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Le cinéma des midinettes. Cinémonde, ses "potineuses" et ses "potineurs" (1946-1967)
Sellier Geneviève
PU MIDI
24,99 €
Épuisé
EAN :9782810712335
Entre 1946 et 1967, la rubrique hebdomadaire de courriers des lecteurs du magazine Cinémonde est le lieu d'expression d'un lectorat jeune, populaire et majoritairement féminin qui utilise le cinéma pour discuter de ses goûts et de ses aspirations. Le cinéma en France après la Libération devient le loisir favori de la jeunesse populaire, et les magazines spécialisés, comme Cinémonde, le plus diffusé d'entre eux, proposent un courrier des lecteurs et lectrices qui, au-delà de sa fonction de fidélisation, construit au cours des années 1950 une communauté de fans cimentée par le goût des acteurs et actrices et l'amour des films comme leçons de vie. Cet ouvrage propose une exploration sur 20 ans de la rubrique hebdomadaire de Cinémonde, intitulée " Potinons ", son évolution au cours de ces deux décennies, sa composition sociologique et genrée, le parcours de quelques " potineuses " et " potineurs ", une analyse des préférences cinéphiliques des courriéristes, très majoritairement féminines, et la réception de quelques films français et hollywoodiens des années 1950 qui ont fait date pour ce public jeune et populaire, et enfin la rencontre avec la Nouvelle Vague au tournant des années 1960. Cette rubrique se révèle en particulier une source sans équivalent pour documenter des formes de cinéphilie féminine et leurs spécificités par rapport à la cinéphilie dominante, quasi exclusivement masculine à l'époque.
Résumé : Danielle Darrieux ou la traversée d'un siècle est un ouvrage collectif qui explore la carrière de l'actrice de 1931 à 2010. Star dès 1935, dans des comédies et des drames, elle incarne une jeune fille rebelle qui finit par rentrer dans le rang. Après Premier Rendez-vous (1941), sommet de sa popularité, elle incarne dans les années 50, une femme intelligente et passionnée dans des chefs-d'oeuvre comme Madame de... Elle relance sa carrière au théâtre (La Robe mauve de Valentine, 1963) et à la télévision (Miss 1979 ; Jalna 1994), et brille dans le cinéma d'auteur de Demy à Ozon.
Les Enfants du paradis est sans doute le film français le plus célèbre. Sa légende a longtemps empêché qu?on l?analyse dans le contexte de son époque : réalisé aux heures les plus sombres de l?Occupation, ce film en deux époques est à la fois un éloge exalté de la richesse des arts de la scène dans la France du XIXe siècle, tous genres confondus, la peinture d?un univers fantasmatique très personnel imaginé conjointement par Jacques Prévert et Marcel Carné, un hommage éblouissant aux plus grands acteurs de l?époque : Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, Pierre Renoir, Maria Casarès, et enfin l?expression d?une résistance morale contre l?Occupant. Geneviève Sellier est Professeure en études cinématographiques à l?Université Michel de Montaigne Bordeaux 3. Elle a publié Jean Grémillon, le cinéma est à vous (Klincsieck) ; La Nouvelle Vague, un cinéma au masculin singulier (CNRS éditions) ; et avec Noël Burch, La Drôle de guerre des sexes du cinéma français 1930-1956 (Armand Colin) et Le cinéma au prisme des rapports de sexe (Vrin). Elle est membre de l?Institut Universitaire de France.
Résumé : Ce livre propose "d'aller plus loin" dans l'analyse de la crise que vit actuellement le "cinéma d'auteur" français. Si les comportements abusifs d'un certain nombre de réalisateurs - qui se posent comme des héritiers de la Nouvelle Vague - remontent souvent aux années 1980-1990 et sont donc prescrits, de nombreux témoignages dénoncent des faits récents et tout porte à croire que les harcèlements et abus sexuels n'ont pas cessé sur les plateaux de tournage. Au-delà des récentes dénonciations, cette crise doit nous amener à nous interroger sur les représentations que propose ce cinéma d'auteur : "A partir de la Nouvelle Vague, la tâche des critiques de cinéma en France consiste à faire l'éloge et l'exégèse des oeuvres, en les référant au génie de leur auteur, dont on analyse le style et les "obsessions", en laissant soigneusement dans l'ombre les déterminations sociales, qu'elles soient de genre, de classe ou de race, qui structurent aussi toute oeuvre artistique". "La liberté de création artistique qui consiste en "la capacité de matérialiser, sans contraintes, une ou plusieurs oeuvres, de formes diverses, dans un domaine artistique" a été réaffirmée en France par la loi du 7 juillet 2016. Elle aboutit à légitimer le fait que l'artiste puisse se placer au-dessus des lois, sous prétexte d'exprimer le caractère "transgressif" de son génie. Dans les faits, cette assimilation du réalisateur de films à un artiste dont il faut protéger la liberté de création a permis à Polanski de continuer à faire des films en France dans un cadre plus que confortable alors qu'il est toujours poursuivi pour agression sexuelle sur mineure aux Etats-Unis". Geneviève Sellier passe au crible des dizaines de films, en féministe et en cinéphile. Cet oeil neuf dénote aussi une volonté de prendre en compte le caractère collectif de la conception et de la production des films distribués dans le circuit commercial : "La "politique des auteurs" que François Truffaut et sa bande des Cahiers du cinéma ont réussi à imposer comme critère exclusif de jugement, est sans doute la plus grande supercherie de l'histoire du cinéma".
Cet ouvrage a pour objectif de préparer les candidats à l'épreuve de linguistique de l'agrégation d'anglais. Il permettra à ceux qui ont déjà suivi une formation en linguistique de mettre à jour leurs connaissances; les autres y trouveront une initiation indispensable et accessible: un rappel des bases grammaticales nécessaires, assorti de références bibliographiques permettant de compléter leurs connaissances, ainsi que l'exposé d'une méthodologie efficace. L'ouvrage propose une mise en oeuvre de cette méthodologie à partir d'exercices conformes aux modalités de l'épreuve (quatorze sujets sont traités, qui couvrent les points essentiels de la grammaire anglaise). Biographie de l'auteur Les trois co-auteurs sont docteurs en linguistique anglaise, enseignent à l'Université, et interviennent dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement CAPES et Agrégation d'anglais. Ils ont été membres du jury de l'agrégation interne d'anglais.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.