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Résistances, insurrections, guérillas. Les Géopolitiques de Brest
Sellin Corentin
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753510203
Résistances et Guérillas sont des mots devenus d'usage tellement courant dans l'actualité que leur évocation paraît ne pas poser de problème de sens. Et pourtant, la redécouverte par la grande puissance militaire américaine depuis le début du XXIe siècle du danger de guerres asymétriques contre des résistances nationales (Irak) ou des guérillas ethno-religieuses (Afghanistan) doit amener une redéfinition de ces concepts. Cette redéfinition est d'autant plus urgente que les guerres contemporaines sont devenues aussi des guerres du sens et de l'image et l'appellation autoproclamée de "résistance" est plus valorisante que celle, disqualifiante, de "terroriste". Ce présent volume, issu de la seconde édition des Géopolitiques de Brest, veut être une étape de cette redéfinition. Pierre Laborie synthétise 30 ans d'historiographie récente de la Résistance en France pour tenter une définition du concept de résistance, tandis que le politiste britannique Simon Murden essaie de reformuler des notions pertinentes d'insurrection et de guérilla dans la guerre globale des Etats-Unis contre le terrorisme. Quant à Aude Signoles, elle étudie le cas duHamas en Palestine pour tracer une ligne de séparation entre résistance et terrorisme. Pour valider ce travail conceptuel, François Marcot et Hugues Tertrais se sont emparés de deux exemples historiques, avec la Résistance en France et le Vietminh en Indochine, ayant utilisé des techniques de guérilla et de lutte armée. Mais qu'advient-il alors des anciens "résistants" ou "guerilleros" une fois le combat politique achevé? L'insertion des résistances dans les sociétés civiles, pendant et après les combats, est précisément au coeur des réflexions contemporaines croisées de David Garibay sur la Colombie et de Brigitte Steinmann sur le Népal.
L'oeuvre de Pieter Bruegel (1525-1569) se prête à une étude poussée jusque dans les moindres détails. Pour la plupart, ses tableaux et ses dessins sont si touffus, si riches en scènes anecdotiques et en personnages que nombre d'éléments ou d'allusions cryptées nous échappent si l'oeuvre n'est appréhendée que dans sa globalité. Comme Patinir, Bosch ou Met de Bles, Bruegel s'inscrit dans la tradition nordique du "paysage monde" (Weltlandschaft) établissant un rapport étroit, en miroir, entre macrocosme et microcosme. Dans ses oeuvres, il y a tant à voir que le regard est impuissant à tout saisir. D'autant que la distance culturelle entre notre monde et celui du XVIe siècle brouille la signification de nombreux détails, comme dans les fameux Jeux d'enfants et Les Proverbes flamands. D'où le recours obligatoire à des spécialistes comme Manfred Sellink pour identifier la signification symboliques ou allégoriques de ses motifs et ses scènes narratives nourris du savoir populaire mais aussi de traditions plus savantes ou encore d'allusions politiques. Bruegel est en outre, grâce à sa formation de miniaturiste, dessinateur et concepteur d'estampes, un maître du détail pictural. L'originalité de cet ouvrage tient aux 180 détails empruntés à différents dessins et tableaux, puis répartis et commentés en 8 chapitres thématiques, à savoir : un regard sur le monde ; des temps mouvementés ; péchés et vertus ; monstres et démons ; instruction et amusement ; drôleries imagées. Ces 8 chapitres suivent à travers l'oeuvre un parcours plus ou moins chronologique. A ses débuts, en effet, Bruegel s'est focalisé sur les paysages, alors que ses oeuvres ultérieures témoignent de sa vision humaniste de l'homme. Cet ouvrage surprendra le spécialiste autant que le simple amateur d'art. Au plaisir des yeux s'ajoute toujours chez Bruegel une stratification intellectuelle qui apparaît surtout dans les détails, ainsi qu'une bonne dose d'humour, qui se manifeste par une approche ironique de l'être humain et de ses faiblesses. Le livre propose aussi une biographie succincte de l'artiste. En outre, toutes les oeuvres auxquelles des détails ont été empruntés sont reproduites en totalité, accompagnées de leurs données techniques. Deuxième volume d'une collection où l'oeuvre d'un maître ancien célèbre est commentée, à partir de détails significatifs, par un historien de l'art et spécialiste réputé. Une chronologie et une reproduction intégrale des oeuvres dont sont tirés les détails figurant en dernière partie.
Les auteurs ont rassemblé ici tout ce que l'étudiant aux prises avec la langue anglaise est supposé savoir ou avoir appris, ce qu'il a oublié ou dont il se souvient à moitié?, les questions qu'il n'ose pas poser et les réponses que, bien souvent, il comprend mal ou interprète à sa façon. Chacun trouvera son compte dans ce livre à feuilleter, à ouvrir au hasard, compagnon indispensable qui suivra le lecteur dans les méandres de la grammaire et les pièges du vocabulaire anglais, du Musée des horreurs rempli des fautes les plus effroyables au Palais de la découverte où est réinventée la langue anglaise avec une imagination débordante, en passant bien sûr par les éternels for, since et ago?
Les psychanalystes savent que le dernier livre de Freud intitulé L'homme Moise et la religion monothéiste n'aurait pas vu le jour si un certain Ernst Sellin 11867-19461 n'avait pas publié en 1922 et en 1927 un ouvrage intitulé Moise et son importance dans l'histoire de la religion israélo-juive. Ils le savent puisque Freud le dit au début de l'intense troisième partie de son oeuvre, la dernière publiée. La traduction du travail de Sellin aurait donc dû se faire depuis longtemps ! Sellin, ce professeur d'ancien testament des facultés de théologie protestante allemandes, enseigna à Vienne au moment même où la psychanalyse, avec la Traumdeutung, y vint au jour. Personne en France, à quelques exceptions près, n'a lu Sellin. Personne ne connaît l'univers dont il a fait partie, un univers d'intenses connaissances culturelles, aussi bien historiques, morales, philosophiques que religieuses. La langue de Sellin n'est certes pas celle d'un romancier : elle n'a pas les agréments ordinaires d'un livre qui se fait aimer pour son style. L'on saisira de ce fait combien il fut difficile de le rendre en français : mais l'on admirera comment un homme en pleine montée de l'hitlérisme osa rejeter de façon claire et nette les théories ariennes, allant jusqu'à traiter ses défenseurs de "derviches glossolallant et bavant" qui faisaient honte aux grands prophètes d'il y a 3000 ans. Sellin. s'appuyant surtout sur l'exégèse d'Osée, ce prophète du VIIIe siècle A C, à la langue hébraïque ardue, a montré comment et pourquoi Moise quitta le monde sans entrer en terre promise, et pourquoi le lieu de sa sépulture est resté inconnu ! L'affirmation freudienne de l'assassinat du père primitif (cf Totem et Tabou) trouva chez Sellin de quoi rendre sa certitude encore plus inébranlable. Comme te Morse de Freud débouche sur les plus profondes réflexions concernant le cancer du Judenhass qui furent écrites jamais, l'on verra comment le livre de Sellin nous mène, à ce sujet vers une contradiction des plus singulières !
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.