Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une révolution au jour le jour
Segalowicz Zusman ; Weinstock Nathan
INTERFERENCES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782909589350
Né à la fin du XIXe dans une Pologne faisant partie de l'Empire russe, Zusman Segalowicz commence à écrire et à publier en yiddish dès l'âge de 20 ans. Enrôlé dans l'armée russe en 1916, il se retrouve en Russie pendant les deux révolutions de 1917, celle de février et celle d'octobre. De retour en Pologne en 1920, il entamera une carrière d'homme de lettres et de journaliste, puis, pendant la Deuxième Guerre mondiale, émigrera en Israël où il mourra en 1949. Dans ces souvenirs pris sur le vif, Segalowicz décrit de façon à la fois concrète et lyrique des scènes auxquelles il assiste à Moscou, Petrograd, Kiev ou en Crimée, sans aucune considération politique : ce sont des instantanés, des détails cocasses ou tragiques, sur les bouleversements que la Russie connaît pendant la guerre de 14 puis pendant la prise du pouvoir par les bolcheviks. Les manifestations, les palabres, les bains de sang, la vie quotidienne dans un immeuble de Moscou où les gens se barricadent pendant les combats de rues, un noble contraint à déblayer la neige des rues, les palais occupés par des anarchistes ou affectés à des ex-forçats malades, l'exode des Juifs fuyant les pogroms, tout cela est décrit par un observateur sensible à la souffrance des hommes, mais aussi à la poésie de la nature et à l'incongruité de la vie. Le traducteur, Nathan Weinstock, est l'auteur de nombreux travaux sur le mouvement ouvrier juif ainsi que sur les diaristes de la Shoah, d'une anthologie consacrée à la culture yiddish, et de nombreuses traductions.
Avec ce troisième roman, les éditions Interférences poursuivent la publication de l'?uvre secrète et inconnue de l'auteur des Quatre filles du Dr March. Un peintre solitaire qui se consacre corps et âme à son art cherche désespérément un modèle afin de peindre le regard fou de lady Macbeth. Mais le jour où il croise au théâtre une jeune femme dont les yeux le fascinent étrangement, il tombe dans un piège patiemment tissé par une sorcière moderne qui va transformer sa vie... Si Les Yeux de lady Macbeth nous introduit cette fois dans un univers fantastique où les maléfices s'exercent à travers le magnétisme et l'hypnotisme qui ont tant occupé les esprits au XIXe siècle que l'on en trouve des échos tant chez Edgar Poe que chez Dickens, Swedenborg, Gautier ou Villiers de l'Isle-Adam, c'est encore et toujours le même thème que traite ici Louisa May Alcott : celui du pouvoir, de la domination d'un esprit sur un autre. Et une fois de plus, chez cette Alcott obligée de se dissimuler sous des pseudonymes pour échapper aux jugements de sa famille et de la société, ce sont les femmes qui mènent le bal...
Ossorguine Mikhaïl ; Remizov Alexeï ; Tsvétaïeva M
Moscou, 1919. Sur les décombres d'une Russie meurtrie par la guerre civile et la révolution, on brûle les livres pour se chauffer, on les troque contre de la farine et des harengs.A l'instigation de Mikhaïl Ossorguine, journaliste et romancier, une poignée d'intellectuels va pourtant fonder une librairie qui deviendra légendaire.Gardiens des livres passés et à venir, ils recueillent patiemment les débris des bibliothèques éparpillées et pillées, ils diffusent, sous forme de manuscrits enluminés, les livres qui continuent à s'écrire, ils aident poètes, écrivains et philosophes à survivre tant matériellement que moralement, en leur offrant, outre des secours concrets, un refuge contre le prosaïsme d'un quotidien misérable.Deux plaquettes manuscrites d'A. Rémizov et de M. Tsvétaïeva illustrent la curieuse histoire de ces libraires-éditeurs racontée par un bibliophile.
L'or se couvre de rouille, l "acier tombe en poussière, Et le marbre s'effrite. Tout est prêt pour la mort. Ce qui résiste le mieux sur terre, c'est la tristesse, Et ce qui restera, c'est la Parole souveraine. Anna Akhmatova. En Russie, à la fin des années trente, parmi les millions d'innocents arrêtés qui disparaissent dans les cachots et dans les camps, il y a le fils d'Anna Akhmatova, un des grands poètes russes du siècle. Elle compose alors des poèmes qu'elle n'ose même pas confier au papier: des amis sûrs les apprennent par c?ur et, pendant des années, se les récitent régulièrement pour ne pas les oublier. En évoquant sa tragédie personnelle, Akhmatova parle au nom de toutes les victimes, et aussi de toutes les femmes qui, comme elle, ont fait la queue pendant des semaines et des mois devant les prisons. Ses vers" formés des pauvres mots recueillis sur leurs lèvres ", comptent parmi les plus poignants de la littérature russe. Les dizaines de millions de voix étouffées et brisées qui, grâce à elle, traversent l'espace et le temps pour parvenir jusqu'à nous, résonneront encore longtemps dans la mémoire de la Russie."
Résumé : Balayé par les tornades et hanté par la folie, Le Vent est un grand roman sur le Texas écrit par une femme fascinée par la puissance de la nature et par les maladies de l'âme. Dans les années vingt du XXe siècle, Letty Mason, une jeune orpheline, est contrainte de quitter sa Virginie natale pour vivre au Texas chez son cousin, un éleveur de bétail. Au cours du voyage, elle rencontre un riche et séduisant négociant en bestiaux qui lui dépeint le Texas sous des couleurs terrifiantes : un pays rude au climat impitoyable, fouetté par les vents et les tempêtes de sable, peuplé de cow-boys frustes et brutaux. Jeune fille romanesque d'une sensibilité maladive, Letty va devoir affronter un ennemi implacable qui la poursuit comme un spectre surgi du fond d'elle-même: le vent. Publié aux États-Unis en 1925, ce roman suscita à l'époque de violentes controverses, sans doute parce que la vie des pionniers décrite par Dorothy Scarborough n'a pas grand-chose à voir avec les westerns classiques ni avec les lieux-communs sur le rêve américain. Il remporta néanmoins un tel succès qu'il fut adapté au cinéma en 1928 par la Metro Goldwyn Mayer avec pour actrice principale Lillian Gish et pour metteur en scène Victor Sjöström.
Aux XVIe et XVIIe siècles, la monarchie espagnole rayonne dans l'Europe entière par la puissance de ses armées. Par l'étendue de ses possessions, de Manille à Barcelone, de Madrid à Mexico, elle atteint une dimension inégalée. Ses métaux précieux inondent le continent alors que ses chefs-d'oeuvre bouleversent la création artistique avec Don Juan, Don Quichotte ou le Cid. De Charles Quint au siècle d'Or, des Lumières au frémissement révolutionnaire, ce livre retrace l'histoire des royaumes espagnols entre 1516 et 1788. Cette nouvelle édition revue et augmentée analyse les permanences et les transformations ainsi que les pratiques politiques qui préfigurent l'Espagne des XIXe et XXe siècles. Complété par une série de documents, qui proposent méthodes de réflexion et de commentaire, et par des outils (glossaire, chronologie, bibliographie), cet ouvrage permettra à chacun d'acquérir les connaissances nécessaires pour s'orienter avec précision dans l'histoire de l'Espagne.
Écrite entre 1929 et 1932, cette histoire de la révolution russe, oeuvre monumentale, comprend deux tomes, l'un consacré à la révolution de février, l'autre consacré à la révolution d'octobre. Écrit à la demande de son éditeur américain, Charles Boni, cet ouvrage intervient alors que Trotsky avait à peine terminé de rédiger son autobiographie, Ma vie, après avoir été exilé à Prinkipo au début de l'année 1929. Contrôlant la documentation, immense, nécessaire à un tel ouvrage que rassemble son fils aîné Léon Sedov, il recommence cette histoire de la révolution qu'il a connue et dont il a été exclu. En effet, il avait déjà écrit vingt ans auparavant l'histoire de la révolution de 1905 dont il avait été l'un des principaux artisans, présidant le Soviet de Saint-Pétersbourg. C'est probablement le livre le plus important publié sur la Révolution bolchevique par l'un de ses témoins directs, Trotsky tenant ici le rôle d'acteur et d'observateur. En outre, le style de son écriture est ici remarquable ce qui fait de ce livre un classique. --Florent Mazzoleni
Résumé : En culture comme en politique, l'échelle européenne est un effort autant qu'un accomplissement. C'est pourtant bien à cette échelle que cette "brève histoire" entend se situer - avec un récit fait d'éveils nationaux, d'industrialisations, d'urbanisations, d'assemblées délibérantes, de journalistes, d'artistes et d'intellectuels, de culture de masse, de systèmes éducatifs et de droits de la personne. En treize chapitres vigoureux, Emmanuel Loyer fait tourner le kaléidoscope européen, du milieu du XIXe siècle à nos jours, saisissant pratiques et représentations dans leur différentes inscriptions spatiales et sociales, dans leur hybridation entre l'ancien et le nouveau. En filigrane, une réflexion sur la fragilité de la culture européenne : il n'y a pas une culture européenne qui viendrait justifier un destin commun, mais des cultures qui se croisent et se nourrissent, engendrant la sédimentation que nous connaissons aujourd'hui Retracé avec une grande liberté, cet itinéraire permet d'imaginer, pour nous autres, Modernes tardifs du XXIe siècle, un rapport peut-être plus heureux à notre présent.
Pourquoi une telle somme ? Parce que dans cet Orient de l?Europe, où les passés byzantin et ottoman ont lié les vieilles identités religieuses aux nouvelles identités nationales, a éclaté le premier conflit mondial. Parce que les faiblesses économiques héritées de l?histoire ont rendu les structures politiques importées d?Europe occidentale particulièrement vulnérables à la crise de 1929 et à la diffusion de régimes totalitaires dans les années 1930. Parce que géographie et politique expliquent tout à la fois une occupation allemande particulièrement sauvage en Grèce et en Yougoslavie, puis la transformation de la région en un des points chauds de la guerre froide. D?une guerre l?autre, ce deuxième volume conduit le lecteur du refoulement de la puissance turque hors de l?Europe lors des guerres balkaniques de 1912-1913 et de la liquidation d?un hellénisme d?Asie Mineure deux fois millénaire en 1922-1923, à la constitution, notamment à travers la guerre civile en Grèce, des blocs antagonistes à partir de 1947.