Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Stratégie culturelle de la France en Afrique. L'enseignement colonial, 1817-1960
Seck Papa-Ibrahima
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782738414199
Comment la France a utilisé son modèle d'école laïque et républicaine pour coloniser l'Afrique ? La volonté d'indépendance des peuples africains n'a-t-elle pas été une réaction contre le modèle culturel éducatif français ? La crise actuelle de l'enseignement en Afrique s'expliquerait-elle par un mauvais usage de l'héritage scolaire colonial ? Autant de questions parmi d'autres auxquelles répond Papa Ibrahima Seck. Fruit d'une recherche patiente et d'une réflexion profonde, cet ouvrage projette un éclairage nouveau, solide et instructif sur la stratégie coloniale d'influence culturelle de la France en Afrique. Son originalité est non seulement de démontrer l'existence de cette stratégie mais, à partir d'éléments pertinents de la re-situer, de l'identifier et d'en évaluer les résultats. Cette stratégie cohérente et efficace, repose sur un cadre permanent de principes judicieusement choisis et suffisamment adaptables aux circonstances. Elle a permis à la politique coloniale d'imprimer sur les Africains des modes de pensée et de comportement aussi subtils que profonds et durables, ce qui fait poser à l'auteur l'équation : COLONISATION = CANALISATION. Cet ouvrage, didactique, avance des éléments de méthode et de doctrine en épistémologie de la stratégie ; ayant un objectif sociopolitique, il préconise des propositions-cadres pour l'élaboration d'une nouvelle stratégie d'éducation seule capable d'apporter une solution à la crise actuelle de l'école africaine.
Sans la bénédiction de sa mère, Ndèye Guèye la Dakaroise partit un beau jour pour Reppoo, un village perdu au fin fond de la brousse. Le voyage fut long et difficile compte tenu de l'état désastreux des routes et des pistes impraticables, mais aussi des multiples obstacles naturels. Dès l'arrivée, le cérémonial du baptême est évacué, notamment le contentieux jamais vidé des femmes dans les baptêmes (les échanges de cadeaux), et il fallut repartir avant la nuit. Mais le retour s'avéra plus difficile encore dans la forêt malgré une petite éclipse dans un certain village providentiel. Après le village, le véhicule fut victime d'une attaque de faquins et les passagers conduits en captivité dans le labyrinthe des cavernes... Aminata SeckGuèye est une belle plume. Son écriture dénote une certaine maîtrise de la langue, mais aussi l'art d'écrire. Dès lors pas d'académisme de façade, point de pédanterie. Facile à lire, le texte est méticuleux, la pensée alerte.
Hanne Papa Meïssa ; Seck Cheikh Makhfousse ; Hanne
Ce livre nous fait entrer de plain-pied dans la vie quotidienne des paysans et paysannes des rizières des bords du fleuve Sénégal depuis les années 1980. Les auteurs, tous deux instituteurs, engagent avec leurs élèves, dans l'esprit du pédagogue français Célestin Freinet (1896-1966), une dynamique coopérative qui déborde largement le cadre scolaire. Malgré les difficultés socio-économiques de leur environnement et les effectifs pléthoriques de leurs classes, les auteurs et leurs élèves s'allient aux villageois pour améliorer l'existence collective, à Diawar puis à Ricotte.
Jeune diplômée d'une prestigieuse école de mode et design, Lia est engagée comme styliste-créatrice dans une grande maison de haute couture ; le succès est au rendez-vous. Salim est le fondateur d'AIDE, importante organisation humanitaire très connue pour ses actions en cas de catastrophe naturelle, de guerre, d'épidémie, de famine et pour ses combats en faveur des droits de l'Homme. Charlotte SECK raconte avec émotion et tolérance une histoire où la rencontre entre le milieu de l'humanitaire et l'univers luxueux de la mode se révèle instructive et touchante.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.