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Sociétés contemporaines N° 113, 2019 : Dirigeants de presse
Sedel Julie
SCIENCES PO
19,00 €
Épuisé
EAN :9782724636116
Corporation peu étudiée par la sociologie, les patrons des médias ne l'ont été que lorsqu'ils étaient d'anciens journalistes à forte notoriété. Julie Sedel, qui dirige ce dossier, propose de considérer le management des médias comme un "espace carrefour" entre des univers pas toujours sécants. Décrivant finement les trajectoires des dirigeants des organes de presse, elle montre que le profil du journaliste sorti du rang est supplanté par celui l'entrepreneur managérial issu de l'entreprise privée ou de la haute fonction publique. L'observation, par Ivan Chupin, des transformations qu'a connues le fameux Centre de formation et de perfectionnement des journalistes, CFPJ, confirme l'hypothèse de l'avènement d'un modèle entrepreneurial des métiers du journalisme. Enfin, l'entretien avec le sociologue américain des médias Rodney Benson, conduit par Eric Darras, discute et relativise le processus de concentration des médias aux Etats-Unis, tout en évoquant la situation européenne. Hors dossier, l'article de Haude Rivoal interroge les représentations professionnelles associées à la masculinité et à la virilité dans les métiers de la logistique à partir d'une étude de cas, et celui de Véronique Marchand analyse le rôle du rire et de la plaisanterie comme modalités principales de communication par les commerçants des marchés de Roubaix pour montrer que le rire sert de médiation dans les rapports de pouvoirs.
Ce témoignage exceptionnel d'un grand mandarin procède tout à la fois d'une vision humaniste de la médecine et d'un réquisitoire accablant contre les nombreux dysfonctionnements de l'hôpital public. Le professeur Sedel dénonce l'accumulation de règles et de procédures souvent absurdes, à travers une succession d'histoires vécues, loin des clichés des séries télévisées: anesthésistes fixant d'autorité leurs horaires, anatomie négligée, absence de brancardier pour conduire un patient au bloc. Quant au "principe de précaution", la crainte des poursuites judiciaires a désormais remplacé celle de mal faire! Au-delà du document, c'est notre système de santé tout entier qui est ici mis en cause. Pour conserver l'excellent niveau de la chirurgie française, garantir l'égalité d'accès aux soins et éviter que les secteurs de pointe tombent dans l'escarcelle de purs et durs financiers, il suffirait pourtant de peu de choses. Biographie de l'auteur Chef de service de chirurgie d'orthopédie-traumatologie à l'hôpital Lariboisière à Paris, professeur à l'université Paris-VII et directeur de recherches au CNRS, le professeur Laurent Sedel est un spécialiste de la prothèse de la hanche, de renommée internationale.
Biographie de l'auteur Chef du service de chirurgie orthopédique de lhôpital Lariboisière à Paris, directeur de recherche au CNRS, ancien conseiller du ministre de la Santé Bernard Kouchner, Laurent Sedel est un spécialiste de réputation internationale. Il a publié Chirurgien au bord de la crise de nerfs aux éditions Albin Michel en 2008.
60 fiches, 10 cartes, des textes commentés. Chaque partie est introduite par une problématique, une chronologie, les mots-clés. Cartes, encadrés, biographies, textes fondamentaux et fiches de méthode apportent les outils essentiels aux étudiants.
Dans les espaces politiques civilisés de nos Etats parlementaires, les conflits politiques et les revendications ne prennent plus de formes violentes mais passent par l'usage de discours politiques contrôlés au sein d'un espace public institutionnalisé. Grève, mouvement social, opposition d'un groupe à une réforme du gouvernement, construction d'un problème public, demande d'une extension des prestations sociales : les occasions sont nombreuses au cours desquelles les différents protagonistes du jeu politique cherchent à convaincre les journalistes du bien-fondé de leur point de vue. Les interventions de groupes nouveaux - les représentants des "banlieues", ceux des victimes de l'explosion de AZF- s'entremêlent dans le récit journalistique de l'actualité avec les déclarations des porte-paroles d'organisations syndicales ou professionnelles plus institutionnalisés - CGT, MEDEF, Greenpeace, etc. - pour dessiner une arène publique dans laquelle l'action du gouvernement est discutée et réorientée continûment en fonction des rapports de force qui y sont construits. Aussi la tentation est forte pour les journalistes ou les analystes de considérer que la qualité des porte-paroles joue un rôle décisif dans le résultat final des interactions conflictuelles du jeu politique. Le talent d'Augustin Legrand ou celui d'Harlem Désir n'est-il pas à l'origine de la capacité des mouvements qu'ils représentaient d'obtenir la prise en compte des intérêts qu'ils défendent ? Au contraire, l'incapacité des pilotes d'Air France de défendre leurs intérêts lors de leur grève de 2014 n'a-t-elle pas pour cause les difficultés qu'ils ont eu d'avoir un porte-parole constant, disponible, ajusté aux contraintes des rédactions audiovisuelles et capable d'unifier aux yeux des journalistes les interventions des syndicats de pilote ? En ce sens, les rapports de force induits par les mouvements sociaux ne seraient plus véritablement matériels ou directs - le blocage des trains lors d'une grève empêchant la circulation des marchandises et des voyageurs et contraignant le gouvernement à négocier ; la paralysie de grèves de Mai 68 ne pouvant être levée qu'à travers les négociations de Grenelle - mais plutôt symbolique : l'important est que le mouvement apparaisse aux journalistes justifié et acceptable, l'éditorialisation positive ou négative des rédactions conduisant à la production de sondages susceptibles de conforter le gouvernement ou de l'obliger à infléchir ses orientations. Cependant, n'est-il pas excessif de faire de la parole des différents groupes et de la qualité inégale de leurs interventions un facteur décisif de la définition des priorités du gouvernement ? A travers les contributions de chercheur en sociologie et en sciences politiques, cet ouvrage se propose d'y répondre.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.