'est-à-dire si belle ! Elle va m'entraîner et elle m'entraîne ! Je suis sans cesse en partance... entendez-vous les sssss siffler comme le vent qui m'emporte ? ... Si loin. En grec "loin" se dit télé. Téléspectateur de moi-même. Un moi d'alambic, un je perdu d'alcool. Embarquement pour Cirrhose ! Si belle, si loin, cirrhose et enfin silence. Un silence impossible, car se taire c'est écrire. Ecrire plus que jamais !