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Séries policières
Sellier Geneviève ; Beylot Pierre
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782747573436
Tant à la télévision française qu'à la télévision américaine et de façon bien différente, les séries policières sont devenues l'un des principaux vecteurs de l'inventivité scénaristique, mais aussi un lieu d'expression privilégiée des contradictions sociales et de la recherche de consensus. Issue d'un colloque qui s'est tenu à Bordeaux en 2002, cette, publication aborde cet objet culturel longtemps négligé par l'université française selon des démarches méthodologiques très diverses: approches sémiologiques, narratologiques, culturelles, sociologiques, historiques, esthétiques soumettent tour à tour dès séries policières d'époque et d'origine nationale variées à divers éclairages afin de tenter de mieux comprendre à quoi tiennent leur productivité et leur succès. Pour la commodité de la lecture, nous avons regroupé les textes :autour de quatre grands axes, le premier portant sur les contextes de production et de programmation, le second consacré à l'analyse des dispositifs sériels envisagés selon des approches sémiologiques au sens large, viennent ensuite des approches sociologiques sur la construction des représentations - ce que les chercheurs anglophones regrouperaient sous la bannière des cultural studies et des gender studies - et enfin un dernier ensemble aborde les questions de réception.
Résumé : Ce livre propose "d'aller plus loin" dans l'analyse de la crise que vit actuellement le "cinéma d'auteur" français. Si les comportements abusifs d'un certain nombre de réalisateurs - qui se posent comme des héritiers de la Nouvelle Vague - remontent souvent aux années 1980-1990 et sont donc prescrits, de nombreux témoignages dénoncent des faits récents et tout porte à croire que les harcèlements et abus sexuels n'ont pas cessé sur les plateaux de tournage. Au-delà des récentes dénonciations, cette crise doit nous amener à nous interroger sur les représentations que propose ce cinéma d'auteur : "A partir de la Nouvelle Vague, la tâche des critiques de cinéma en France consiste à faire l'éloge et l'exégèse des oeuvres, en les référant au génie de leur auteur, dont on analyse le style et les "obsessions", en laissant soigneusement dans l'ombre les déterminations sociales, qu'elles soient de genre, de classe ou de race, qui structurent aussi toute oeuvre artistique". "La liberté de création artistique qui consiste en "la capacité de matérialiser, sans contraintes, une ou plusieurs oeuvres, de formes diverses, dans un domaine artistique" a été réaffirmée en France par la loi du 7 juillet 2016. Elle aboutit à légitimer le fait que l'artiste puisse se placer au-dessus des lois, sous prétexte d'exprimer le caractère "transgressif" de son génie. Dans les faits, cette assimilation du réalisateur de films à un artiste dont il faut protéger la liberté de création a permis à Polanski de continuer à faire des films en France dans un cadre plus que confortable alors qu'il est toujours poursuivi pour agression sexuelle sur mineure aux Etats-Unis". Geneviève Sellier passe au crible des dizaines de films, en féministe et en cinéphile. Cet oeil neuf dénote aussi une volonté de prendre en compte le caractère collectif de la conception et de la production des films distribués dans le circuit commercial : "La "politique des auteurs" que François Truffaut et sa bande des Cahiers du cinéma ont réussi à imposer comme critère exclusif de jugement, est sans doute la plus grande supercherie de l'histoire du cinéma".
La Nouvelle Vague du tournant des années 1960 (Chabrol, Truffaut, Godard et les autres) est devenue le modèle de l'art au cinéma, associant la subjectivité du créateur, sa maîtrise sans partage de l'oeuvre et la transgression des normes aussi bien culturelles que morales. Paradoxe apparent, ce cinéma est resté à l'écart des contestations politiques, tout en étant auréolé d'une étiquette de gauche. Mais, à l'époque où il naît, ce nouveau cinéma est d'abord apprécié pour l'authenticité des images de la jeunesse et des rapports amoureux qu'il propose. Dès 1957 s'impose la première star médiatique, B.B, qui exprime le désir d'émancipation sexuelle des filles, question particulièrement brûlante dans un pays qui continue à interdire tout débat sur la contraception et l'avortement. Pourtant, le fait que ces jeunes cinéastes soient quasiment tous des hommes, va peu à peu déplacer l'enjeu de ce renouveau vers une revendication d'autonomie artistique qui évacue les questions de société pour privilégier l'expression de la subjectivité et le culte de la nouveauté formelle. De jeunes acteurs masculins jouent le rôle d'alter ego des cinéastes (Belmondo, Trintignant, Brialy), cependant que les figures féminines incarnent un mélange d'archaïsme et de modernité. Jeanne Moreau, amoureuse éperdue ou femme fatale, la seule vraie star de la Nouvelle Vague, fait face à Brigitte Bardot, icône ambivalente de la culture de masse. Les tentatives isolées de Marguerite Duras et Agnès Varda, pour passionnantes qu'elles soient, n'ont pas suffi à inverser la tendance lourde de ce cinéma d'auteur masculin, dont notre cinéma contemporain est largement héritier. Biographie de l'auteur Geneviève Sellier, agrégée de lettres modernes, professeure à l'université de Caen, a publié notamment Jean Grémillon, le cinéma est à vous (Klincksieck, 1989), Les Enfants du paradis, étude critique (Nathan, 1992) et avec Noël Burch, La Drôle de guerre des sexes du cinéma français 1930-1956 -Nathan, 1996).
Les Enfants du paradis est sans doute le film français le plus célèbre. Sa légende a longtemps empêché qu?on l?analyse dans le contexte de son époque : réalisé aux heures les plus sombres de l?Occupation, ce film en deux époques est à la fois un éloge exalté de la richesse des arts de la scène dans la France du XIXe siècle, tous genres confondus, la peinture d?un univers fantasmatique très personnel imaginé conjointement par Jacques Prévert et Marcel Carné, un hommage éblouissant aux plus grands acteurs de l?époque : Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, Pierre Renoir, Maria Casarès, et enfin l?expression d?une résistance morale contre l?Occupant. Geneviève Sellier est Professeure en études cinématographiques à l?Université Michel de Montaigne Bordeaux 3. Elle a publié Jean Grémillon, le cinéma est à vous (Klincsieck) ; La Nouvelle Vague, un cinéma au masculin singulier (CNRS éditions) ; et avec Noël Burch, La Drôle de guerre des sexes du cinéma français 1930-1956 (Armand Colin) et Le cinéma au prisme des rapports de sexe (Vrin). Elle est membre de l?Institut Universitaire de France.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.