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Le tabac Tresniek. 1 CD-ROM
Seethaler Robert - Wespieser Sabine - Boisse Marc-
SIXTRID
23,90 €
Épuisé
EAN :3358950002917
En août 1937, le jeune Franz Huchel quitte ses montagnes de Haute-Autriche pour venir travailler à Vienne avec Otto Tresniek, buraliste unijambiste, bienveillant et caustique, qui ne plaisante pas avec l'éthique de la profession. Au Tabac Tresniek, se mêlent classes populaires et bourgeoisie juive de la Vienne des années trente. Si les rumeurs de la montée du national-socialisme et la lecture assidue de la presse font rapidement l'éducation politique du montagnard mal dégrossi, sa connaissance des femmes, elle, demeure très lacunaire. Ne sachant à quel saint se vouer avec Anezka, la jeune artiste de cabaret dont il est éperdument amoureux, il va chercher conseil auprès du "docteur des fous", Sigmund Freud en personne, client du tabac et grand fumeur de havanes, qui habite à deux pas. Bien qu'âgé et tourmenté par son cancer de la mâchoire, le professeur va finir par céder à l'intérêt tenace que lui témoigne ce garçon du peuple, vif et curieux. Mais les temps ne sont guère propices aux purs et, dès mars 1938, l'Anschluss va mettre un terme brutal à l'apprentissage de Franz et à sa prestigieuse amitié. Otto Tresniek, peu disposé à boycotter sa clientèle juive, s'attire les foudres de la Gestapo, tandis que Freud se résigne à émigrer en Angleterre. Par la grâce d'une langue jubilatoire, d'une intrigue où la tension ne se relâche pas, et de personnages forts et attachants, voici un roman qui se lit d'un trait. L'humour viennois d'Otto Tresniek et de Freud est la politesse du désespoir dans une société déboussolée où ils ne trouvent plus leur place. Pas plus que leur protégé, plein de vie et de poésie, qui tentera pourtant, fidèle à leur enseignement, de nager à contre-courant.
Et ceci, mes chers concitoyens, nous ramène une dernière, toute dernière fois, à mes erreurs : oui, j'ai graissé des pattes, fait de fausses promesses, et probablement un tas d'enfants illégitimes, j'ai menti et j'ai trompé, j'ai été mauvais. En résumé, les amis, j'ai été l'un d'entre vous ! " Que nous diraient les défunts de Paulstadt s'ils pouvaient s'exprimer une dernière fois ? Il suffit de tendre l'oreille pour le savoir. Car dans le cimetière de ce petit village autrichien, leurs voix bruissent. D'anecdotes en confidences, la communauté reprend vie sous nos yeux : le maire, l'institutrice, le curé disparu dans l'incendie de l'église... Au fil de cette chronique tendre et pleine d'humour, c'est le portrait d'une humanité incroyablement attachante qui se dessine.
Bien souvent dans le restant de sa vie, Andreas Egger repensera à ce matin de février dix-neuf cent trente-trois où il a découvert le chevrier Jean des Cornes agonisant sur sa paillasse. Dans une hotte arrimée à son dos, il l'a porté au village, sur un sentier de montagne de plus de trois kilomètres enfoui sous la neige. Pour se remettre d'aplomb après cette course hallucinée, il fait halte à l'auberge : quand le corsage de Marie, la jeune femme qui lui sert son schnaps, effleure son bras, une petite douleur l'envahit tout entier. Andreas Egger a déjà trente-cinq ans alors, et il a construit sa vie tout seul : orphelin, il a été recueilli à quatre ans par une brute dont les coups l'ont rendu boiteux. Malgré cela, comme il le dit à Marie au moment de lui demander sa main : un homme doit " élever son regard, pour voir plus loin que son petit bout de terre, le plus loin possible. " Aussi prend-il part à l'aventure des téléphériques, qui vont ouvrir sa vallée à la modernité, avant d'être envoyé sur le front de l'Est, dans les montagnes du Caucase. A son retour, " le maire n'est plus nazi, à la place des croix gammées les géraniums ornent de nouveau les fenêtres des maisons " et les étables vidées de leurs bêtes abritent les skis des touristes. Pris par la force visuelle de certaines scènes - la déclaration d'amour à Marie est un morceau d'anthologie , et par une langue sobre et rythmée où chaque mot est pesé, on ne lâche pas ce saisissant portrait d'un homme ordinaire, devenu bouleversant parce qu'il ne se donne d'autre choix que d'avancer.
Résumé : "Une andouille sans cervelle, voilà ce qu'il était. Gustav Mahler était une andouille décérébrée qui risquait le bonheur et la vie de ce qu'il avait de plus cher pour quelques minutes de barbotage". 1911. A cinquante ans, Gustav Mahler est un compositeur adulé et le chef d'orchestre le plus réputé de son temps. Mais dans l'intimité, ce génie caractériel se révèle être un père aussi dévoué que tourmenté, un homme à la santé fragile qui chérit son bonheur et l'amour de son épouse Alma. Au fil de ses souvenirs - sa journée avec Freud, la décennie mouvementée pendant laquelle il a dirigé et réformé l'Opéra de Vienne, son passage désastreux dans l'atelier de Rodin -, ce roman restitue le coeur battant de la vie de l'un des derniers prodiges de la musique.
Résumé : Sur le pont du paquebot qui le ramène en Europe après une ultime saison à New York, Gustav Mahler laisse dériver ses pensées. A cinquante ans, il est un compositeur adulé et le chef d'orchestre le plus réputé de son temps, mais son corps souffrant lui rappelle que la fin est proche. Emmitouflé dans une épaisse couverture, l'?il rivé sur la mer grise, son esprit dévide des souvenirs, surgis à la faveur d'une sensation fugace ? le cri d'une mouette, l'ombre d'un nuage? Robert Seethaler excelle à suggérer en quelques traits le pur bonheur des étés à la montagne, tout comme, dans un registre bien différent, la décennie pendant laquelle Mahler a réformé et dirigé l'Opéra de Vienne. L'amour tourmenté du musicien pour sa femme Alma, son chagrin à la mort de sa fille aînée et, bien sûr, la haute conception de son art traversent ce texte aussi bref que profond. Sans la moindre emphase, l'écrivain restitue la légendaire exigence du maître, bourreau de travail malgré sa faible constitution, de même que sa quête permanente de la beauté. C'est sans doute de son apparente simplicité que cet intense roman tire sa force. Les rares mots échangés face à l'océan entre l'illustre passager et le jeune garçon de cabine chargé de veiller à son bien-être sont à cet égard exemplaires. Portrait tout en intériorité d'un artiste dont le génie ne s'est jamais tari, Le Dernier Mouvement est également une poignante méditation sur la puissance de la création.
La" biographie de Mussolini. Un événement historique et littéraire. "Ce livre n'est ni une biographie au sens strict de Mussolini ni une histoire du fascisme italien mais la première tentative - et pas seulement en France - d'essayer de dévoiler le "mystère" d'un personnage qui ne ressemble véritablement à aucun des dictateurs, de droite ou de gauche, au XXe siècle mais qui, d'une certaine mesure, les résume tous, de Lénine à Castro". (M. Serra) Homme et leader politique extrêmement complexe, pétri de contradictions, puisant ses modèles chez Napoléon puis César avant d'être fasciné par Hitler, le Duce peut donner l'image d'un comédien tragique au sens nietzschéen du terme, et d'un révolutionnaire manqué. Il a pourtant modernisé son pays et fasciné l'Europe avant de sombrer dans la déchéance et les haines d'une guerre civile prenant la relève de la guerre mondiale. Maurizio Serra raconte ce destin sinueux et passionnant sur la base d'une documentation impeccable, dans un style fluide qui s'inscrit dans la filiation d'Italo Svevo et a fait la réputation de ses magistrales biographies de Malaparte ou d'Annunzio. Un très grand livre appelé à faire date.
Véritable petit guide pratique écrit en 1928 par le neveu américain de Sigmund Freud, ce livre expose cyniquement et sans détour les grands principes de la manipulation mentale de masse ou de ce que Bernays appelait la " fabrique du consentement ". Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des " démocraties de marché ", ces questions se confondent. Bernays assume pleinement ce constat : les choix des masses étant déterminants, ceux qui parviendront à les influencer détiendront réellement le pouvoir. La démocratie moderne implique une nouvelle forme de gouvernement, invisible : la propagande. Loin d'en faire la critique, l'auteur se propose d'en perfectionner et d'en systématiser les techniques, à partir des acquis de la psychanalyse. Un document édifiant où l'on apprend que la propagande politique au XXe siècle n'est pas née dans les régimes totalitaires, mais au coeur même de la démocratie libérale américaine.
Un grand classique de la littérature "Je dédie ce livre au rocher d'hospitalité et de liberté, à ce coin de vieille terre normande où vit le noble petit peuple de la mer, à l'île de Guer nesey, sévère et douce, mon asile actuel, mon tombeau probable". Victor Hugo Mess Lethierry est propriétaire de La Durande, un bateau à vapeur échoué sur un écueil par la machination criminelle de son capitaine, le sieur Clubin. Fou de rage à l'idée de perdre le moteur révolutionnaire de son steamer, Lethierry promet de donner la main de sa nièce Déruchette à celui qui récupérera la machine dans l'épave au large de Guernesey. Gilliatt, pêcheur robuste et rêveur, mais surtout épris de Déruchette, accepte le défi.
A Anduze, entre vignes et garrigue, Damien et Marion ont fait du domaine de Val Fleuri leur terrain de jeu, puis le décor de leur amour naissant. Loin du regard réprobateur de leurs parents... En effet, lui est l'héritier désigné des Ferrière, issu d'une longue lignée de fabricants de céramique d'Uzès ; elle, la fille des métayers Chassagne. Des découvertes vont sceller l'avenir du domaine et de ses habitants, dont celle, en 1933, d'une terre argileuse rouge, que le père de Damien a l'idée d'utiliser pour créer des vases horticoles. Ainsi naît la poterie de Val Fleuri. Des années 1930 aux années 1960, les destins des familles Chassagne et Ferrière vont se déployer, s'entrecroiser, noués par les liens du sang et de l'amour. Mais aussi frappés d'un lourd secret...