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Lire Murakami. Une esthétique de l'anamorphose
Sébastien Marie-Paule
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782343237176
Haruki Murakami passionne de nombreux lecteurs dans le monde entier. Au-delà des différences de langues et de cultures, on le lit pour le plaisir, sans nécessairement s'interroger sur les raisons d'une telle unanime reconnaissance. En Europe, on croit parfois l'expliquer par la psychanalyse, ou bien on convoque des genres (la science-fiction, le fantastique, le réalisme poétique), ou encore on allègue un goût enfantin de la magie. Ces interprétations toutes faites laissent échapper, on le sent bien, l'originalité d'une oeuvre puissante, constamment renouvelée. Oeuvre une par sa fidélité créatrice à sa veine romanesque, et multiple par des histoires et des personnages, étranges, banals ou surprenants qui emportent immédiatement l'adhésion du lecteur. Murakami parvient à installer une vraisemblance défiant la commune raison, multiplie les paradoxes et joue de l'éclectisme. Cet art du grand romancier, qui paraît spontané, repose sur une architecture sous-jacente audacieuse et parfaitement maîtrisée. C'est l'enjeu de cet essai que d'essayer d'approcher sa richesse logique, sa densité mythique et, surtout peut-être, son exubérance de rythmes et d'intensités.
L'écriture théâtrale de Bernard-Marie Koltès instaure un espace réel : espace si naturel que les créatures en émanent comme les oiseaux du ciel, les poissons de la mer et les fidèles de la mosquée ou de l'église. Cet essai forge. pour comprendre une telle métamorphose de la ligne écrite en espace théâtral, le terme de théâtrème sur le modèle du " mythème " de Lévi-Strauss. Il tente ensuite d'expliquer comment une ?uvre aussi construite, précise et réflexive, peut plaire, produire des émotions, des reconnaissances. Comment Bernard-Marie Koltès fait-il une réalité, celle des êtres et des choses mêmes, avec des signes ? Quelles sont les clefs de la transformation ? Le secret ne résiderait-il pas dans l'installation de la sensibilité par le biais du " motif ", au sens où Cézanne peignant la Sainte Victoire ne peint pas une montagne. Mais répète de façon lancinante l'excessive présence de ce qui est.
Un ouvrage pour apprendre les fondamentaux de la comptabilité enseignés en IUT et réussir sa première année de Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) > Un cours progressif et exhaustif largement illustré > Des exercices d'application > Valorisation des compétences attendues par les nouveaux programmes > Mise en avant de situations d'apprentissages et d'évaluations (SAE)
Comme le titre le suggère, l'ouvrage dans son ensemble interroge les "âpédagogies de l'engagement" . A un premier niveau, il s'agit de comprendre quels dispositifs pédagogiques sont déployés par les "âencadrants" , animateurs et responsables de structures, pour favoriser l'engagement des jeunes. Il faut cependant préciser cette première définition, qui ne rend que très partiellement compte des démarches mises en Åuvre par les professionnels des centres sociaux. La pédagogie de l'engagement réside dans les pratiques quotidiennes, bien sûr, mais aussi dans les modèles d'encadrement privilégiés par les directeurs⦠dans la manière dont des équipes déjà engagées dans des dispositifs "différents" motivent les collègues d'autres centres à les rejoindre⦠dans la manière dont la fédération se mobilise au service de ces projets, et fait évoluer ses fonctionnements pour les favoriser⦠dans le travail d'essaimage, au sein des centres sociaux d'autres régions et dans le monde de l'animation.
Les romans de Henry James n'ont qu'un sujet : le mariage, La création artistique, la culture, l'éducation, le voyage, la mentalité américaine sont subordonnés à ce noeud de l'existence et du signe. Loin de faire du mariage le produit d'une époque, James voit en lui "l'essence de la situation", le signe décisif de l'intelligibilité du temps. Les catégories de Ch.IS. Peirce donnent ici les clés d'une interprétation socio-sémiotique à partir de laquelle le mariage cesse d'être un événement ou un principe d'organisation de l'économie et de la parenté pour se révéler la qualité première, l'expérience intégrale d'une existence, restituables seulement par la création littéraire.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.