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Tony Duvert. L'enfant silencieux
Sebhan Gilles
DENOEL
14,20 €
Épuisé
EAN :9782207101230
Le 20 août 2008, dans une petite maison du Loir-et-Cher, on découvre le corps d'un homme, mort depuis plus d'un mois. A l'automne 1973, un jeune et brillant écrivain obtient le prix Médicis. C'est un des grands espoirs des Editions de Minuit. Il représente une certaine parole sur l'enfance, une parole de transgression. Trente-cinq ans plus tard, c'est son corps qui sera retrouvé par les gendarmes. Cet homme s'appelle Tony Duvert. Entre ces deux moments, que s'est-il passé ? Que cache le silence d'un homme reclus en lui-même ? En menant l'enquête, Gilles Sebhan a voulu comprendre comment un grand auteur en arrive à se taire, et son ?uvre à être occultée. Il a rencontré ceux qui ont côtoyé l'écrivain et nous livre ici un portrait biographique, qui est aussi un hommage au " saint patron de la révolte impossible "
Gilles Sebhan revient sur la vie de Tony Duvert, composée d'éléments entièrement inédits : le témoignage du frère de Duvert, ainsi que celui de son meilleur ami, et des lettres de Duvert lui-même, évoquant son face à face final avec sa mère, dans la maison familiale où il s'était réfugié. Retour à Duvert éclaire le destin hors du commun d'un écrivain. A travers lui, c'est l'histoire d'une époque et de ses intellectuels qui se donne à lire, ainsi qu'une traversée des relations complexes qu'y entretiennent le désir et la loi. Pour redécouvrir l'écrivain et l'auteur subversif dont les essais pédophiles lui vaudront de rejoindre l'enfer des bibliothèques.
Un homme est retrouvé mort dans la cabine d'un sex-shop. De lui, on ne sait que son surnom de Salamandre et son obsession pour quelques garçons prostitués. Qui était-il? De quel passé ténébreux son meurtre est-il la conséquence? A travers son journal intime, se dévoilent peu à peu les secrets d'une vie.«Donnez-moi mon tapin quotidien» ou «La Messe à l'envers de Gilles Sebhan». Cachez Sebhan que je ne saurais voir?! Mais non, au contraire montrez-le, affichez-le, exhibez-le, bref éditez-le?!Et c'est ce que fait le Dilettante en publiant cette délectablement sulfureuse, donc hautement sebhanienne, Salamandre. Romancier des amours mâles, tous âges et saveurs confondus, biographe de Tony Duvert et de Jean Genet, Sebhan nous livre là les étapes d'une méthodique descente aux enfers, celle d'un enseignant-poète dont on suit la geste sexuelle et la mort programmée. Ouverture dans un lycée chic du Maroc, à Casablanca, où il rencontre Mouloud, l'amour de sa vie, où un jeune Didier en fait sa chose et sa victime, l'enferrant dans une affaire criminelle grave, passage par la prison puis piaule à Barbès et backrooms de la rue Saint-Denis où le diable lui offre son tapin quotidien, qu'il soit jeune Dracula bulgare ou Rom d'aventure. Stations d'une passion qui ne s'enchaînent pas mécaniquement mais forment crescendo les notes d'une vie vécue comme la vrille éperdue d'une vocalise charnelle à perdre haleine, jusqu'au dernier souffle et ultime couteau. Salamandre ou l'autocombustion lente au brasier noir du désir.Gilles Sebhan est né à l'orée des années 70. Il ne désespère pas de voir revenir l'esprit de ce temps. Ses oeuvres abordent sans prudence la sexualité sacrificielle, les arrière-fonds de la ville et les rêves troubles de l'enfance. Il n'aime pas le confort dans les livres.
Plus je les aime, plus je les tue, répète le meurtrier. Pourquoi s'acharne-t-il à appeler tous les hommes Mansour avant de leur ôter la vie? Pourquoi ces meurtres, conçus comme des improvisations musicales au rythme obsédant de la derbouka? Peu à peu se dévoilent les raisons de cette errance nocturne qui mène jusqu'au secret du père. Autoportrait d'un monstre, Fête des pères est aussi le miroir d'une fêlure contemporaine.
Gilles Sebhan, après deux essais consacrés respectivement à Tony Duvert et Jean Genet (Denoël 2010), renoue ici avec le roman. C'est l'occasion pour l'auteur de revenir avec humour sur sa formation et de retracer une époque singulière.
Résumé : Il y a plus d'un siècle, dans les Endlands, le Diable s'est réveillé. Il a causé des ravages dans la vallée, décimant hommes et troupeaux. Alors, de génération en génération, les fermiers de ce coin perdu du nord de l'Angleterre lui tendent tous les ans un piège, le jour de la transhumance, en l'attirant avec des vins et des chansons. Ce rituel est devenu une fête adorée des enfants, célébrée par superstition. Mais cette année, alors que le Jour du Diable approche, les incidents s'enchaînent et les vieilles rancoeurs et légendes du passé s'exacerbent. Et si le Diable était de retour dans la vallée ? Une atmosphère glaçante qui nous entraîne au coeur de la lande et de ses superstitions pour nous jeter entre les griffes du Diable en personne.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Résumé : Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L'Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.