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Architecture et métal en France . 19e-20e siècles
Seitz Frédéric
EHESS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782713210167
Après avoir largement contribué au développement de l'emploi du métal dans l'architecture française pendant la seconde moitié du XIXe siècle, les acteurs du cadre bâti semblent, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, porter un intérêt moindre à ce matériau. Quelles sont les raisons de cette faveur, puis de cet éloignement ? Dans quelle mesure les techniques de construction ont-elles pu encourager ou décourager l'emploi du métal ? Quelles incidences l'enseignement de l'architecture et de la construction a-t-il eues sur le comportement des constructeurs ? Quels ont été les rôles respectifs des sidérurgistes, des architectes, des ingénieurs, celui des entrepreneurs et des maîtres d'ouvrages ? Autour de ces problèmes, quinze personnalités, chercheurs universitaires et professionnels de l'architecture, ont été réunies dans le cadre d'un séminaire de recherche animé par Frédéric Seitz au sein du Centre de Recherches Historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elles ont confronté leurs résultats, leurs hypothèses, leurs interrogations. Leurs travaux et leurs expériences renouvellent notre compréhension d'un moment important. Culturelle, technique, économique, sociale, leur approche plurielle permet de mieux connaître et de mieux comprendre les conditions du développement de l'architecture contemporaine.
Ce livre répond à une question qui a été incomplètement abordée jusqu'à présent : comment la Tour Eiffel, cette tour métallique - donc parée de toutes les imperfections attribuées à l'architecture contemporaine - vilipendée au moment de son édification et longtemps considérée comme provisoire, a-t-elle pu devenir, en un peu plus d'un siècle, le symbole d'une grande capitale européenne ? Les éléments de réponses qui sont présentés ici sont fondés sur l'histoire des strates - techniques, esthétiques, urbaines, architecturales, politiques, institutionnelles - qui se sont superposées depuis 1889 jusqu'à nos jours et qui, ensemble, permettent d'expliquer l'intégration de ce monument dans notre ville capitale.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.